Daniel Albarracín

  • Etat espagnol : Crise du bipartisme et percée de la gauche radicale

    Daniel Albarracín, Josep Maria Antentas, Raúl Camargo 26 mai 2014

    Les élections européennes du 25 mai dans l’Etat espagnol représentent un séisme politique avec l’importante chute électorale des deux principaux partis (PP et PSOE) et la progression spectaculaire de la gauche radicale. Ces deux faits sont le fruit de la terrible crise économique et sociale que traverse le pays, des dures politiques d’austérité imposées par la bourgeoisie ainsi que des luttes sociales qui se succèdent depuis l’émergence du mouvement des « Indignés » en mai 2011. Ces résultats expriment ainsi la forte érosion du bipartisme et la crise de plus en plus profonde que connaissent un régime et des institutions issues de la Transition et de la Constitution de 1978 adoptée après la chute de la (...)

  • L’ « expérience Chypre » : Un hold-up à grande échelle pour sauver les banques

    Daniel Albarracín 19 mars 2013

    Tous les Chypriotes retirent aujourd’hui les pas plus de 1.000 euros que leur permettent les distributeurs automatiques de billets. Comble d’hypocrisie, ils savent qu’on leur appliquera bientôt une « taxe financière solidaire » qui réduira leur épargne et qui sera destinée à sauver le système bancaire privé. Autrement dit, pour protéger tous les créanciers internationaux qui pourront continuer à être remboursés pour les dettes contractées par les banques chypriotes aujourd’hui en faillite.
    Il y a peu un accord a été trouvé pour un modèle d’union bancaire dans le cadre européen qui réaffirmait le rôle des institutions financières de l’UE en tant que mécanismes de socialisation des dettes financières privées. (...)

  • Débat : Sortir de l’Euro ou pas ?

    Daniel Albarracín, Kostas Kousiantas, Pantelis Afthinos, Zeta Melampianaki 14 septembre 2012

    L’unification européenne capitaliste est, à dessein, profondément antidémocratique. Couplée à la mécanique infernale du système-euro (une monnaie unique forte), elle a fortement renforcé l’inégalité de développement entre les économies au sein de l’UE, essentiellement au détriment des pays du sud, qui ont connus une forte désindustrialisation depuis leur intégration dans la zone euro. La forme que prend la crise des dettes souveraines dans ces pays (Grèce, Espagne, Italie, Portugal) ne tombe donc pas du ciel. Quelles conséquences pour une stratégie anticapitaliste ? Faut-il sortir de l’Euro ou pas ? Si oui, comment ? Si non, quelle autre stratégie de rupture avec l’UE et ses institutions ? Deux points de vue (...)