Silvia Federici

  • Dette, appropriation des corps, travail reproductif et libération des femmes. Entretiens avec Silvia Federici

    Ana Requena Aguilar, Hibai Arbide Aza, Silvia Federici 8 juillet 2014

    Dette, appropriation des corps, travail reproductif et libération des femmes. Entretiens avec Silvia Federici

    L’auteure de « Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive », (Entremonde/Senonevero, 2014), la théoricienne féministe Silvia Federici, est née en 1942 à Parme, en Italie, c’est dans ce pays qu’elle fait ses premiers pas dans l’activisme. En 1967, elle s’installe aux Etats-Unis où elle participe activement au mouvement étudiant, aux mobilisations contre la guerre du Vietnam, au mouvement pour les droits civils et, surtout, au mouvement féministe. Dans les années 1980, elle vit au Nigeria où elle donne des cours à l’Université de Port Harcourt et participe à des organisations de femmes en lutte contre les politiques d’ajustement structurel. Elle est aujourd’hui professeure de Philosophie (...)

  • Le travail précaire d’un point de vue féministe

    Silvia Federici 14 octobre 2013

    Le travail précaire d'un point de vue féministe

    L’extension des formes de travail précaire s’est accélérée avec la crise capitaliste. Le travail précaire est un concept central dans les discussions autour de la réorganisation capitaliste du travail et des rapports de classe dans l’économie globale actuelle. La féministe Silvia Federici analyse ici les limites et le potentiel du concept de « précariat » élaboré par des théoriciens marxistes autonomistes tels que Tony Negri et Michael Hardt et qui comprennent ce concept comme un instrument analytique et organisationnel. Elle soutient également que le travail reproductif est un continent oublié du travail et de la lutte que le mouvement anticapitaliste doit reconnaître dans ses tâches politiques. Ce texte (...)

  • Capitalisme, chasse aux sorcières et biens communs. Entretien avec Silvia Federici

    Silvia Federici 25 septembre 2013

    Capitalisme, chasse aux sorcières et biens communs. Entretien avec Silvia Federici

    Il y a quelques siècles d’ici, elle aurait été envoyée au bûcher. Féministe infatigable, l’historienne et auteure de l’un des livres les plus téléchargés sur Internet, « Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation » (Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Edition française à paraître aux Editions Senonevero en 2013) nous explique de manière rigoureuse les raisons politiques et économiques qui se cachaient derrière la chasse aux sorcières. Son dernier livre, « Revolution at Point Zero : Housework, Reproduction, and Feminist Struggle » (Common Notions/PM Press, 2012) est un recueil d’articles indispensables pour connaître sa trajectoire intellectuelle. Entretien (...)

  • « La chaîne de montage commence à la cuisine, au lavabo et dans nos corps ». Entretien avec la féministe Silvia Federici

    Manel Ros, Silvia Federici, Sylviane Dahan 24 octobre 2012

    « La chaîne de montage commence à la cuisine, au lavabo et dans nos corps ». Entretien avec la féministe Silvia Federici

    Silvia Federici est professeure à la Hofstra University de New York et militante féministe depuis les années 1960. Son œuvre aborde la philosophie et la théorie féministe, l’histoire des femmes ou, plus récemment, l’impact des politiques du FMI et de la Banque mondiale en Afrique qu’elle a pu étudier de près après un long séjour au Nigeria. Mais Federici est surtout connue pour ses études détaillées sur les processus d’expropriation des corps et des savoirs, sur l’histoire de la chasse aux sorcières et sur les questions reproductives. Ce sont les thèmes qui sont au cœur de son ouvrage : « Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation ». (Caliban et la sorcière : Femmes, corps et (...)