Chine 1989 : Le mouvement de la Place Tiananmen, un « Mai des masses »

Charlie Hore 4 juin 2014

Chine 1989 : Le mouvement de la Place Tiananmen, un « Mai des masses »

Il y a 25 ans, un mouvement massif de protestation a explosé dans les villes de la Chine posant potentiellement le plus grand défi pour les dirigeants de la Chine depuis la création de la République Populaire en 1949.

On se rappelle surtout du « mouvement de la place Tiananmen » à cause de l’horrible massacre qui y a mis fin. Le 4 Juin 1989, des colonnes de troupes et de chars ont convergé vers le cœur de Pékin, tuant des centaines, voire plusieurs milliers de manifestants. Et des milliers d’autres sont morts ou ont disparu dans la répression qui a suivi au cours des jours suivants.

Il est bon de se souvenir de tout cela, et de commémorer cette journée, pour rappeler aux dirigeants chinois leur crime. Mais il est tout aussi important de se rappeler pour quoi se battaient les protestataires et l’inspiration qu’a suscité ce mouvement à son apogée.

Dix années de réformes sous contrôle

La Chine de 1989 était très différente de la Chine d’aujourd’hui. Les réformes économiques lancées par Deng Xiaoping à la fin des années 1970 avaient conduit à une augmentation substantielle du niveau de vie, surtout dans les campagnes, où vivait encore la grande majorité de la population chinoise. Elles avaient été accompagnées par des réformes sociales et politiques partielles, qui avaient démantelé la plupart des petits contrôles sur la vie quotidienne qui avaient été la norme dans la Révolution culturelle.

Ces nouvelles libertés avaient conduit certains, en particulier parmi les jeunes travailleurs et les étudiants, à demander beaucoup plus. Les années 1980 avaient été ponctuées par un certain nombre de protestations et de manifestations étudiantes. L’arrivée de Deng au pouvoir avait également été accueillie avec un mouvement de courte durée, connu sous le nom du "Mur de la Démocratie ", au cours duquel les jeunes travailleurs qui avaient été exilés à la campagne pendant la Révolution culturelle avaient publié des appels à une plus grande liberté. Ces diverses mouvements ont eu une influence importante sur ce qui s’est passé en 1989.

Mais le facteur le plus important fut l’évolution du climat économique. Les gains du début des années 1980 étaient menacés par l’inflation et par l’insécurité de l’emploi. Le retour à des marchés libres faisait qu’en cas de perturbation dans les réserves alimentaires, les prix pouvaient augmenter très rapidement. Au début de 1989, l’inflation urbaine avait atteint un niveau plus élevé qu’à n’importe quel moment depuis 1949.

La surchauffe de l’économie et le virage vers des mesures d’austérité qui fut pris par les dirigeants du pays en réponse entraîna la mise à l’arrêt d’un grand nombre d’usines et la mise à pied de leurs travailleurs. La perturbation économique conduisit à des débats semi-publics entre les dirigeants chinois.

Il s’agissait d’une crise de la politique économique, provoquée par une croissance déséquilibrée, plutôt que d’une véritable récession, mais c’était néanmoins la pire crise depuis 1949. Les travailleurs qui avaient vu leurs conditions de vie s’améliorer se trouvaient maintenant confrontés au risque de perdre ce qu’ils avaient gagné, et la classe dirigeante était affaiblie et divisée. Le décor était planté pour une éruption, mais personne ne s’attendait à la taille et à l’ampleur de ce qui allait se passer.

Comment tout a commencé

Le mouvement de 1989 a commencé avec la mort de Hu Yaobang, un haut dirigeant politique qui avait été l’un des lieutenants de Deng Xiaoping et qui était considéré comme responsable de la plupart des réformes politiques. Bien que tout ait commencé comme un mouvement pour honorer sa mémoire, ce mouvement se développa rapidement en une attaque contre les autres hommes politiques et contre la corruption officielle en général, ainsi que par un appel pour une plus grande liberté politique et sociale.

Il explosa bien au-delà de la taille des actions de protestation des années précédentes. Le jour de l’enterrement de Hu, 150.000 étudiants et travailleurs occupèrent la place Tiananmen, bien que le gouvernement ait essayé d’interdire ces commémorations non officielles. Le week-end suivant, des marches de solidarité eurent lieu dans au moins huit villes et de graves émeutes éclatèrent dans deux de celles-ci.

Le Parti communiste chinois (PCC) dénonça les étudiants comme « contre-révolutionnaires », ce qui ne fit que renforcer la colère. Les dirigeants du mouvement envoyèrent des étudiants dans les rues et les entreprises pour appeler les travailleurs et les citoyens à se joindre à eux.

La réponse fut magnifique. Le jeudi 28 avril, 150.000 personnes défilèrent à travers Pékin, les travailleurs constituant la moitié de la manifestation. Celle-ci se termina avec des appels à organiser des manifestations dans tout le pays le 4 mai, jour du 70e anniversaire d’un mouvement étudiant anti-impérialiste qui avait donné le coup d’envoi du mouvement nationaliste des années 1920, dans lequel naquit et se développa le Parti communiste.

Le 4 mai marqua un nouveau pas en avant pour le mouvement, avec des manifestations dans des villes où rien ne s’était passé auparavant, même si, dans d’autres villes, le nombre de manifestants semblait en baisse par rapport aux actions précédentes. Mais, plus important, après le 4 mai, l’initiative repassa aux mains du gouvernement, les dirigeants du mouvement n’ayant aucune idée réelle de ce qu’il fallait faire pour passer à l’étape suivante.

La situation changea de façon décisive avec le lancement d’une grève de la faim par des étudiants sur la place Tiananmen le 13 mai. Ils n’étaient que 200 au début mais, en quelques jours, il y avait plus de 1.000 participants, et des milliers d’autres sympathisants rejoignirent le camp établi sur la place.

Le moment était particulièrement bien choisi car le président russe Mikhaïl Gorbatchev était sur le point de faire la première visite d’un dirigeant de l’URSS à la Chine depuis la rupture sino-soviétique de 1962. Cette visite devait être un coup diplomatique majeur pour Deng, les deux dirigeants devant apparaître ensemble sur la place Tiananmen devant des foules en liesse. Les étudiants ruinèrent ce projet.

Le jour de l’arrivée de Gorbatchev, il y avait un demi-million de personnes sur la place. Le lendemain, ils étaient un million, avec des travailleurs quittant leurs lieux de travail et marchant vers la place en groupes organisés. Le lendemain, ils étaient 2 millions. Dans au moins quatre autres villes, les étudiants lancèrent des grèves de la faim en solidarité avec celle de Pékin. A Shanghai, 30.000 personnes campaient dans le centre de la ville. Des marches de protestation et de solidarité eurent lieu dans des dizaines d’autres villes à travers la Chine.

Au moment où le mouvement atteignait ainsi de nouveaux sommets, un mouvement de colère éclata parmi les populations musulmanes dans l’ouest de la Chine, provoquant les plus grandes manifestations religieuses jamais vues en Chine. Les manifestations avaient été déclenchées par la publication d’un livre islamophobe et elles réunirent des musulmans de différentes nationalités (internes à la Chine – NdT) dans au moins cinq provinces ainsi qu’à Pékin et Shanghai.

Le gouvernement réagit très rapidement, interdisant cet ouvrage et organisant des destructions publiques de celui-ci. Les deux mouvements étaient distincts, mais la réaction rapide du gouvernement montra à quel point il craignait tout élargissement des protestations.

Le 18 mai vit une dernière tentative pour désamorcer les protestations, avec une réunion télévisée entre les ministres et les leaders étudiants. Les ministres traitèrent avec condescendance les étudiants, qui en retour les humilièrent publiquement. Le lendemain, la loi martiale fut décrétée, les troupes commencèrent à se déplacer dans Pékin et la ville entra en éruption.

Loi martiale

L’Armée Populaire de Libération était entrée à Pékin au début de 1949 en tant que libératrice. Quarante ans plus tard, l’idée qu’elle puisse réprimer les manifestations paraissait impensable. L’incrédulité se mua en rage. Des milliers de travailleurs quittèrent leurs lieux de travail, pour construire des barricades sur toutes les routes principales traversant la ville et fermer les lignes de métro.

Deux jours après, un témoin britannique pourrait écrire : « Samedi soir a eu lieu le spectacle humain le plus incroyable que j’ai jamais vu. C’était irréel, le nombre de personnes qui descendaient dans les rues. Tout le monde était là : des très vieux, des familles avec de jeunes enfants, des bébés dans les bras de leurs mères - tout le monde était là pour arrêter les soldats. Ils pensaient que le moment critique aurait lieu cette nuit, et ils s’étaient préparés pour tenter de les arrêter. Un vieil homme m’a dit qu’il y avait plus de gens dans les rues qu’il n’en avait jamais vu dans sa vie - certainement plus qu’en 1949. »

Et le lendemain, deux autres témoins écrivaient pour le journal Socialist Worker (Grande-Bretagne) : « Depuis 48 heures, la ville est entièrement entre les mains du peuple. Bien que l’atmosphère soit tendue, il n’y a pas de cas d’ivresse, pas de pillage, aucune violence ... Nous sommes sur la route principale à l’est de la ville. L’avenue est large. Trois autobus articulés la bloquent. Derrière eux, sur plus de 1000 mètres, il doit y avoir plus de 100 autobus disposés en blocs imbriqués pour bloquer la route...

« La barricade n’arrêtera pas les chars – et elle n’est pas conçue pour cela. L’idée est d’arrêter et de ralentir le déplacement des troupes pour permettre aux gens de discuter avec les soldats et les pousser à faire demi-tour, comme cela s’est produit si souvent au cours des deux derniers jours. La manière de tenir de telles barricades, c’est avec les gens devant, et pas derrière...

« Tout le centre-ville, qui fait plus ou moins dix kilomètres de long et autant de large, voire plus, est maintenant sous le contrôle des travailleurs et des étudiants. Les gens parlent de 5 millions de personnes - plus de la moitié de la population totale - dans les rues hier. La plupart d’entre eux sont des travailleurs. Partout, des camions circulent, les bâches enlevées, remplis de travailleurs et d’étudiants... Et tout le monde chante l’Internationale, encore, encore et encore. "

Cela ressemblait à une révolution, et pour beaucoup de gens, c’était comme une révolution. Sur les barricades, et sur la place elle-même, les femmes étaient à l’avant-plan en tant qu’organisatrices et dirigeantes, à l’opposé de ce qui se passe dans la vie quotidienne. Une témoin oculaire a estimé que les foules étaient composées à 40% de femmes, ajoutant qu’elle ne s’était jamais senti aussi en sécurité en tant que femme dans sa vie. Il y avait un énorme sentiment de libération et de camaraderie, la police et l’Etat paraissant complètement absents.

Mais alors qu’il y avait un sentiment général de révolte, il y avait peu de perspective alternative. Les revendications officielles des étudiants n’ont jamais été au-delà du remplacement de quelques ministres, du retrait de la caractérisation du mouvement comme "contre-révolutionnaire" qui avait faite en avril et la fin de la corruption au sommet du pouvoir. Et tandis que la direction étudiante était capable de prouesses incroyables en matière d’organisation, elle fonctionnait avec une structure très verticale du haut vers le bas et ne fit que peu de tentatives pour organiser des organismes démocratiques plus larges.

Les syndicats autonomes des travailleurs qui se sont organisées à Pékin et dans un certain nombre d’autres villes à la fin de mai étaient une réponse à cette situation et une tentative de construire un pôle d’attraction ouvrier distinct à l’intérieur du mouvement. A Pékin, quelque 10.000 personnes rejoignirent ces syndicats indépendants naissants, bien que l’organisation au travail était entravée, beaucoup de gens n’allant tout simplement pas travailler. Dans la plupart des autres villes, cependant, ces embryons de syndicats n’eurent tout simplement pas le temps de se développer au-delà de petits groupes de militants.

En l’absence de toute perspective, et avec les troupes qui n’insistaient pas, le nombre de participants sur les barricades et sur la place diminua progressivement. Dans d’autres villes, il y avait encore d’énormes mobilisations, mais elles attendaient une direction de Pékin, et rien ne venait.

Le massacre et son impact

Le 3 juin, il y eut une timide tentative d’envoyer des troupes dans Pékin au cours de la journée, mais elle tourna rapidement court et provoqua un retour massif de manifestants dans les rues. Mais ceux-ci ne devaient pas être de taille à résister à l’intervention à grande échelle de la nuit suivante.

À partir d’environ 22 heures, des chars d’assaut et des véhicules blindés de transport de troupes bousculèrent les barricades à l’ouest de Beijing, tirant au hasard sur la foule qui sortait dans la rue pour s’opposer à eux. Ils se déplacèrent lentement à travers la ville, convergeant vers la place Tiananmen, où ils arrivèrent dans les premières heures du 4 juin. Au lever du jour, il y avait encore des foules dans les rues pour protester contre l’intervention de l’armée et de nombreux chars et véhicules de transport de troupes calcinés montraient l’ampleur de la résistance.

Des rapports crédibles indiquèrent qu’un grand nombre de soldats désertaient tout simplement et plusieurs rapports mentionnèrent des unités de l’armée qui attaquaient d’autres unités soupçonnées de désertion. A l’écart des principales rues, il y eut aussi de nombreux cas de soldats isolés se faisant attaquer par des travailleurs. Mais la riposte était désorganisée et ne pouvait pas espérer mieux que rendre plus difficile l’intervention de l’armée.

Dans toute la Chine, des manifestations de solidarité explosèrent dans ce qui fut probablement la plus grande mobilisation qu’ait connu le pays à ce jour. Des foules immenses occupèrent les centre-villes, appelèrent à la grève générale, et combattirent la police et l’armée. Deux nuits de combats de rue dans la ville de Chengdu dans le sud-ouest du pays firent près de 300 morts. Plus de 180 villes connurent des troubles assez graves pour faire l’objet de rapports envoyés à Pékin. A Hong Kong, un million de personnes, soit un sixième de la population, prirent part à une marche de protestation.

La répression qui suivit fut terrible, avec 30 000 personnes arrêtées à la fin de l’année, et plusieurs milliers de morts, souvent liquidés dans des exécutions publiques. La répression s’abattit le plus durement sur les travailleurs et les autres habitants des villes qui avaient résisté. Mais elle ne fut pas sans faille. Le gouvernement publia une liste des 21 dirigeants étudiants les plus recherchés, dont 7 réussirent à sortir clandestinement de Chine. Les dirigeants du Syndicat autonome des Travailleurs de Pékin réussirent à prendre la fuite pendant plusieurs semaines avant d’être capturés.

Les retombées économiques furent graves, approfondissant la crise qui avait commencé au début de l’année. Entre le milieu de 1989 et le milieu de 1990, l’économie chinoise recula légèrement, le plus mauvais résultat depuis la fin des années 1960.

Mais pour les dirigeants de la Chine, c’était le prix à payer. Ce qui était potentiellement le plus grave défi à leur pouvoir depuis 1949 devait être écrasé à tout prix. Et 25 ans plus tard, le souvenir de ce qui s’est passé résonne encore. Lorsque les villageois de Wukan, dans la province de Guangdong, ont pris le contrôle de leur village à la fin 2011 en réponse à l’assassinat d’un chef du mouvement de protestation, ils ont parlé à des journalistes occidentaux de 1989 et de la façon dont ce qui s’est passé a montré que le gouvernement central ne pouvait pas être battu.

De 1989 à 2014

Mais le souvenir de la répression n’a pas fait disparaître toute protestation de la rue. Au cours des 25 dernières années, l’économie chinoise a progressé plus rapidement qu’à n’importe quel moment dans l’Histoire, et il en a été de même pour la protestation sociale.

Au milieu des années 1990, il y a eu des mouvements paysans de masse à travers tout le centre de la Chine contre les autorités locales qui imposaient des taxes illégales. Dans une certaine mesure, ils enfonçaient une porte ouverte, parce que le gouvernement central voulait lui aussi arrêter ce genre de taxes, mais l’ampleur du mouvement a forcé le gouvernement à sévir plus fortement qu’il le voulait.

Quelques années plus tard, les travailleurs des entreprises d’État ont mené des grèves quasi insurrectionnelles pour défendre les avantages qu’on leur avait promis en compensation de la fermeture des sociétés qui les employaient. Eux aussi ont également remporté des victoires - le gouvernement central a repris leurs dettes et payé les sommes promises.

Les travailleurs « migrants intérieurs », qui ont quittés en masse les campagnes pour venir travailler dans les usines exportatrices d’une économie chinoise en plein essor, ont, eux aussi, lutté régulièrement pour améliorer les conditions dans lesquelles ils vivent et travaillent. Leurs luttes sont encore plus diffuses et disparates, mais après deux décennies de refus d’accepter tout ce qu’on leur imposait, ils ont remporté certains droits de résidence dans les villes où ils ont déménagé - et imposé le droit de faire grève.

Le gouvernement a été contraint de permettre des espaces pour l’expression du mécontentement de masse et de repousser toujours plus loin les limites de ce qui est permis. Cela fonctionne dans une certaine mesure comme une soupape de sécurité - parce que les gens peuvent "négocier par des émeutes » et remporter certaines victoires, pour autant qu’ils ciblent des fonctionnaires et des responsables locaux plutôt que le gouvernement central.

Mais c’est une situation intrinsèquement instable pour deux raisons : d’abord, elle fonctionne parce que ceux qui protestent obtiennent des gains en le faisant, mais cela ne fait que stimuler d’autres manifestations par la suite ; et, d’autre part, parce que rien ne garantit que ces luttes particulières ne se généraliseront pas.

Le 4 juin 1989 a été une défaite terrible qui a façonné de nombreuses manières la société chinoise et les mouvements sociaux depuis lors. Les campus universitaires ont été réduits au silence et sont restés silencieux depuis. Mais chaque année, quand l’anniversaire se rapproche, le gouvernement intensifie la sécurité autour de la place Tiananmen, multiplie les arrestations de journalistes et d’intellectuels et augmente le nombre de policiers dans les rues. Il sait très bien que s’ils ont réussi à noyer le mouvement dans le sang, ils n’ont pas gagné plus de légitimité en le faisant.

Le boom économique des 25 dernières années a creusé l’écart entre les riches et les pauvres et a conduit à une corruption massive à tous les niveaux du Parti Communiste et de l’Etat. La corruption est maintenant beaucoup plus visible qu’elle ne l’était il y a 25 ans. Le potentiel pour un autre mouvement de la taille et de l’échelle de 1989 n’a pas disparu, et c’est bien ce qui fait peur aux autorités.

Si le 4 Juin 1989 a montré à quel point une classe dirigeante peut être féroce quand elle s‘accroche à son pouvoir, le " Mai des masses " a montré la force potentielle qu’ont les travailleurs chinois pour contester ce pouvoir. C’est cette histoire que nous devons rappeler et célébrer car, malgré la défaite, cette force potentielle demeure.

Charlie Hore est membre de l’organisation Revolutionary Socialism in the 21st Century (RS21) en Grande-Bretagne, une scission récente du Socialist Workers Party où il a milité de longues années. Il a écrit plusieurs livres et brochures sur la Chine.

Source : http://rs21.org.uk/2014/05/29/the-may-of-the-masses-the-tiananmen-square-movement-25-years-on/
Traduction française pour Avanti4.be : Jean Peltier