Brésil

  • Féminisme en marche pour changer le monde !

    Marche Mondiale des Femmes 7 septembre 2013

    Déclaration de la 9e Rencontre Internationale de la Marche Mondiale des Femmes.
    Du 25 au 31 août, à l’occasion de la 9e Rencontre Internationale de la Marche Mondiale des Femmes (MMF), 1.600 femmes de 48 pays se sont réunies à São Paulo au Brésil pour débattre sur la trajectoire et les stratégies du féminisme face à l’offensive conservatrice. Réalisé pour première fois au Brésil, l’événement s’est clôturé par la fin du mandat brésilien du Secrétariat International de la MMF et par l’élection de la nouvelle équipe assumée par la MMF du Mozambique. Les militantes ont également commencé à organiser la 4er Action Internationale de la Marche Mondiale des Femmes qui aura lieu en 2015. Ces actions sont menées à bien tous (...)

  • L’autre face du « miracle » brésilien : un sous-impérialisme

    Leandro Morgenfeld, Raúl Zibechi 18 août 2013

    On lit ou on entend de plus en plus souvent des références au miracle brésilien. Un pays qui a tardé tellement longtemps à remplacer l’empire par une république et à abolir l’esclavage, ravagé par la misère et latino-américain, semble se rapprocher inexorablement au XXIe siècle du peloton de tête du leadership mondial. Le Brésil est devenu la sixième économie mondiale, un membre actif du club sélect des pays émergents, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine Afrique du Sud), et un acteur incontournable des espaces multilatéraux comme les Nations Unies.
    En outre, le brésilien Roberto Azevedo vient d’être nommé directeur de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce, NdT) et le pays accueillera le prochain (...)

  • Brésil : Le retour du mouvement social

    Guillermo Almeyra, João Machado, Raúl Zibechi 31 juillet 2013

    Les mobilisations de juin au Brésil peuvent constituer un tournant de longue durée. Ce sont les premières grandes manifestations en 20 ans, depuis celles de 1992 contre le président de l’époque Fernando Collor de Melo, qui fut forcé de démissionner. Aujourd’hui les choses sont différentes : le mouvement est beaucoup plus large, il touche des centaines de villes, les secteurs les plus organisés se proposent des objectifs de plus grande ampleur, avec une orientation anticapitaliste, et nous ne sommes pas en présence d’une explosion ponctuelle mais bien face à la massification d’un profond mécontentement.
    Tout cela permet d’avancer que nous sommes probablement au début d’un nouveau cycle de luttes (...)

  • Brésil : Naissance d’une nouvelle organisation de la gauche socialiste

    Tárzia Medeiros 29 juillet 2013

    La reconstruction de la gauche socialiste au Brésil vient de connaître une étape importante. Dans la foulée et à la chaleur des récentes manifestations qui ont secoué le pays, quelques 160 délégués ont assisté, le dimanche 7 juillet, à la Conférence qui a approuvé l’unification entre les courants « Collectif Socialisme et Liberté » (CSOL), « ENLACE » et le « Collectif Lutte Rouge » (CLV), constituant ainsi une nouvelle organisation politique de la gauche révolutionnaire brésilienne, organisée au sein du Parti Socialisme et Liberté (PSOL).
    Etaient présents également des représentants du « Collectif Option Socialiste » (COS) et du collectif « Brésil et Développement » (B&D), qui ont eux aussi initié un (...)

  • Un nouveau cycle de luttes dans le monde ? (II) — Révoltes émergentes

    Samuel 29 juillet 2013

    Il est difficile de ne pas relier les récentes mobilisations populaires en Turquie et au Brésil avec le long cycle de protestations qui a commencé dans les pays d’Afrique du Nord. Chacune correspond à des contextes politiques et sociaux distincts, à différentes hétérogénéités, à des temporalités diverses. Les évidences sont nombreuses qui indiquent que Sao Paulo n’est pas Istanbul, ou qu’Istanbul n’est pas le Caire ou Madrid. Mais il y a aussi des références communes, des connexions intimes, des va-et-vient réciproques et un même cadre : celui d’un capitalisme global en crise. Et un lieu : la ville, qui est, comme le dit David Harvey, « le lieu de la lutte anticapitaliste. ».
    Le miroir déformant de la (...)

  • Dossier Brésil : La fin de la « révolution passive » ?

    Eduardo Lucita, Guillermo Almeyra, Henrique Carneiro, Massimo Modonesi 2 juillet 2013

    L’expérience brésilienne de ces dix dernières années de gouvernements « progressistes » (deux de Lula et celui, actuel, de Dilma Rousseff) se caractérise par ce que Gramsci appelait une « révolution passive », c’est à dire un processus de modernisation impulsé d’en haut, qui ne reprend que partiellement les revendications de ceux d’en bas et qui parvient ainsi à garantir leur passivité et leur silence, plus que leur complicité.
    A partir de cette formule apparemment contradictoire, nous pouvons comprendre comment s’est construit au Brésil un équilibre précaire, mais étonnamment efficace et durable. Un processus qui, en outre, et toujours en suivant les intuitions de Gramsci, s’est appuyé sur un « césarisme (...)

  • Dossier Brésil :« Des couches significatives du peuple ont fait l’expérience des mobilisations de masses et obtenu des victoires, et cela leur a plu ».

    João Machado, Juan Tortosa, Miguel Borba de Sa 25 juin 2013

    João Machado est économiste, co-fondateur du Parti des Travailleurs (PT) et longtemps membre de sa direction nationale pour la « Tendance Démocratie Socialiste ». Il a quitté le PT après l’exclusion bureaucratique de la sénatrice Heloïsa Helena en 2003 et s’est attaché à la construction du PSOL (Parti socialisme et liberté), où il anime la tendance « Enlace ». Il analyse dans cet entretien les caractéristiques et les défis du mouvement en cours au Brésil (Avanti4.be).
    Juan Tortosa : En Europe, certains ont du mal à comprendre les protestations au Brésil contre l’augmentation des tarifs des transports publics alors que la situation économique et sociale du pays est en plein développement. S’agit-il d’une (...)

  • L’indignation, patrimoine de l’humanité. Maintenant, le Brésil

    Esther Vivas 25 juin 2013

    Inattendue, intempestive et non planifiée, ainsi se présente l’indignation. On l’a vu en Tunisie, en Egypte, en Islande, dans l’Etat espagnol et plus récemment en Turquie. Et aujourd’hui au Brésil. La vague de l’indignation atteint ainsi deux pays géopolitiquement clés. Si, il y a quelques semaines, le Printemps turc surprenait les Turcs eux-mêmes et à l’étranger, aujourd’hui l’histoire se répète avec l’explosion sociale brésilienne.
    Le cycle de protestations inauguré par les révoltes dans le monde arabe est toujours ouvert. Et en dépit du fait que tous ces processus de changement, de mécontentement de ceux d’en bas, partagent des éléments communs, ils ne sont pas strictement le décalque des uns et des (...)

  • Déclaration des syndicats brésiliens sur la mobilisation contre la hausse des prix des transports

    CUT, FS, UGT, CTB, NCST 21 juin 2013

    La lutte contre l’augmentation des prix des transports à travers tout le pays exprime le mécontentement des travailleurs et du peuple soumis quotidiennement à des conditions inhumaines dans bus, trains, métros, et en particulier dans les grandes villes. Les tarifs sont absurdement élevés vu les conditions de fourniture de ce service public essentiel.
    Bien plus qu’une réaction contre les tarifs, les manifestations démontrent que les travailleurs, les étudiants et la société dans son ensemble n’admettent plus de mépris qu’ils subissent pour les problèmes tels que l’absence de politiques de mobilité urbaine et l’amélioration urgente de la qualité des transports publics.
    Dans ce sens, les syndicats (...)

  • Brésil : La révolte populaire est légitime !

    PSOL, Sean Purdy 18 juin 2013

    Depuis une semaine, le Brésil est secoué par un mouvement social d’« indignés » qui ne cesse de s’élargir contre la hausse des tarifs des transports publics décidée dans plus d’une vingtaine de villes du pays. Mais, comme avec le Parc Gezi en Turquie, ce n’est que la pointe de l’iceberg et le détonateur d’un malaise et d’un mécontentement social beaucoup plus profond. Et comme en Turquie ou ailleurs, la répression policière brutale n’a fait que stimuler le mouvement au lieu de l’intimider. Initiées par un mouvement appelé « Movimento Pase Livre » (une organisation étudiante qui revendique la gratuité du transport public), les manifestations jouissent d’un large soutien dans l’opinion et le mouvement prend de (...)