Crise capitaliste

  • Saisie mobilière chez BNP Paribas Fortis en Belgique : « Ceci est un début de réappropriation ! »

    Collectif "Qui vole qui ?" 20 février 2015

    Saisie mobilière chez BNP Paribas Fortis en Belgique : « Ceci est un début de réappropriation ! »

    Une trentaine de personnes se sont rendues dans une agence bruxelloise de BNP Paribas Fortis ce 20 février au matin et sont reparties avec... des meubles ! Des chaises, une table, des plantes, etc. : une première saisie pour commencer à récupérer les milliards d’euros que la banque place dans les paradis fiscaux afin de permettre à ses plus riches clients d’échapper à l’impôt.
    La licence bancaire leur a symboliquement été retirée par l’apposition de scellés pour fraude fiscale à très grande échelle et préjudice à l’intérêt général, deux des crimes qui figurent dans la longue liste des faits d’armes de cette banque.
    Forcément, les banques s’expriment peu sur le sujet. Et pour cause, les sommes mentionnées par (...)

  • Dossier : Marx, Piketty et la crise capitaliste

    David Harvey, José Luis Lezama, Vicenç Navarro 16 juin 2014

    Dossier : Marx, Piketty et la crise capitaliste

    Le livre de l’économiste français Thomas Piketty, « Le Capital au XXe siècle » (Seuil, 2013) rencontre un succès impressionnant – et singulièrement aux Etats-Unis. Ce succès, ainsi que son contenu et ses propositions suscitent de nombreuses polémiques et controverses à gauche. Les contributions que nous publions ci-dessous se situent ainsi à divers niveaux critiques ; celle de Vicenç Navarro, économiste espagnol que l’on pourrait qualifier de « néo-keynésien de gauche », influencé par le marxisme, souligne les apports de Piketty tout en en pointant ses « silences ». David Harvey, géographe marxiste et spécialiste du « Capital » de Marx, s’attache quant à lui à une critique méthodologique et conceptuelle de (...)

  • « Les gouvernements qui veulent mener des politiques progressistes ne pourront pas rester dans la zone euro ».

    Costas Lapavitsas 30 mars 2014

    « Les gouvernements qui veulent mener des politiques progressistes ne pourront pas rester dans la zone euro ».

    Costas Lapavitsas est professeur d’économie à l’Université de Londres. Son dernier livre, « Profiting without producing » constitue une radiographie indispensable pour comprendre ce qu’il appelle la financiarisation : la croissance incontrôlée du système financier et l’imposition de ses intérêts à toute la société. Il place beaucoup d’espoir dans Syriza mais prévient que sa position de principe de rester dans la zone euro trouve de sérieuses résistances dans ses propres rangs. Entretien réalisé par Nuria Alabao et Xavier Ferrer pour le journal espagnol « El Diario ». (Avanti4.be)
    Comment sera le vote grec pour les élections européennes ?
    Costas Lapavitsas : Il y a en ce moment beaucoup de mécontentement et (...)

  • Idéologie dominante : Quelques éléments trop peu connus du néolibéralisme

    Roger Goddin 30 mars 2014

    Idéologie dominante : Quelques éléments trop peu connus du néolibéralisme

    Beaucoup avaient espéré, lorsque survint la crise des subprimes en 2007-2008, que le néolibéralisme vivait son chant du cygne ; que l’intervention en panique des États pour sauver les banques marquait le retour de Keynes à l’avant-scène du théâtre capitaliste. Il n’en est rien : imperturbable, le bulldozer néolibéral poursuit son cheminement, et il faut encore et encore améliorer la connaissance de ce système en vue de pouvoir un jour lui asséner le coup fatal que ses méfaits lui ont valu de longue date. Le texte qui suit vise à attirer l’attention sur quelques éléments trop souvent oubliés ou minimisés dans bon nombre de textes relatifs au néolibéralisme. D’abord l’existence et l’importance de (...)

  • A propos d’une étude de la BCE : Trois leçons sur la crise en Europe

    Alejandro Nadal 29 mars 2014

    Le récit de la droite pour expliquer la crise en Europe a deux versants. Le premier considère que les gouvernements ont menés des dépenses irresponsables et que cela a débouché sur une crise de la dette souveraine. Le second insiste sur le fait que les « coûts salariaux élevés » dans les pays de la périphérie européenne ont provoqué la détérioration de leur compétitivité et entraîné un déficit insoutenable de leur balance courante (*) On suppose que cela a provoqué les déséquilibres structurels entre les économies ayant un excédent budgétaire et les pays déficitaires. Ces deux visions de la crise sont erronées, mais la droite insiste à les présenter comme une vérité absolue et les médias martèlement tellement (...)

  • Etat espagnol : La dignité indispensable

    Esther Vivas 22 mars 2014

    La rage, le ras-le-bol, l’indignation, mais, aussi, la solidarité, le soutien mutuel et la dignité sont le combustible des « Marches de la Dignité » qui, depuis la fin mars et le début de février, parcourent tout l’Etat espagnol pour arriver demain à Madrid. Face à la spoliation de nos droits et à la soumission politique aux diktats de la « sainte » Troïka, les Marches exigent des emplois et des logements dignes, l’arrêt des coupes et qu’on cesse payer une dette illégitime. Il y a bien assez de motifs pour marcher.
    Selon les chiffres du dernier rapport de l’Observatoire de la Réalité Sociale de Caritas, il y a aujourd’hui dans l’Etat espagnol trois millions de personnes qui vivent avec moins de 307 euros (...)

  • Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes

    Éric Toussaint 3 mars 2014

     Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes

    Les banques sont les principaux acteurs sur le marché des devises. Elles entretiennent une instabilité permanente des taux de change. Plus de 95 % des échanges de devises sont de type spéculatif. Une infime partie des transactions quotidiennes en devises concerne des investissements, du commerce de biens et de services liés à l’économie réelle, des envois de migrants,… Le volume quotidien des transactions sur le marché des devises tournait en 2013 autour de 5 300 milliards de dollars !
    Les banques qui disposent, comme les fonds de placement mutuel, de très importantes liquidités en usent et en abusent en poussant des monnaies à la baisse ou à la hausse afin d’obtenir des gains sur les différentiels (...)

  • La confiance, le capitalisme et l’idéologie

    Maciek Wisniewski 18 février 2014

    La confiance, le capitalisme et l'idéologie

    Selon ses apologistes, le capitalisme – depuis les « pères fondateurs » (Locke, Smith, etc.) jusqu’à aujourd’hui – est un système reposant sur la « confiance ». Néanmoins, cet argument fonctionne en dehors de la réalité de l’économie moderne, guidée non pas par la vieille éthique mercantile ou d’investissement à long terme, mais par le profit à court terme, la spéculation, la volatilité des marchés, le « casino banking » et les transactions trompeuses. Dans le capitalisme tardif, la confiance n’est pas une valeur récompensée, elle ne caractérise nullement les rapports de travail ou de marché. C’est un concept vide qui fait partie de la mythologie capitaliste et un instrument idéologique en temps de crise.
    Pour (...)

  • Capitalisme ou démocratie

    Esther Vivas 20 novembre 2013

    Le capitalisme est le meilleur garant de la démocratie. C’est du moins ce qu’on nous a toujours dit. Mais la réalité, elle, contredit cette affirmation. La crise nous le démontre chaque jour.
    Aujourd’hui, alors que les gens descendent dans la rue et manifestent face au Parlement (dans l’Etat espagnol, NdT) occupent des logements vides, chahutent les responsables politiques, se mettent en grève et cherchent à porter la démocratie jusqu’au bout, le discours du pouvoir déclare que ceux qui se lèvent en faveur de la justice sociale sont des anti-démocrates, des putschistes et des philo-fascistes. La démocratie actuelle est incapable d’assimiler les aspirations pleinement émancipatrices et démocratiques (...)

  • Le monde à l’ère du néolibéralisme

    Paul Hampton, Martin Thomas 6 novembre 2013

    Le monde à l'ère du néolibéralisme

    Le monde est globalement de plus en riche mais de plus en plus inégal, mais comment s’organise-t-il après plus de trente ans de néolibéralisme ? L’explication en terme d’impérialisme telle que Lénine l’a développée permet-elle encore de rendre compte de la réalité actuelle ? D’où vient la crise de 2007-08 ? S’explique-t-elle par une baisse du taux de profit ? La superpuissance US est-elle en déclin ? La classe travailleuse est-elle en train de s’effacer de l’Histoire ?
    Le texte évoque ces différentes questions et donne des réponses parfois assez différentes de celles qui dominent dans la gauche aujourd’hui. Il a été écrit par deux dirigeants de l’organisation révolutionnaire britannique Alliance for Workers’ (...)