Marxisme

  • Rosa Luxemburg : À l’école du socialisme (Œuvres complètes - tome II)

    Critique Sociale 11 novembre 2012

    Ce recueil de textes (*) de Rosa Luxemburg (1871–1919), tous inédits en français, regroupe ses discours et articles polémiques sur la formation théorique au sein du mouvement ouvrier, ses recensions des œuvres posthumes de Karl Marx éditées par Franz Mehring ou Karl Kautsky, ainsi que les manuscrits historico-économiques rédigés durant ses années d’enseignement à l’école centrale du parti social-démocrate à Berlin de 1907 à 1913 – documents qui complètent l’Introduction à l’économie politique.
    Celle que l’on cantonne trop souvent à une apologie de la spontanéité interroge : que pourrait être une « éducation révolutionnaire », pourquoi lire Marx, quel rôle assigner à la critique de l’économie politique ?
    Rosa (...)

  • Pour lire le Capital

    David Harvey 31 octobre 2012

    David Harvey est géographe et professeur à l’université de New York. Il vient de publier aux éditions La Ville Brûle un ouvrage introductif et didactique consacré au « Capital » de Karl Marx. En ces temps de crise capitaliste, la relecture de l’œuvre principale du marxisme s’impose plus que jamais. Nous reproduisons ci-dessous des extraits de l’introduction de ce livre où l’auteur explicite sa démarche. (Avanti4.be)
    " Le capital est du travail mort, qui ne s’anime qu’en suçant tel un vampire du travail vivant, et qui est d’autant plus vivant qu’il en suce davantage. " (Karl Marx)
    Mon but est de vous amener à lire le Livre l du Capital, à le lire tel que Marx voulait qu’il fût lu. [...] Vous devrez, pour (...)

  • Espace public et droit à la ville

    Jordi Borja 28 octobre 2012

    La ville est, avant tout, l’espace public et l’espace public est la ville. C’est à la fois la condition et l’expression de la citoyenneté et des droits politiques. La crise de l’espace public s’exprime dans son absence, son abandon ou sa dégradation, dans sa privatisation ou dans sa tendance à exclure.
    Sans espace public fort, socialement intégrateur, articulant physiquement et symboliquement, la ville se dissous, la démocratie se pervertit, le processus historique qui fait progresser les libertés individuelles et collectives s’interrompt ou recule, la réduction des inégalités et la suprématie de la solidarité et de la tolérance comme valeurs citoyennes sont dépassées par la ségrégation et par (...)

  • « La chaîne de montage commence à la cuisine, au lavabo et dans nos corps ». Entretien avec la féministe Silvia Federici

    Manel Ros, Silvia Federici, Sylviane Dahan 24 octobre 2012

    Silvia Federici est professeure à la Hofstra University de New York et militante féministe depuis les années 1960. Son œuvre aborde la philosophie et la théorie féministe, l’histoire des femmes ou, plus récemment, l’impact des politiques du FMI et de la Banque mondiale en Afrique qu’elle a pu étudier de près après un long séjour au Nigeria. Mais Federici est surtout connue pour ses études détaillées sur les processus d’expropriation des corps et des savoirs, sur l’histoire de la chasse aux sorcières et sur les questions reproductives. Ce sont les thèmes qui sont au cœur de son ouvrage : « Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation ». (Caliban et la sorcière : Femmes, corps et (...)

  • Approches de la bureaucratie syndicale dans les Etats capitalistes

    René Mouriaux, Sophie Béroud 21 octobre 2012

    La bureaucratie : question aussi complexe que décisive. Sophie Béroud et René Mouriaux proposent une synthèse des débats marxistes sur le problème, afin d’en tirer les leçons quant à l’approche spécifique de « l’objet syndicat ».
    Encore très vive au début des années 1980, à l’heure où l’URSS s’enfonçait dans les pesanteurs et les dysfonctionnements de l’ère brejnévienne, la critique de la bureaucratie s’est aujourd’hui quelque peu estompée. L’échec du « communisme réel » a renforcé la condamnation des appareils autoritaires et relancé, notamment en France, la diffusion d’un concept aussi ambigu que celui de totalitarisme, catégorie d’analyse insuffisante et surtout arme de combat .
    Dans le cadre de ces approches où la (...)

  • 45 ans après sa mort : Le Che est encore impertinent

    L’Anticapitaliste 10 octobre 2012

    Ministre de l’industrie à Cuba de 1962 à 1965, Ernesto Che Guevara s’est longuement interrogé sur les éléments à conserver et à détruire après la révolution, dans la perspective de construire une nouvelle économie socialiste. La publication en français (*) d’une partie de ses réflexions et des discussions au sein du ministère de l’Industrie illustre les préoccupations principales du Che dans cette phase de transition qui voit Cuba exproprier les grandes compagnies étrangères et par conséquent supprimer la base matérielle du capitalisme sur l’île.
    Mais supprimer la propriété privée des moyens de production ne signifie pas que les relations marchandes sont abolies, ni que la division du travail est dépassée. Sur (...)

  • Socialisme et autogestion

    Michel Raptis 7 octobre 2012

    Contribution à une esquisse des fondements de la démocratie directe
    L’autogestion est devenue synonyme de la démocratie socialiste, c’est-à-dire du régime qui caractérise la société de transition succédant au capitalisme. On ne peut pas extrapoler abusivement sur l’avenir de cette société qui, selon Marx, s’acheminerait vers le communisme, société sans classes, et sans Etat. Le devenir de la société des hommes est fonction de leur libre volonté qui, mue par une conscience plus approfondie des conditions qui la déterminent en dernière analyse, trouvera la force de faire agir les hommes en conséquence et transformer la société, selon un projet conscient. Nous sommes encore loin d’une société d’hommes (...)

  • En hommage à Eric Hobsbawm (1917-2012)

    Avanti4.be, Eric Hobsbawm 2 octobre 2012

    L’historien marxiste Eric Hobsbawm est décédé ce premier octobre à l’âge de 95 ans, après toute une vie consacrée à l’étude de l’histoire du capitalisme, des mouvements sociaux ou encore du nationalisme. Membre du Parti communiste britannique pendant de longues années, il n’a pas échappé, comme tant d’autres, à une certaine forme de justification du stalinisme dans les années ‘50, même s’il est revenu de manière critique sur ce passé. Dans le monde francophone, la très grande valeur de ses travaux d’historien marxiste commencera à être reconnue à partir des années ’70, avec son histoire sociale du banditisme (« Les Bandits » , Maspero, 1972, réédité en 2008 par les éditions Zones) et par le premier tome de sa vaste (...)

  • Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire

    Daniel Guérin 1er octobre 2012

    Nous reproduisons ci-dessous l’introduction du marxiste libertaire Daniel Guérin à son livre « Rosa Luxemburg et la spontanéité révolutionnaire » publié en 1971, trois ans après Mai 68. L’auteur y analyse la dialectique qui s’opère au cours des processus révolutionnaires entre la spontanéité des masses et l’intervention consciente d’une force militante organisée ainsi que leurs rapports réciproques. (Avanti4.be)
    La spontanéité est aujourd’hui à l’ordre du jour, pour ne pas dire, ce qui serait péjoratif, qu’elle est à la mode. Mai 68, ouragan que personne n’a sciemment déchaîné, qui a remis en cause, dans chaque entreprise et chaque établissement scolaire de France, le pouvoir capitaliste et l’idéologie (...)

  • Notes sur les gouvernements progressistes d’Amérique latine

    Guillermo Almeyra 26 septembre 2012

    1. Il n’y a pas d’Amérique latine homogène, mais bien diverses régions très différentes entre elles tout en étant unies par une histoire, une culture commune et par leur problème commun de dépendance à l’égard de l’impérialisme étatsunien qui a fait de cette zone son « arrière cour ». Il n’existe donc pas non plus une catégorie spéciale, homogène, de « gouvernements progressistes » car ces derniers sont les fruits d’une série de rapports de forces particuliers entre les principales classes de ces différents pays d’une part et le capital financier et l’impérialisme d’autre part. Il s’agit de relations spécifiques qui dépendent étroitement de l’histoire, de la densité sociale et de la culture de chaque pays. Ces (...)