Communiqué de presse du comité de soutien aux réfugiés Afghans de Bruxelles

Comité de soutien des réfugiés afghans 23 octobre 2013

Ce mardi 22 octobre, le collectif des afghans voulait appuyer une interpellation en leur faveur au parlement. La police en a profité pour mettre les familles restées au 127 rue du trône à la rue. La manifestation pacifique s’est alors assise en protestation contre ses évènements.

La police est intervenue avec une grande brutalité. Elle a commencé par gazer les manifestants et les matraquer. Ensuite, les policiers ont fait sortir les femmes avec enfants de la nasse. Le tout fut couronné par des insultes racistes ; d’après certains policiers : « les étrangers sont des animaux ». Les coups vont se succéder pour finalement laisser deux personnes gravement blessées à la tête et 168 personnes arrêtées. Mme Milquet (CDH), M. Decourty (PS) et M. Thielemans (PS) ont manifestement décidé de briser la lutte des afghans dans la violence.

Le gouvernement belge, sous le commandement du ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V), dépense des millions pour participer à la guerre de l’OTAN en Afghanistan. Au nom du contrôle des ressources, la Belgique sème la violence en Afghanistan. Le gouvernement Di Rupo continue d’expulser des afghans vers la guerre et la mort (voir le cas d’Aref). Pourtant, le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders (MR), déconseille aux ressortissants belges de voyager en Afghanistan en raison du danger que cela pose.

L’hypocrisie du gouvernement Di Rupo doit cesser. La répression brutale que subissent des personnes qui luttent pour leurs droits et la justice est injustifiable. Expulser des personnes parce qu’ils font usage de la liberté d’expression et de manifestation, pourtant en théorie garantie à tous, relève du cynisme.

Nous exigeons la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et la fin immédiate de toutes les poursuites à l’encontre des militants (avec ou sans papiers) : procédure d’expulsions, SAC,…

De Bruxelles à Paris en passant par Lampedusa, les mouvements demandent la Justice :

  • Suppression des centres fermés ;
  • Arrêt des expulsions ;
  • Régularisation collective de tous les sans papiers ;
  • La liberté de circulation pour toutes et tous.

Le comité de soutien Contact Presse : Magali : 0470 69 10 72