Henrique Carneiro

  • Dossier Brésil : La fin de la « révolution passive » ?

    Eduardo Lucita, Guillermo Almeyra, Henrique Carneiro, Massimo Modonesi 2 juillet 2013

    L’expérience brésilienne de ces dix dernières années de gouvernements « progressistes » (deux de Lula et celui, actuel, de Dilma Rousseff) se caractérise par ce que Gramsci appelait une « révolution passive », c’est à dire un processus de modernisation impulsé d’en haut, qui ne reprend que partiellement les revendications de ceux d’en bas et qui parvient ainsi à garantir leur passivité et leur silence, plus que leur complicité.
    A partir de cette formule apparemment contradictoire, nous pouvons comprendre comment s’est construit au Brésil un équilibre précaire, mais étonnamment efficace et durable. Un processus qui, en outre, et toujours en suivant les intuitions de Gramsci, s’est appuyé sur un « césarisme (...)