Erik Demeester

  • Discussion à propos de l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices

    Erik Demeester, Jean Peltier 3 juillet 2014

    Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB, a annoncé, lors du meeting « Tournée Nationale » à Bruxelles, que la première proposition de loi que le parti introduirait au parlement viserait à interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices. Dans la foulée, Erik Demeester, militant marxiste flamand animateur de la revue Vonk (et de sa version francophone Révolution), que nous avons eu l’occasion d’interviewer à plusieurs reprises, a publié sur le site de celle-ci un article consacré à ce thème. Jean Peltier, membre de l’équipe d’Avanti, a répondu de manière critique à cet article. Nous publions ci-dessous ces deux articles. (Avanti4.be)
    A propos de l’interdiction des licenciements dans les (...)

  • PTB : Se débarrasser du stalinisme, mais comment ?

    Erik Demeester, Jean Peltier 23 juin 2014

    Le PTB/PVDA a réalisé une percée nationale aux élections du 25 mai mais celle-ci a été plus marquée en Wallonie (5,8%) et à Bruxelles (3,9%) qu’en Flandre (2,5%), ce qui explique que tous les nouveaux députés, tant fédéraux que régionaux, ont été élus en Wallonie et à Bruxelles. En particulier, Peter Mertens, président du Parti, rate de peu à 2000 voix près un siège à Anvers. Il obtient quand même 26.000 voix de préférence (131 députés élus au parlement fédéral ont reçu moins de voix que Peter Mertens !). Comment le PTB/PVDA vit-il cette situation ? Comment expliquer aussi les déclarations récentes de dirigeants du parti amorçant une prise de distance plus marquée avec Staline et le stalinisme ? Nous en avons discuté (...)

  • Durcissement des relations sociales en Belgique. Que se passe-t-il ?

    Erik Demeester 28 avril 2014

    Les patrons de plusieurs entreprises semblent avoir déterré la hache de guerre. Dans cette offensive, les patrons en Flandre sont en pointe. D’ArcelorMittal dans la zone du canal à Gand, en passant par Lanxess Rubber et Agfa Gevaert dans le secteur pétrochimique à Anvers jusqu’à Pauwels Sauzen en Campine, les relations entre direction et personnel se crispent.
    Cela aboutit parfois à des grèves spontanées, comme à l’usine de sauces Pauwels après le licenciement brutal d’un travailleur après 22 ans de service. Le permanent ABVV Horval, Dany Cauwenberghs, dit constater une véritable avalanche d’avertissements écrits contre le personnel dans cette entreprise. Un bel exemple d’une gestion du personnel basée (...)

  • Quelle stratégie pour le mouvement syndical et les luttes aujourd’hui ? (1)

    Erik Demeester, Jean Peltier 14 février 2014

    2014 sera une année électorale et d’ores et déjà tout ce qui n’est pas composition des listes et petites phrases assassines des ténors passe à l’arrière plan. Même la gauche radicale semble happée par cette obsession électorale. Mais si les résultats de ces élections seront importants, ils ne règleront évidemment pas tout - et ils ne permettront certainement pas de surmonter les énormes difficultés que rencontrent aujourd’hui le mouvement syndical et la classe travailleuse.
    C’est pourquoi nous voudrions développer sur notre site une discussion ouverte sur ces difficultés et sur les changements indispensables dans les stratégies syndicales.
    Pour cela, nous proposons de commencer en présentant un bilan - même (...)

  • Ford Genk : Ce qui a été gagné, ce qui a été perdu

    Erik Demeester 5 mai 2013

    Le nouveau plan social a été approuvé par 70 % des ouvriers de Ford. Les travailleurs des quatre entreprises sous-traitantes les plus importantes ont fait de même. Mais le cœur n’y était pas. Le mécontentement ne s’est pas mué en bonheur.
    C’est que même avec des primes de départ extra-légales, le plan social laisse filer plus de 5.000 emplois à l’horizon de 2014. 10.000 emplois en tout en tenant compte des effets en amont et en aval. Le plan social n’est qu’un petit sparadrap sur une plaie qui ne guérira pas de sitôt. Les effets de la fermeture des charbonnages au Limbourg se ressentent encore aujourd’hui.
    Mais l’absence concrète de perspective de lutte pour le maintien de l’entreprise et les longs mois (...)

  • Dossier : Occupations d’usines et autogestion ouvrière en Belgique

    Erik Demeester, Jean Peltier 15 avril 2013

    Le débat sur les occupations d’usines et les expériences de reprise de la production sous gestion ouvrière a été relancé récemment par le redémarrage de l’usine grecque VIO-ME sous forme d’une coopérative ouvrière après une occupation qui aura duré plus d’un an. La Belgique a elle aussi une série d’expériences de ce type dans les années ’70. Erik Demeester et Jean Peltier en retracent ici l’histoire. (Avanti4.be)
    Petite histoire des occupations d’usines en Belgique Erik Demeester
    "Les grèves avec occupation des usines, une des plus récentes manifestations de cette initiative, sortent des limites du régime capitaliste “normal”. Indépendamment des revendications des grévistes, l’occupation temporaire des (...)

  • Ford Genk : « Les travailleurs ont pris conscience de leur force »

    Erik Demeester 24 février 2013

    Même si l’attention des médias francophones s’en est complètement détournée, la lutte se poursuit chez Ford Genk. Et la résistance des travailleurs prend des formes étonnantes, entre grèves à répétition, création d’un Comité de Grève, diminution des cadences de travail et instauration de « pauses choco ». Nous faisons le point avec Erik Demeester, rédacteur au mensuel marxiste flamand Vonk et un des animateurs à Bruxelles des Comités d’Action contre l’Austérité en Europe.
    Avanti : Avant d’en venir à l’actualité plus « chaude », je voudrais faire une remarque. Vue de l’extérieur, la lutte à Ford Genk paraît vraiment divisée en deux parties. Une première partie, plutôt « classique » et contrôlée par les syndicats, qui (...)

  • Ford Genk : Un Comité d’Action pour garder le contrôle de la lutte

    Erik Demeester 16 janvier 2013

    La grève se poursuit dans les quatre usines sous-traitantes de Ford, provoquant la poursuite de la paralysie de la production dans l’entreprise. La direction de Ford tente d’empêcher la poursuite des piquets, qui mettent également en rage les directions syndicales. Un Comité d’Action s’est formé pour permettre aux travailleurs de garder le contrôle sur leur lutte. Chronique d’une semaine agitée à Ford Genk avec Erik Demeester, rédacteur au mensuel marxiste flamand Vonk et un des animateurs à Bruxelles des Comités d’Action contre l’Austérité en Europe. (Avanti4.be)
    Que s’est-il passé depuis le référendum ?
    Erik : Lundi 7 janvier, le résultat du référendum – une courte majorité de 54 % pour accepter le (...)

  • Ford Genk : « Le référendum révèle une radicalisation des ouvriers ». Entretien avec Erik Demeester

    Erik Demeester, Jean Peltier 10 janvier 2013

    Lundi, à une courte majorité (54%), les travailleurs de Ford Genk ont accepté la proposition de reprise du travail pendant trois mois. Mais ce mercredi, des piquets de grève ont bloqué l’approvisionnement de l’usine. Une partie des travailleurs se radicalise dans ce conflit qui est déjà long de plus de trois mois. Nous faisons le point avec Erik Demeester, qui est rédacteur au mensuel marxiste flamand Vonk et un des animateurs à Bruxelles des Comités d’Action contre l’Austérité en Europe. Avant d’en venir aux événements des derniers jours, peux-tu résumer ce qui s’est passé depuis la manifestation de solidarité qui avait réuni 20.000 personnes dans les rues de Genk le 11 novembre ? Vu du sud du pays, on a (...)

  • Ford Genk : « Derrière le choc et le désarroi, il y a une vraie colère ». Entretien avec Erik Demeester, militant marxiste flamand

    Erik Demeester, Jean Peltier 13 novembre 2012

    La manifestation de dimanche a réuni 20.000 personnes dans les rues de Genk et a été l’occasion pour les travailleurs de montrer tout à la fois leur désarroi et leur colère devant cette fermeture brutale, et leur volonté de sauver leur région. Car Genk et le Limbourg, déjà sinistrés il y a 25 ans par la fermeture des dernière mines, sont menacés aujourd’hui de devenir un véritable désert industriel après la fermeture de Ford qui coûterait au bas mot une dizaine de milliers d’emplois directs et indirects. Quel bilan peut-on tirer de cette manifestation ? Comment peut évoluer la lutte à Ford Genk ? Pourquoi y a-t-il si peu d’échos en Flandre pour la grève du 14 novembre ? Ces questions, nous en avons discuté (...)