Social/syndicats

  • Belgique : « Tout baigne ». Vraiment ? Et jusqu’à quand ?

    Jean Peltier 4 septembre 2013

    L’idée peut sembler saugrenue dans un pays qui s’est surtout rendu célèbre ces dernières années par une crise politique de 540 jours, le feuilleton BHV et l’émission Bye Bye Belgium. Mais c’est pourtant un fait : il continue à exister en Belgique une machine politico-médiatique extrêmement bien rodée et parfois diablement efficace qui parvient à transformer une série de mini-événements en un « récit national » épique chantant la réussite de la Belgique et de son modèle économico-socio-politique.
    Pour ceux qui se souviennent des rentrées de septembre les années précédentes, le contraste est frappant. Cette année, tout baigne – tel est du moins le credo entonné à l’unisson par le monde politique et les médias. (...)

  • Grande-Bretagne : succès et défis politiques de l’Assemblée du Peuple

    Liam Mac Uaid 2 juillet 2013

    Le 22 juin dernier s’est tenue à Londres la première « Assemblée du Peuple » : un mouvement unitaire contre l’austérité qui rassemble plus d’une centaine d’organisations syndicales, sociales et politiques, tels que les syndicats Unison (secteur public), NUT (syndicat national des enseignants), Unite, CWU (médias), mais aussi la Coalition of Resistance, la campagne antiguerre Stop the War, des organisations féministes ou de la gauche radicale (Counterfire, Socialist Resistance…). Une série de figures connues de la gauche Tariq Ali, Ken Loach, Owen Jones…) étaient également présentes parmi les 4.000 participant-e-s afin de soutenir cette initiative. Une initiative importante qui pourrait en inspirer (...)

  • Grande-Bretagne : Déclaration et plan d’action de l’Assemblée du Peuple

    The People’s Assembly 29 juin 2013

    Le 22 juin dernier s’est tenue à Londres la première « Assemblée du Peuple » : un mouvement unitaire contre l’austérité qui rassemble plus d’une centaine d’organisations syndicales, sociales et politiques, tels que les syndicats Unison (secteur public), NUT (syndicat national des enseignants), Unite, CWU (médias), mais aussi la Coalition of Resistance, la campagne antiguerre Stop the War, des organisations féministes ou de la gauche radicale (Counterfire, Socialist Resistance…). Une série de figures connues de la gauche étaient également présentes parmi les 4.000 participants pour soutenir cette initiative (Tariq Ali, Ken Loach, Owen Jones…). Une initiative importante qui pourrait en inspirer d’autres en (...)

  • Retour sur la grève à Bruxelles-National : Une victoire… et une alerte rouge !

    Jean Peltier 5 juin 2013

    La grève des bagagistes de la société Swissport qui a perturbé pendant plusieurs jours l’aéroport de Bruxelles-National mérite une attention particulière pour deux raisons. La première, c’est qu’elle s’est terminée par une large victoire des travailleurs. La deuxième, c’est parce que le secrétaire d’Etat Melchior Wathelet a essayé de briser cette grève en mettant en route une volée de mesures qui paraissaient jusqu’ici réservées à l’arsenal des patrons de choc. Retour donc sur un conflit doublement marquant.
    Que s’est-il donc passé à l’aéroport durant cinq jours à la mi-mai ?
    Des bagagistes pressés comme des citrons
    Historiquement, deux grandes sociétés se partagent le secteur de l’assistance en escale (en (...)

  • « La transformation du travail a provoqué la crise en Europe ». Entretien avec Christophe Dejours

    Christophe Dejours, Mario Hernandez 22 mai 2013

    Christophe Dejours est un psychiatre et psychanalyste français, fondateur de la psychodynamique du travail. Il est directeur du Laboratoire de Psychologie du Travail et s’est spécialisé sur la question des nouvelles formes d’organisation travail et de leur impact sur l’augmentation des cas de suicides sur les lieux de travail. Son ouvrage le plus connu sur ce thème est « Souffrance en France - La banalisation de l’injustice sociale », éditions du Seuil, 1998. (Avanti4.be)
    Pourriez-vous nous expliquer pourquoi, selon votre point de vue, le travail peut se transformer en un facteur de santé et d’émancipation ou, au contraire, de maladie et d’aliénation ?
    En principe, l’explication réside dans le (...)

  • Italie : Non au Pacte de l’austérité !

    Sinistra Critica 22 mai 2013

    La CGIL (Confédération générale italienne du travail, historiquement proche du courant communiste, NdT) se dispose à signer avec la CSIL, l’UIL, Cofindustria (le patronat italien) un accord sur la représentation syndicale. C’est précisément à la veille de la manifestation de demain (18 mai) qu’a été convoquée une réunion d’urgence de la direction nationale du syndicat pour acter cette probable signature.
    Les dirigeants syndicaux vont ainsi une fois de plus duper les travailleuses et les travailleurs qui sortent dans la rue pour réclamer leurs droits et qui seront récompensés par une restriction supplémentaire de la démocratie sur les lieux de travail et par la limitation du droit de grève.
    La condition (...)

  • Tragédie industrielle au Bangladesh - Des militants syndicaux et politiques dénoncent

    Badrul Alam, Eric Lee, Titti Bhattacharya 20 mai 2013

    Après trois semaines de travail dans des conditions terribles pour dégager les décombres de l’immeuble de huit étages qui s’est effondré le 24 avril dans la banlieue de Dacca, la capitale du Bangladesh, le bilan définitif est maintenant connu. 1.127 travailleurs (surtout des jeunes ouvrières) ont trouvé une mort atroce dans ce qui n’est pas "seulement" une catastrophe industrielle mais un véritable assassinat de masse.
    Car cet immeuble, appelé Rana Plaza, hébergeait cinq usines de fabrication de vêtements qui employaient plus de 2.000 travailleurs. La police locale avait ordonné l’évacuation du bâtiment le mardi 23 avril après que les travailleurs aient signalé des fissures dans la structure du (...)

  • Les « Chavs » ou la diabolisation de la classe ouvrière britannique

    Marcelo Justo, Pascual Serrano 12 mai 2013

    La diabolisation de la classe ouvrière britannique s’exprime par un acronyme indéchiffrable : « Chavs ». Personne ne sait ce qu’il signifie, mais dans des pages Web, dans les programmes télévisés et dans les analyses médiatiques populaires ou « sérieuses », il est utilisé pour stigmatiser les jeunes qui vivent dans des logements sociaux municipaux et ont un type spécifique d’accent et d’aspect physique. « En réalité, c’est une manière détournée de définir l’ensemble de la classe travailleuse et de culpabiliser les pauvres d’être pauvres » écrit Owen Jones, auteur de « Chavs » (*), un livre clé sur cette question. Au milieu de la crise actuelle, cette stigmatisation tombe à pic. La pauvreté n’est pas due aux (...)

  • SNCB : La sous-traitance détruit le secteur public !

    Collectif 5 mai 2013

    La direction « Stations » de la SNCB Holding a commencé à sous-traiter le nettoyage des grandes gares bruxelloises à la société GOM depuis 2008. Celle-ci avait sous-traitée elle-même cette activité à une autre entreprise : Local Cleaning. Au bout de la chaîne, les nouveaux nettoyeurs travaillaient désormais sept jours sur sept, sans jour de repos, de 22 heures à 6 heures du matin. Ils ne recevaient pas de primes de nuit ni les primes de week-end, pas de congé maladie ni de congé payé. Ils endossaient un statut d’indépendant afin d’éviter à leur employeur d’avoir à débourser des cotisations sociales. Ce que l’on appelle des « faux indépendants ».
    Pour pouvoir imposer ces conditions de travail dégradantes, (...)

  • Ford Genk : Ce qui a été gagné, ce qui a été perdu

    Erik Demeester 5 mai 2013

    Le nouveau plan social a été approuvé par 70 % des ouvriers de Ford. Les travailleurs des quatre entreprises sous-traitantes les plus importantes ont fait de même. Mais le cœur n’y était pas. Le mécontentement ne s’est pas mué en bonheur.
    C’est que même avec des primes de départ extra-légales, le plan social laisse filer plus de 5.000 emplois à l’horizon de 2014. 10.000 emplois en tout en tenant compte des effets en amont et en aval. Le plan social n’est qu’un petit sparadrap sur une plaie qui ne guérira pas de sitôt. Les effets de la fermeture des charbonnages au Limbourg se ressentent encore aujourd’hui.
    Mais l’absence concrète de perspective de lutte pour le maintien de l’entreprise et les longs mois (...)