Vincent Scheltiens

  • Martens : Que les années 80 reposent en paix

    Vincent Scheltiens 29 octobre 2013

    Pour Vincent Scheltiens, chercheur à l’Université d’Anvers au Centre pour l’Histoire Politique, l’approche unilatérale et les éloges dressés à la carrière politique de Wilfried Martens, récemment décédé, sont en réalité utilisés comme « munition » pour justifier les « temps durs à venir ».
    La façon dont le monde politique a évoqué la carrière bien remplie de Wilfried Martens nous fait penser qu’une béatification n’est pas loin. Bon nombre de ses ex-collègues mettent l’accent sur son approche pendant la période de crise des années ‘80. Herman Van Rumpuy se rappelle que Martens « garantissait la stabilité dans une période marquée par une profonde crise économique et une incertitude internationale ». Guy Verhofstadt (...)

  • Frontière linguistique et homogénéité : cinquante ans d’illusions

    Vincent Scheltiens 4 novembre 2012

    Coquiane, Espierres, D’Hoppe, Marcq… Qui s’en souvient ? Pourtant, il y a 50 ans, lorsque le parlement dessina le 31 octobre 1962, la frontière linguistique, ces villages et hameaux se situaient à l’épicentre de la politique belge. Avec la précision d’un scalpel, les chirurgiens politiques de l’époque coupèrent le tissu belge et déterminèrent quelles communes seraient flamandes et lesquelles seraient wallonnes. La Flandre se voyait attribuer 24 communes et 23.250 habitants. La Wallonie obtenait 25 communes et 87.450 habitants. Jamais ce résultat ne fera l’unanimité.
    Néanmoins, les chirurgiens politiques n’avaient rien laissé au hasard. Au sein de ce qu’on pourrait appeler un « think tank » avant la (...)