Politique

  • Vive la République ! Vive le Socialisme !

    Jean Peltier 21 juillet 2013

    Albert II a donc décidé de passer la main à son fiston, comme cela se fait dans toutes les bonnes familles. Peut-on espérer que dans le grand chœur de nos dirigeants pleurant le roi sur le départ et prêtant allégeance respectueuse au futur royal héritier, il se fera entendre des voix de gauche prenant leurs distances avec l’encensoir monarchiste ?
    On le verra dans les prochains jours. Mais il y a très peu de chances que cela se produise, à voir le défilé de hauts responsables en touts genres venus communier sur les plateaux de télévision, les plus chanceux parvenant à placer leur anecdote personnelle sur le bon caractère et la profonde humanité de not’ bon roi. Et les communiqués des partis n’annoncent (...)

  • Un petit trône bancal et branlant avec un roi qui s’y hisse…

    Jean-Marie Dermagne 21 juillet 2013

    Abdiquer donne un avantage au titulaire d’une fonction « à vie » : il a droit, de son vivant, à son éloge funèbre et au florilège de gentillesses qui d’ordinaire ont vocation à consoler ses proches. À peine de passer pour un cuistre, celui qui se livre à l’exercice des adieux doit préférer la pommade à la sincérité.
    Le roi sortant a eu droit à des tombereaux de chrysanthèmes déversés, avec plus ou moins de sincérité, par « ses » ministres et ses obligés. Quant à son successeur, il bénéficiera, durant quelques semaines, du traditionnel état de grâce assorti de flonflons et de drapelets agités par les enfants des écoles réquisitionnés pour les « joyeuses entrées ». Tout cela est classique, normal presque. Ce qui est (...)

  • France : Qu’elle est jolie la république bourgeoise ! (Acte 2)

    Mohamed Belaali 21 avril 2013

    Après la « République irréprochable » de Sarkozy, voici « la République exemplaire » de Hollande. La réalité de la République, aujourd’hui comme hier, contraste tristement avec les déclarations de l’un et de l’autre président. Les scandales financiers et les affaires de corruption qui mettent en cause les membres de leurs gouvernements respectifs ont tendance à se perpétuer. Et au moment où l’on exige de la population des sacrifices de plus en plus lourds, de plus en plus insupportables, au moment où les chômeurs et les précaires se comptent par millions, les représentants de la bourgeoisie, eux, se permettent de « planquer leur magot » dans les paradis fiscaux, se servent abondamment dans les caisses de (...)

  • J’exerce une influence majeure sur le gouvernement

    Thomas Gunzig 28 mars 2013

    Bonjour Georges, bonjour tout le monde,
    Alors, vous le savez, d’ordinaire, je suis la modestie incarnée. Je la ramène assez peu. Une fois hors de ce studio où je fanfaronne, et bien, je rase plutôt les murs. Je suis si timide que dans les couloirs quand il m’arrive de croiser Cathy Immelen, je regarde par terre en toussant pour éviter qu’elle voit que je rougis en lui balbutiant un « bon… bon… bonjour » de collégien.
    Et oui Georges, je croyais assez peu en moi et jusqu’à hier j’étais convaincu qu’une fois que la chaîne aurait repris ses esprits en me remplaçant par quelqu’un de vraiment doué comme… non ça je ne vais quand même pas vous le dire, je suis quand même pas con à ce point. Enfin bref. J’étais (...)

  • Arcelor Mittal : Vent de panique sur la Rue de la Loi

    Patrick Humblet 6 février 2013

    Patrick Humblet est professeur de Droit Social à l’Université de Gand. Il est invité régulièrement pour des formations syndicales à la FGTB et la CSC flamandes. Lors d’un débat télévisé récent à la VRT (De Zevende Dag), il a pris parti pour la grève spontanée des ouvriers des entreprises sous-traitantes de Ford Genk en déclarant “Si j’étais à leur place, je monterais aussi sur les barricades”. Dans cet article, il nous livre une vision critique de la ’procédure Arcelor’ envisagée par des sénateurs du Parti Socialiste. (Une co-publication de Vonk/Révolution et Avanti)
    La fermeture partielle d’Arcelor sème la panique dans les rangs du Parti Socialiste. Les « camarades » se bousculent pour témoigner leur solidarité (...)

  • Vlaams Belang et N-VA veulent briser le cordon sanitaire à Denderleeuw

    Filip De Bodt 6 janvier 2013

    La région de la Dendre s’est réveillée en état de choc après les élections. Alost est maintenant dirigée par une coalition à laquelle participe Van Overmeire, un ancien membre du Vlaams Belang passé à la N-VA. A Ninove, la formation Forza Ninove du membre du Vlaams Belang D’Haeseleer a obtenu 26,5% des voix, le score le plus élevé pour ce parti en Flandre. Et à Denderleeuw, deux blocs se trouvent face à face pour former une majorité, ce qui donne à Kristof Slagmulder, membre du Vlaams Belang, la possibilité de pouvoir décider en janvier qui sera le nouveau bourgmestre.
    A Denderleeuw, en se positionnant comme deux blocs face à face, les partis traditionnels laissent la décision à un membre du Vlaams (...)

  • De 1976-1981 à 2008-2014 : Retour vers le futur ?

    Jean Peltier 23 décembre 2012

    Depuis la grève de 60-61, le PS a participé au gouvernement pendant 39 de ces 51 dernières années, avec seulement trois phases d’éclipse (1966-68, 1974-77 et 1982-87). Seule la dernière a donné lieu à un changement de politique important : les gouvernements Martens-Gol de coalition entre chrétiens et libéraux ont mené durant cinq ans une véritable offensive contre les travailleurs et le mouvement syndical.
    Mais que s’est-il passé dans les années précédant 1981 pour que le PS se retrouve ainsi rejeté dans l’opposition alors qu’on dit souvent qu’en période de crise, la bourgeoisie préfère avoir les socialistes au pouvoir parce qu’ils sont les seuls à pouvoir museler les syndicats et faire passer une politique (...)

  • The Brussels Business – Mais qui contrôle vraiment l’Europe ?

    Friedrich Moser, Matthieu Lietart 20 décembre 2012

    « Bruxelles est une ville provinciale. Mais seulement en apparence. Quand vous commencez à la connaître, vous vous apercevez que c’est ici que ça se passe... Les affaires, les lois... Je pense que près de 80% des lois qui touchent le citoyen européen sont élaborées ici », confie un lobbyiste à la caméra du duo Mathieu Liétaert et Friedrich Moser. Aussitôt, un plan aérien nous est commenté, qui démontre que tout autour de la Commission et du Conseil de l’Europe, les bureaux des lobbyistes champignonnent comme dans un sous-bois. Le ton est donné. À travers les yeux de deux professionnels de l’influence, ce documentaire aussi riche sur le fond que léché sur la forme nous emmène dans les dark rooms de (...)

  • Après le vote du budget : Le PS sur la pente savonneuse

    Jean Peltier 17 décembre 2012

    Après un mois de cris, de douleurs et de contractions, le gouvernement Di Rupo a fini par accoucher d’un budget pour l’année 2013. Logique qu’après un tel calvaire, tous les partis de la coalition se réjouissent du résultat obtenu. Mais les accents varient très fort. Et le PS est sur une pente très savonneuse…
    Les libéraux, sans jubiler trop ouvertement (pour ne pas compliquer encore la tâche de Di Rupo), se réjouissent d’avoir évité une hausse de la TVA et une cotisation de crise - sans même parler d’une fiscalité un peu plus contraignante pour les gros revenus ou d’un impôt sur la fortune - et d’avoir emporté la modération salariale et un nouveau tripotage de l’index qui ouvre la voie, dans un avenir pas (...)

  • Le régime De Wever à Anvers : Rupture historique ?

    Jan Blommaert 16 décembre 2012

    Le 10 décembre, après des mois de négociations ardues, un accord politique de majorité a été trouvé à Anvers sous la houlette de Bart De Wever, leader de la NV-A et grand vainqueur des dernières élections communales. Cet accord devait constituer un événement médiatique important parce qu’il est supposé incarner le « changement ». Mais en lisant l’accord, nous ne voyons pas grand-chose de nouveau. La « rupture historique », proposée par De Wever, s’est réduite à une petite fissure.
    Rien de nouveau
    Si on lit l’accord politique du 10 décembre 2012, on se demande vraiment ce qui a changé, pourquoi la présentation de ce programme devrait être un événement national et comment le régime De Wever devrait se (...)