Mexique

  • Sur les milices d’autodéfense au Mexique

    Guillermo Almeyra 24 février 2014

    Certains pensent que les travailleurs sont une masse inerte, incapable de s’organiser, de penser et de décider par elle-même sur son propre avenir. Par conséquent, face à chaque mouvement social qu’ils ne peuvent comprendre ni prévoir, ceux là cherchent toujours des manipulateurs ou des instigateurs étrangers.
    A leurs yeux, les milices d’autodéfense du Michoacan (Etat fédéré mexicain où des populations locales organisent des milices armées contre les bandes de narcotrafiquants et l’incurie des forces répressives corrompues et souvent complices du monde du crime organisé, NdT) ne sont qu’un bloc unique, complètement homogène et elles répondent à une manœuvre du président Peña Nieto et du général colombien (...)

  • Vingt ans après la rébellion au Chiapas : Les zapatistes, leur politique et leur impact

    Dan La Botz 16 janvier 2014

    Vingt ans après la rébellion au Chiapas : Les zapatistes, leur politique et leur impact

    La rébellion menée par les zapatistes au Chiapas a eu lieu il y a vingt ans ce mois-ci. Quelle était l’importance de cette rébellion et des zapatistes ? Quel fut leur impact à l’époque ? Et quel a été son héritage politique ? Quel est le rôle des zapatistes au Mexique aujourd’hui ?
    Il y a vingt ans, à l’aube du 1er Janvier 1994, la rébellion au Chiapas a commencé dans cet état méridional du Mexique, dirigée par une organisation jusqu’alors inconnue : l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), avec un mystérieux porte-parole, le « sous-commandant Marcos ». Quelques 3.000 combattants mal armés, en majorité des Mayas, sortirent de la jungle et occupèrent brièvement une demi-douzaine de villes, dont San (...)

  • Mexique, vingt ans après la rébellion zapatiste : défis économiques et politiques

    Alejandro Nadal, Guillermo Almeyra 15 janvier 2014

    Mexique, vingt ans après la rébellion zapatiste : défis économiques et politiques

    De la fraude électorale du candidat présidentiel Carlos Salinas de Gortari en 1988 et l’imposition de politiques néolibérales - qui ont détruit le monde rural mexicain, accéléré brutalement l’émigration et rendu le Mexique totalement dépendant de l’importation d’aliments payés par le pétrole - jusqu’aux scandales de corruption, les dizaines de milliers d’assassinés et de disparus et la fraude massive lors des élections successives des gouvernements PRI-PAN (1) et de leurs partis satellites (dont le PRD (2)) ; l’oligarchie liée au capital financier international applique un seul plan. Ce plan, c’est la destruction de la souveraineté et de l’indépendance même du pays, ainsi que de toutes les conquêtes sociales (...)

  • Mexique : la lutte de classe revient au devant de la scène

    Pablo Oprinari 24 novembre 2013

    Mexique : la lutte de classe revient au devant de la scène

    Les expectatives que le retour du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel, NdT) au gouvernement signifierait un retour à la stabilité ont été déjouées. Bien que le gouvernement de Enrique Peña Nieto soit parvenu, avec le « Pacte pour le Mexique », à conclure un accord avec l’opposition pour mettre en œuvre un agenda de réformes structurelles, après huit mois de pouvoir le rejet des réformes éducatives et énergétiques ainsi que la remobilisation de la jeunesse sont en train de configurer un nouveau panorama.
    Depuis la fin 2012, le vieux « dinosaure priiste » est de retour. La classe dominante et les multinationales s’étaient réjouies lorsque Peña Nieto a remporté les élections en juillet de l’année (...)

  • Mexique : La grève des enseignants s’étend

    Todd Chretien 22 septembre 2013

    Mexique : La grève des enseignants s'étend

    Après plus d’un mois de grève, des dizaines de milliers d’enseignants mexicains ont été rejoints par les étudiants universitaires et par d’autres syndicats dans leur appel à un arrêt national de travail - un "paro nacional" - les 19 et 20 septembre. Cet élargissement de la grève vient en réponse à l’assaut brutal donné par la police fédérale le 14 septembre contre le campement installé par les enseignants sur la place principale (le Zócalo) au centre de Mexico, assaut qui s’est terminé par l’expulsion des protestataires.
    Les enseignants en grève font partie de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Enseignement (CNTE), un regroupement militant au sein du Syndicat National des Travailleurs de (...)

  • Amérique latine : Etat, syndicats et bureaucraties syndicales

    Guillermo Almeyra 2 mai 2013

    Tant que le régime du salariat existera, les travailleurs seront exploités par les entreprises capitalistes ou par l’Etat en tant que capitaliste collectif. Ils devront donc se défendre des uns et de l’autre en tentant de vendre leur marchandise particulière, la force de travail, au prix le plus élevé et dans les meilleures conditions possibles. Pour ce faire, ils doivent s’unir en associations de producteurs de cette marchandise, autrement dit en syndicats de branche et d’industrie, pour peser plus sur le marché face à des capitalistes qui n’hésitent pas à former des monopoles.
    Les syndicats sont donc, d’une part, une école élémentaire d’union et de solidarité de classe face aux capitalistes et à (...)