Briser le siège de Gaza avec les pêcheurs palestiniens

Rosa Schiano 13 novembre 2012

Une délégation internationale accompagne des pêcheurs palestiniens sur un chalutier pour essayer de dépasser la limite de 3 miles nautiques autour de Gaza imposée illégalement par Israël. À l’intérieur de cette limite de 3 miles, il n’y a pas de poissons et cette limite prive donc les pêcheurs de leur moyen de subsistance. Il arrive souvent que la marine israélienne attaque des pêcheurs même à l’intérieur de la limite de 3 miles en les arrêtant et en confisquant leurs bateaux.

« Les attaques d’Israël envers les pêcheurs palestiniens dans la bande de Gaza constituent une violation flagrante du Droit international humanitaire et des Droits de l’Homme. En particulier le droit à la vie et à la sécurité de la personne en accord avec l’article 3 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et l’article 6 de la Convention des droits civils et politiques signée par Israël. Les forces d’occupation israéliennes commettent des violations contre les pêcheurs palestiniens en mer alors que ces pêcheurs ne causent aucun danger pour les troupes maritimes israéliennes. Ces pêcheurs exerçaient leur droit de travailler et de rechercher leur moyen de subsistance dans les eaux territoriales de la bande de Gaza quand les forces d’occupation israéliennes les ont attaqués.
Israël a graduellement et illégalement réduit les zones de pêche de 20 miles nautiques — comme établi dans les Accords d’Oslo — à 10 miles en 2005. En juin 2006, les forces d’occupation israéliennes ont imposé un siège total pendant des mois et ont ensuite réduit la zone permise pour les pêcheurs à 6 miles puis finalement à 3 miles en 2007.
Cependant, les forces israéliennes continuent à attaquer les pêcheurs palestiniens depuis 2009 même à l’intérieur des 3 miles nautiques. Les pêcheurs doivent essuyer des tirs causant des morts et des blessés. Ils sont souvent chassés, arrêtés, inutilement inspectés, humiliés et leurs bateaux et équipement sont confisqués et même parfois coulés ou détruits. »
— Centre palestinien pour les Droits de l’Homme.