Politique

  • Elio Di Rupo et Jean-Luc Dehaene, l’empereur et les impressions

    Jean Peltier 23 février 2015

    Elio Di Rupo et Jean-Luc Dehaene, l'empereur et les impressions

    Parfois la lecture de la presse offre de véritables petites perles cachées au fond des articles les plus improbables. Les journaux de ce 20 février contiennent deux joyaux que nous devons à feu Jean-Luc Dehaene, dit le Taureau de Vilvorde, et à Elio Di Rupo, dit l’Empereur de Mons.
    L’important, c’est l’impression
    Dans son édito du jour pour Le Soir, Béatrice Delvaux évoque la situation difficile du CD&V au sein du gouvernement Michel. Sur une liste de sujets qui s’allonge de jour en jour – le déploiement des militaires en rue, la concertation sociale, le saut d’index sur les salaires, la suppression de l’exemption pour raisons familiales des chômeurs,… - ce parti supporte de plus en plus mal la (...)

  • Syriza, la gauche et les luttes à venir

    Antonis Davanellos, Sotiris Martalis 13 février 2015

    Syriza, la gauche et les luttes à venir

    Le gouvernement de gauche est lancé sur une trajectoire de collision avec les dirigeants de l’Union européenne du fait de l’engagement de la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) à mettre fin aux mesures d’austérité drastiques imposées par les Memorandums négociés avec l’Union européenne (UE).
    SYRIZA a remporté une grande victoire à l’occasion des élections du 25 janvier, parce qu’elle a promis une alternative à la crise économique et sociale catastrophique que la Grèce endure depuis plus de cinq ans. Mais, alors que le gouvernement du premier ministre Alexis Tsipras n’a encore que deux semaines, l’élite politique et financière de l’Europe au grand complet, d’Angela Merkel et Wolfgang Schäuble à Mario (...)

  • Grèce : Syriza, la social-démocratie et l’Union Européenne

    Alberto Herbera 28 janvier 2015

    Grèce : Syriza, la social-démocratie et l'Union Européenne

    A l’occasion de la victoire électorale de Syriza en Grèce et de la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par ce parti, nous reproduisons ci-dessous un article datant de 2012 et analysant de manière critique les positions de cette formation vis-à-vis de l’Union européenne, ainsi que la nature de cette dernière. (Avanti !)
    Le spectaculaire résultat électoral obtenu par la coalition Syriza lors des dernières élections législatives en Grèce (celles du printemps 2012 – NdT) et la possibilité qu’elle arrive en tête lors du prochain scrutin représentent un événement politique de premier ordre. Pour la première fois depuis la dissolution du Parti Communiste Italien en 1991, une force politique située à la (...)

  • Une si belle petite démocratie…

    Jean Peltier 4 octobre 2014

    Une si belle petite démocratie…

    La Belgique est peut-être un pays petit par la taille mais il est grand par la vigueur de sa démocratie ». Tel est le crédo qu’entonnent quotidiennement ministres, députés, chefs de partis, politicologues de tout acabit, experts de tout poil et journalistes de tous médias. Un simple petit coup d’œil à l’actualité de la semaine dernière alimente pourtant quelques doutes sur l’état de santé réel de ladite démocratie. Le pire étant que cette semaine n’avait vraiment rien d’extraordinaire et que l’actualité politique est toujours en « stand by » estival, suspendue à la naissance redoutée d’une kamikaze suédoise...
    Rappelons pour les distraits que la démocratie est sensée être « le pouvoir exercé par le peuple » ou, (...)

  • Retour vers le futur II : 33 ans avant la Suédoise, l’expérience du dernier gouvernement homogène de droite en Belgique

    Jean Peltier 7 septembre 2014

    Retour vers le futur II : 33 ans avant la Suédoise, l'expérience du dernier gouvernement homogène de droite en Belgique

    Cent jours après les élections, on en est toujours aux discussions exploratoires à la préparation d’un programme gouvernemental. En soi, cela n’a rien de très étonnant en Belgique. Par contre, ce qui est bien plus étonnant, c’est que la coalition qui se dessine pour le moment marquerait une rupture nette avec les coalitions semi- ou pleinement tripartite réunissant les trois familles politiques traditionnelles. Non seulement elle inclut un parti d’orientation séparatiste, mais elle exclut la famille socialiste et se profile comme une coalition de droite assumée, qui veut « bousculer les tabous » et imposer une politique d’austérité plus radicale que ce qui s’est fait jusqu’ici.
    Nous reviendrons en (...)

  • Retour sur les élections européennes : L’énigme européenne

    Cinzia Arruzza 3 juillet 2014

    Retour sur les élections européennes : L'énigme européenne

    Tout le monde a quelque chose à dire au sujet des dernières élections européennes. Et, en effet, sur base d’un simple coup d’œil, il est facile de faire des déclarations sur l’état de la politique sur le continent. La plupart de celles-ci soulignent l’abstention massive, la montée de partis eurosceptiques d’extrême-droite qui s’opposent à l’UE, la crise de la social-démocratie, et même quelques gains pour la gauche radicale.
    Un regard un peu plus attentif sur les données invite cependant à plus de prudence. Les deux points les plus importants qui doivent être soulevés sont de savoir si ces élections montrent de manière univoque une désaffection croissante des citoyens envers le projet de l’Union européenne (...)

  • Elections européennes aux Pays-Bas : des changements silencieux mais profonds

    Will Wroth 22 juin 2014

    Elections européennes aux Pays-Bas : des changements silencieux mais profonds

    On s’attendait à ce que le populiste et xénophobe radical Geert Wilders allait complètement bouleverser l’espace politique de la droite ; que le Parti Socialiste (SP, gauche radicale, NdT), « également anti-UE » (selon l’image diffusée par les médias), bénéficierait d’un vote protestataire suffisamment grand que pour mettre K.O la gauche traditionnelle et que la participation électorale atteindrait un minimum historique, à la mesure de l’indignation, de la désillusion ou du désintérêt de la population. Telles étaient les prédictions généralement admises par les médias quant aux résultats probables des élections européennes du 25 mai aux Pays-Bas.
    La réalité a été très différente. Le taux de participation a été (...)

  • Elections européennes en Italie : Renzi a gagné, mais l’Europe est en crise

    Thomas Müntzer 15 juin 2014

    Elections européennes en Italie : Renzi a gagné, mais l'Europe est en crise

    1. Les résultats électoraux dans l’ensemble de l’Europe débouchent sur un Parlement européen difficilement gérable avec l’affaiblissement des deux principaux groupes (populaire et socialiste) et avec l’absence d’une majorité pour l’un des candidats à la présidence de la Commission européenne. L’Europe de l’austérité s’installe dans une crise politique sans précédent. Même dans des pays où la crise économique n’a pas encore eu des effets dévastateurs (France, Grande-Bretagne, Danemark, Autriche), les partis eurosceptiques de droite et d’extrême droite ont remporté un grand succès, sans doute causé par la peur de se voir plonger dans l’abîme par d’autres pays européens. Seule l’Allemagne semble se maintenir (...)

  • Après les élections : De Wever consulte, le PS contre-attaque

    Jean Peltier 10 juin 2014

    Après les élections : De Wever consulte, le PS contre-attaque

    Alors que tout le monde s’attendait à assister à un lent – et même très lent – cheminement vers la mise en place de gouvernements tripartites à tous les niveaux de pouvoir, le PS et le CDH ont créé la surprise ont annonçant leurs fiançailles au niveau francophone, suivies le lendemain par celles du CD&V en Flandre.
    Derrière ces délicats bras de fer, coups fourrés et poignards plantés dans le dos, c’est tout le processus de recherche d’une majorité au niveau fédéral qui s’en trouve bousculé, et avec lui, l’architecture branlante de l’Etat.
    Un fédéralisme de « type spécial »
    La Belgique est un Etat fédéral. Commencé il y a 40 ans, le processus de fédéralisation a avancé par crises et bonds, le dernier étant (...)

  • Pauvre Bart

    Thomas Gunzig 28 mai 2014

    Bien sûr, avant tout, Monsieur Cheron, j’ai envie de vous dire ce que j’ai dit à mes enfants quand ils apprenaient à faire du vélo : « ce n’est pas grave de tomber mais il faut remonter tout de suite et puis c’est quand on est tout au fond qu’un bon coup de talon et hop !… allez, du courage ! ».
    Bon, les amis, à part ça, vous l’avez remarqué, hier, une journée qui fut particulière. Une journée qui a plus que jamais incarné toute la cruauté dont peut être confite la vie politique. Une journée qui fut à l’image du supplice de la roue en deux temps : un, on vous tourne ; deux, on vous (...)