Analyses

  • Le facteur kurde dans la révolution syrienne

    Tino Brugos 14 septembre 2012

    Cela fait plus d’un an qu’a débuté la révolte en Syrie contre le gouvernement autoritaire de Bachar Al Assad. Depuis lors la mobilisation s’est maintenue de manière soutenue, élargissant son rayon d’action jusqu’à atteindre - bien que ponctuellement – toutes les régions du pays. Le gouvernement a répondu par une répression sans pitié qui a obligé plusieurs organismes internationaux à se prononcer sur l’affaire. Malgré son isolement et sa division, l’opposition syrienne est parvenue à articuler des groupes de pression internationaux qui ont mis le régime du parti Baath contre les cordes. Mais la tâche de construire une alternative unifiée et stable, du fait du caractère hétérogène des forces qui participent à (...)

  • Grèce : Séisme électoral des 6 mai et 17 juin… et puis après ?

    Andreas Sartzekis, Tassos Anastassiadis 14 septembre 2012

    Depuis le début du printemps, le recul des luttes a été l’élément marquant. Celles-ci n’ont pas été vaincues — on se rappelle que malgré l’accumulation progressive des mesures antisociales catastrophiques pour les travailleurs et leurs familles, la participation aux journées de grève générale s’est toujours maintenue à un niveau remarquable. Mais l’attente d’une solution politique a produit son effet : l’idée de voter contre les responsables du mémorandum et de la politique anti-ouvrière et de pouvoir de cette manière obtenir ce que les mobilisations n’ont pu arracher. En même temps des luttes importantes ont continué ou continuent, comme dans les hôpitaux, la sidérurgie et dans la presse.
    Les (...)

  • La peste brune relève la tète dans cette Grèce en crise terminale. Y a–t-il quelqu’un pour l’arrêter ?

    Yorgos Mitralias 13 septembre 2012

    Malheureusement, les lendemains des élections du 17 juin trouvent la gauche grecque aussi désemparée devant la menace néonazie qu’elle était avant le 6 mai. La preuve ? Le succès de l’Aube Dorée est présenté comme une exception, comme un simple « point noir » d’une situation générale par ailleurs très brillante. C’est ainsi que pratiquement toutes les composantes de la gauche grecque (y incluse SYRIZA) décrivent la situation comme un simple assemblage de bons et de mauvais résultats, feignant d’ignorer qu’aussi bien les « bons » que les « mauvais » points (c’est-à-dire l’apparition et le développement foudroyant des néonazis) font partie de la même situation globale, qu’ils sont interdépendants et qu’ils ont un (...)

  • Grèce : Déclaration de la Gauche ouvrière internationaliste (DEA)

    DEA 12 septembre 2012

    1° Les résultats des élections du 17 juin 2012 se situent dans la continuation du tremblement de terre politique du 6 mai. Elles ont modifié radicalement l’équilibre entre les forces politiques. Le succès de la gauche – exprimé par le soutien décisif apporté par la classe laborieuse et les couches populaires à la Coalition de la gauche radicale SYRIZA – engendra une panique parmi la classe dominante nationale [grecque], mais aussi parmi ses alliés internationaux. Il créa, dans le même temps, une vague d’espoir, d’enthousiasme et de solidarité pour le mouvement de résistance et pour la gauche autant au niveau européen qu’à celui mondial. Ce succès des classes populaires et laborieuses du 6 mai et du 17 juin (...)