Tout le monde est contre les SAC sauf le gouvernement

Stop Répression 10 juin 2013

L’abaissement de l’âge, prévu par la nouvelle loi sur les Sanctions Administratives Communales, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour de nombreux acteurs de la société civile. Suite à cette nouvelle loi, près de 1500 personnes se sont inscrites pour une manifestation spontanée nationale contre les SAC. Pourtant le gouvernement tient bon et compte bien passer en force. La manifestation appelle donc toutes les différentes oppositions à se réunir. Celles-ci peuvent se résumer à 5 grands points.

Pour beaucoup, le point d’attention principal est la criminalisation et le harcèlement des jeunes propre à la nouvelle loi. Les sanctions pour avoir joué au foot sur un terrain de basket, s’être assis sur le dossier d’un banc avoir lancé des boules de neige,… sont devenues possibles pour des enfants de 14 ans. De nombreux acteurs de terrain, organisations de jeunesse, parents, jeunes, etc. se mobilisent pour rappeler au monde politique qu’être jeune n’est pas une incivilité.

Ensuite, il y a l’arbitraire. Pour reprendre les mots de la ligue des droits de l’homme le système des SAC introduit une justice de Shérifs. Le système expose le citoyen au bon vouloir des communes qui sont juges et parties. La séparation des pouvoirs, les droits de la défense et toute une série des droits fondamentaux des citoyens passent donc à la trappe. Les citoyens ont droit à une justice équitable et de qualité pour tous !

On constate aussi que les SAC sont utilisées comme un moyen de répression politique. Récemment, à Anvers, 80 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté devant le siège de Monsanto. Les SAC introduisent un outil qui permet aux communes de criminaliser les manifestations qui les dérangent. La liberté d’expression et de manifestation sont remises en question. Manifester est un droit, non à la répression !

Avec la crise, les dépenses des communes explosent, alors que leurs recettes s’effondrent. Les SAC offrent la possibilité aux communes de combler les trous dans les budgets communaux de la façon la plus antisociale qui soit. Ainsi, Bruxelles ville compte investir 1’253’000€ pour sanctionner le contribuable mais compte bien récupérer 3’000’000 dans les poches de ce dernier. Le risque d’une politique du chiffre et de l’introduction de SAC pour des raisons budgétaires est donc plus que réel.

Le système sac amène bien plus de problèmes que de solutions. Les SAC ne règlent absolument pas les problèmes sociaux qu’ils visent, le système se contente de les criminaliser. La société a besoin de solutions sociales aux problèmes sociaux. Nous, jeunes, militants, travailleurs et citoyens, choisissons de nous engager pour un avenir d’émancipation pour tous, pas pour une société qui criminalise tout et tous.

C’est pour ca que nous appelons tous ceux qui s’opposent aux SAC pour une ou plusieurs raisons de nous rejoindre ce samedi 29 juin à 14h à la gare centrale de Bruxelles.

Les organisateurs ne veulent pas s’arrêter à une manif et annoncent de nouvelles action après les vacances d’été. Un prochain rendez-vous est déjà pris pour une manifestation nationale à Bruxelles les 26 octobre 2013.

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