1er septembre 2013
Quand une multinationale pétrolière, forestière ou minière construit une route dans une quelconque jungle amazonienne ou dans quelque endroit perdu d’Afrique, tout le monde a clairement à l’esprit qu’elle est motivée par des intérêts économiques. Pourquoi alors, lorsque Facebook annonce un plan aussi ambitieux que vague pour amener Internet aux plus pauvres de la planète, parle-t-on de philanthropie ?
Il est dans la nature de toute entreprise de maximiser ses profits et, pour cela, d’élargir sans cesse ses marchés. Les pays du Premier Monde sont des sociétés hyper-connectées où les grandes entreprises d’Internet peuvent difficilement croître encore plus et où une grande majorité des habitants ont déjà (...)