LDH

  • Stopper la criminalisation pour renforcer la solidarité

    LDH 15 novembre 2013

    En Belgique, les actions de soutien aux migrants sans papiers sont de plus en plus sévèrement réprimées sur le terrain… et dans les tribunaux. Le collectif qui a rédigé cette carte blanche dénonce une véritable criminalisation des actes et, même, des intentions.
    Ces 20 et 27 novembre 2013 verront se dérouler deux procès en appel, à Bruxelles, à l’encontre d’activistes de deux collectifs de soutien aux migrants « sans-papiers », le NoBorder et le Comité d’Actions et de Soutien (CAS).
    Le premier procès concerne deux activistes qui ont participé, en septembre 2010, à une manifestation devant le centre fermé 127bis à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Semira Adamu. Sur place, les manifestants se (...)

  • Expulsion du GESU : pourquoi maintenant, pourquoi comme ça ?

    LDH 5 novembre 2013

    Ce lundi 4 novembre, à 6h, la commune de Saint-Josse a fini par mettre à exécution l’expulsion du squat du GESU annoncée depuis le jeudi 31 octobre.
    Les personnes les plus vulnérables qui restaient au GESU, notamment des familles avec enfants en bas âge et des personnes âgées, ont été évacuées de force par 200 policiers casqués, après que la trentaine de militants présents toute la nuit pour les soutenir se soit fait violemment repousser. Le reste des habitants, en particulier les sans-papiers, avait pris le soin de fuir dans les jours précédents pour échapper à une possible arrestation.
    Pourquoi une telle urgence, tout à coup ?
    Les conditions d’insécurité brandies par le Bourgmestre de Saint-Josse Emir (...)

  • Lampedusa : l’Europe assassine

    LDH 9 octobre 2013

    Les morts de Lampedusa, comme ceux d’hier et de demain, sont les victimes d’une Europe enfermée jusqu’à l’aveuglement dans une logique sécuritaire, qui a renoncé aux valeurs qu’elle prétend défendre. Une Europe assassine...
    Le nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité.
    En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre (...)

  • Réfugiés afghans : Lettre ouverte à la Secrétaire d’État Maggie De Block

    LDH 26 septembre 2013

    Madame la Secrétaire d’État, pourquoi qualifiez-vous la confrontation avec la réalité qui découle de votre politique de « chantage émotionnel » ? Depuis ce vendredi 6 septembre 2013, 200 Afghans occupent un bâtiment vide à Bruxelles. Ils le font pour dénoncer la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent depuis leur fuite d’Afghanistan, pour beaucoup d’entre eux depuis des années et avec de jeunes enfants. Dans les médias, vous réagissez contre cette action de désespoir des familles afghanes.
    Madame De Block, vous appelez cette action chantage. Mais est-ce du chantage de vous rappeler qu’il y a encore une guerre en Afghanistan et que des enfants en sont victimes ? Vous savez pourtant bien que vos (...)

  • Semira : on n’oublie pas : Dénoncer sans relâche les centres fermés, les expulsions et les violences policières

    Bruxelles Laïque, LDH 18 septembre 2013

    Le 22 septembre 2013, cela fera quinze ans que Semira Adamu a été assassinée par l’Etat belge et ses politiques migratoires lors de son rapatriement forcé. Fuyant le Nigeria, Semira Adamu est arrivée en Belgique le 25 mars 1998, âgée de presque vingt ans. Arrêtée à Zaventem et incarcérée au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel, elle a introduit une demande d’asile, motivée par la fuite d’un mariage forcé avec un polygame de 65 ans, qui a été refusée.
    L’Office des Etrangers a, malgré cette situation, décidé d’organiser son rapatriement forcé. Lors de sa sixième tentative d’expulsion, le 22 septembre 1998, pas moins de neuf gendarmes ont été mobilisés pour l’embarquement. Cachée des regards des passagers par (...)

  • L’incitation indirecte au terrorisme : un terme qui piège la liberté d’expression

    LDH 8 février 2013

    Ce jeudi 7 février, les sénateurs vont procéder au vote d’un projet de loi contenant une extension sensible de la législation anti-terroriste.
    Cette extension, si elle est adoptée, fera peser d’importantes menaces sur l’exercice de la liberté d’expression de certains mouvements sociaux. Et les sénateurs en sont conscients puisque ladite extension est la copie presque conforme d’une proposition de décision-cadre européenne vis-à-vis de laquelle tant la Commission de la Justice de la Chambre des Représentants que celle du Sénat avaient exprimé, à l’unanimité, majorité et opposition réunies, de sérieuses réserves. Las, dans un grand élan d’amnésie collective, le Sénat risque de voter un texte qu’il a (...)

  • Chômage : chronique d’un désastre annoncé

    CSC, FGTB-Wallonne, LDH 1er novembre 2012

    Plutôt que de s’attaquer aux vrais causes et responsables de la crise, le gouvernement a trouvé une cible plus facile : les travailleurs sans emploi. A partir du 1er novembre, plus de 150.000 d’entre eux verront leurs allocations diminuer progressivement jusqu’à un forfait inférieur au seuil de pauvreté. La FGTB wallonne organise la résistance...
    Dégressivité accrue des allocations de chômage, limitations des allocations d’insertion dans le temps, détérioration des périodes assimilées pour la pension, élargissement du contrôle de disponibilité, dégradation de la notion d’emploi convenable...
    Depuis des mois, la FGTB wallonne tire la sonnette d’alarme : la réforme du chômage va précipiter des centaines de (...)

  • Réforme du code de la nationalité : une mesure raciste et antidémocratique

    LDH, MOC 28 octobre 2012

    Il n’y a pas que dans les matières sociales que le gouvernement Di Rupo accélère la régression et la remise en question des droits des travailleurs. C’est également le cas dans les matières des libertés et des droits démocratiques, comme en témoigne par exemple le projet de loi liberticide contre les organisations « subversives ». La réforme du code de la nationalité le démontre aussi amplement : votée le jeudi 25 octobre à la chambre par tous les élus PS (sauf deux abstentions), CDH, MR, VLD, SP.a et NV-A, elle représente à la fois un grave recul démocratique - elle rend plus difficile et plus cher l’obtention de la nationalité belge (et donc des droits qui en découlent, dont les droits politiques) - ainsi (...)