Venezuela

  • Le congrès du PSUV et le Venezuela de demain

    Carlos Carcione 16 août 2014

    Le congrès du PSUV et le Venezuela de demain

    Le jeudi 31 juillet, le président Maduro a clôturé le IIIe congrès du PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela). Parmi les résolutions les plus significatives figurent la « fin de la cooptation » et l’annonce de l’augmentation du prix de l’essence. L’ambiance ronronnante fut brièvement perturbée par la lettre que l’ex-ministre sanctionné et membre de la direction national du Parti, Héctor Navarro, a publiquement adressé aux délégués.
    Ce qui, par contre, a fait beaucoup de bruit, ce furent les menaces du président de l’Assemblée Nationale et vice-président du Parti, Diosdado Cabello contre les travailleurs de SIDOR (entreprise sidérurgique nationalisée par Chavez en 2008, NdT) et la disqualification de la (...)

  • Venezuela : « Il est encore temps de changer le cap de la conciliation avec la bourgeoise ». Entretien avec Gonzalo Gómez (Aporrea)

    Gonzalo Gómez, Maria Elena Saludas 22 mai 2014

    Venezuela : « Il est encore temps de changer le cap de la conciliation avec la bourgeoise ». Entretien avec Gonzalo Gómez (Aporrea)

    Au CADTM-AYNA, notre inquiétude est grande face à la distorsion des faits par les médias internationaux quant aux événements qui se déroulent au Venezuela depuis le 12 février. Des événements qui, nous en sommes conscients, sont une continuation de la conspiration que les groupes oligarchiques ont initiée en 1999 quand le commandant Hugo Chávez Frías assuma la présidence de ce pays et initia le processus révolutionnaire transitoire bolivarien. Nous sommes préoccupés et meurtris de constater qu’on essaie aujourd’hui de présenter le gouvernement légitimement élu de Nicolás Maduro comme tyrannique et répressif, en cherchant ainsi des prétextes pour un coup d’État, une sécession territoriale ou une intervention (...)

  • Venezuela : Avancer ou reculer vers l’abîme

    Guillermo Almeyra 7 avril 2014

    L’aile la plus extrémiste de l’opposition vénézuélienne, soutenue par les Etats-Unis et par la droite colombienne, veut renverser dans les rues, par le terrorisme et par la violence le gouvernement constitutionnel élu démocratiquement. Mais il est absolument correct de lutter pour la paix et faire pour cela quelques concessions au secteur de la droite qui, pour le moment, ne fait pas le choix d’un coup d’Etat ou d’une guerre civile car il espère diviser les militaires qui soutiennent le gouvernement de Nicolás Maduro et isoler son gouvernement en érodant sa base sociale populaire.
    Mais la question est principale est la suivante : quel type de paix veut-on ? Et avec quelles concessions et combien en (...)

  • Venezuela : « La question aujourd’hui est de savoir comment freiner la violente offensive de la droite néolibérale »

    Franck Gaudichaud 24 mars 2014

    Venezuela : « La question aujourd'hui est de savoir comment freiner la violente offensive de la droite néolibérale »

    Le Venezuela se débat aujourd’hui entre ingérences impériales, tentatives de déstabilisation de la part de certains secteurs de l’opposition de droite et les limites propres au processus bolivarien. Reste à envisager la possibilité que ce soit le mouvement populaire qui fasse avancer et approfondisse un projet de transformation politique non exempt de tensions et contradictions. Le politologue Franck Gaudichaud, spécialiste de l’Amérique Latine et membre des rédactions du site www.rebelion.org et de la revue ContreTemps répond aux questions de l’historienne argentine Valeria Ianni.
    Comment caractérises-tu la situation actuelle au Venezuela ? Qu’est-ce qui se décide là-bas selon toi ?
    Franck (...)

  • Le Venezuela comme dilemme

    Pablo Stefanoni 24 mars 2014

    Le Venezuela comme dilemme

    Le Venezuela est-il en train de vivre une tentative de coup d’Etat similaire à celui qui, en 2002, avait temporairement écarté Hugo Chávez du pouvoir ? C’est ce que dit le gouvernement de Nicolás Maduro et que répètent certains médias bolivariens. Mais la situation est distincte à plusieurs niveaux et présentes plusieurs traits superposés qui nous parlent d’un épuisement – ce qui ne signifie pas nécessairement une fin de cycle immédiat – du modèle chaviste de gestion – politique et économique – de l’Etat.
    Chávez est arrivé au pouvoir en 1999, après avoir dirigé sans succès un coup d’Etat en 1992 quand il lança sa phrase prophétique « Nous n’y sommes pas parvenus, pour l’instant… ». Dans ces années là résonnait (...)

  • Un an après la mort de Chávez : Où va le Venezuela ?

    Guillermo Almeyra 5 mars 2014

    Selon le gouvernement et ses porte-paroles étrangers, le Venezuela est actuellement confronté à une tentative de coup d’Etat fasciste et pro-impérialiste. Selon les conservateurs du monde entier et la presse du grand capital, nous sommes face à de légitimes protestations démocratiques de masse durement réprimées par une « dictature » socialiste. La réalité est autre.
    Un coup d’Etat est impossible du fait que les forces armées – y compris leur secteur le plus conservateur et les militaires intégrés à la « bolibourgeoisie » - appuient la dite « révolution bolivarienne », autrement dit un projet nationaliste et redistributif ayant le soutien populaire. C’est un capitalisme d’Etat qui repose sur la rente (...)

  • La révolution bolivarienne en péril. Entretien avec Carlos Carcione (Marea Socialista)

    Carlos Carcione, Tomás Callegari, Martín Mosquera 24 février 2014

    La révolution bolivarienne en péril. Entretien avec Carlos Carcione (Marea Socialista)

    Le processus bolivarien au Venezuela s’affronte de nouveau à une grave situation de déstabilisation de la part de l’oligarchie capitaliste. Au-delà des affrontements actuels, c’est surtout l’avenir de ce processus qui est en jeu, avec comme seule alternative son avancée vers une transformation anticapitaliste effective ou bien son recul et sa défaite. C’est ce qu’explique dans cet entretien (réalisé avant les événements du 12 février) Carlos Carcione de l’organisation Marea Socialista. Cette dernière est un courant anticapitaliste au sein du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) et elle est probablement l’organisation marxiste révolutionnaire la plus insérée dans le processus bolivarien. Fortement (...)

  • Venezuela : Pour freiner l’offensive de la droite, il faut rectifier et avancer vers la révolution économique

    Marea Socialista 15 février 2014

    Le 12 février dernier a débuté la partie violente de l’offensive de la droite. Jusqu’à présent prédominait la pression économique, l’organisation des pénuries, la spéculation sur les prix et une manipulation de la crise économique ayant une caractéristique de guerre économique. La violence s’ajoute aujourd’hui à la pression politique et idéologique.
    Un secteur de cette droite, dont les principales figures sont Leopoldo López et María Corina Machado, occupe la rue de manière violente pour compléter la prise en tenaille, approfondir l’usure du gouvernement de Nicolás Maduro et chercher à récupérer le contrôle du pays en faveur de la bourgeoisie locale et internationale.
    Il ne faut pas s’y tromper : qu’elle (...)

  • Elections municipales au Venezuela : Déclaration de Marea Socialista

    Marea Socialista 8 décembre 2013

    Le résultat des élections municipales de ce dimanche 8 décembre au Venezuela indique que l’adhésion au chavisme reste majoritaire, en dépit de la déstabilisation économique orchestrée par l’opposition bourgeoise et de la bureaucratisation du processus lui-même. Ce résultat était pourtant loin d’être acquis. Avec un taux de participation relativement élevé de 58,92%, les candidats qui s’identifient au processus bolivarien ont remporté 49,24% des suffrages contre 42,72% pour les candidats de l’opposition (les candidatures indépendantes des deux camps ayant récolté 8,03% des votes). Si les candidats chavistes ont remporté 15 des 24 capitales d’Etats du pays et 76% des municipalités du pays, ils ont à nouveau (...)

  • Le danger principal au Venezuela

    Guillermo Almeyra 29 mai 2013

    L’économie vénézuélienne doit être urgemment réorganisée et assainie, tout simplement parce que dès qu’on a retiré de la production pétrolière totale les barils destinés à la consommation nationale et à la part correspondante aux accords de l’ALBA et de Petrocaribe, le reste (plus ou moins 1.150.000 barils) ne suffit pas pour payer toutes les importations.
    Ces dernières, en effet, vont des intrants et de la technologie pour la production nationale à tous les articles de consommation quotidienne et alimentaire. Les devises pétrolières sont tout autant utilisées pour acheter du whisky, des voitures et des motos importées, pour rembourser des dettes avec d’autres pays que pour importer du papier hygiénique, (...)