Ariel Sharon : Le boucher de Beyrouth est mort

Omar Hassan 15 janvier 2014

L’ancien Premier ministre d’Israël, Ariel Sharon, un homme responsable de l’assassinat de milliers de Palestiniens et de Libanais, est mort. En tant que ministre des Affaires étrangères dans les années 1990, Sharon a été responsable de l’accélération de la construction des colonies illégales en Cisjordanie, appelant ses partisans à « courir et attraper autant de collines (palestiniennes) que possible car tout ce que nous prenons maintenant restera à nous ».

C’est dans ce même esprit que Sharon entra dans la mosquée al-Aqsa en septembre 2000, déclarant que cette terre appartenait à Israël. Il a réprimé sans pitié la seconde Intifada qui a suivi cet acte de provocation.

Sharon avait rejoint un groupe paramilitaire sioniste dès l’âge de 14 ans. Il s’est fait connaître en tant que commandant de « l’unité 101 » qui a détruit le village de Cisjordanie de Quibya en 1953. Des observateurs militaires des Nations Unies ont déclaré à l’époque que « les habitants ont été contraints de rester à l’intérieur jusqu’à ce que leurs maisons soient dynamitées sur eux... Les soldats israéliens se déplaçaient dans leur village en faisant sauter les bâtiments et en tirant dans les portes et les fenêtres avec des armes automatiques et des grenades à main ».

Il a acquis la réputation d’être un commandant « voyou » dans les guerres de 1956, 1967 et 1973 avec les Arabes.

Peu de temps après être devenu ministre de la guerre, il fut l’instigateur de l’invasion du Liban en 1982. Cette invasion a tué 20.000 personnes et détruit une grande partie de l’infrastructure du pays. Pendant l’occupation du Liban, il a été jugé personnellement coupable - par une commission d’enquête israélienne - des massacres dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, où plus de 3.000 Palestiniens ont perdu la vie en deux jours. Tandis que ce massacre été mené à bien par des milices libanaises, les troupes sous les ordres de Sharon étaient stationnés à l’extérieur des camps ; elles ont ouvert l’accès au camp et apporté un soutien logistique aux milices. Les soldats israéliens ont même envoyé des fusées éclairantes pendant la nuit pour permettre au massacre de se poursuivre. Le journaliste Robert Fisk a décrit les scènes horribles observées le lendemain :

« Les femmes tuées se trouvaient dans les maisons avec leurs jupes déchirées jusqu’à la taille et les jambes écartées, les enfants égorgés, des rangées de jeunes hommes exécutés dans le dos après avoir été alignés contre un mur. Il y avait des bébés jetés dans les tas d’ordures constitués de boîtes de rations, d’équipements de l’armée israélienne et de bouteilles de whisky vides ».

Fait révélateur, Obama et d’autres dirigeants du monde entier ont rendu hommage à cet homme « controversé » qu’ils décrivent hypocritement comme quelqu’un cherchant le compromis et la paix.

Pour ceux d’entre nous qui avons un peu d’humanité, la mort du « Bulldozer » est un moment de fête qui nous rappelle la nécessité de lutter contre le sionisme et de poursuivre le combat pour la libération du peuple palestinien.

Source :
http://redflag.org.au/article/butcher-beirut-dead
Traduction française pour Avanti4.be : G. Cluseret