Syrie : Chronique d’une intervention annoncée (pour l’instant)

Olga Rodríguez, Piero Maestri 30 août 2013

Soyons clairs : nous sommes totalement et sans le moindre doute opposés à toute intervention militaire des Etats-Unis et de ses alliés contre la Syrie. Nous sommes au premier rang pour dénoncer ce type d’intervention depuis 20 ans déjà (de l’Irak à la Yougoslavie, de l’Afghanistan à la Somalie, de la Libye au Mali et bien d’autres) et nous nous sommes mobilisé-e-s pour dénoncer et nous opposer à la participation politique, militaire et financière de nos pays à ce type d’intervention.

Depuis quelques jours, il semble qu’une intervention militaire dirigée contre la Syrie puisse se concrétiser par des bombardements menés par les Etats-Unis et certains pays alliés. Aux yeux de la diplomatie internationale et des hypocrites gouvernements occidentaux, les terribles attaques à l’arme chimique dans les zones de Ghouta et Damas semblent représenter un événement dont ils ne peuvent faire abstraction et auquel ils doivent “répondre” d’une manière ou d’une autre.

Nous ne pouvons naturellement pas savoir avec certitude qui sont les responsables de l’utilisation de ces gaz contre la population syrienne, mais cette tragédie ne modifie pas substantiellement ce qui se passe dans ce pays (et dont la responsabilité première revient à un régime criminel, et pas seulement pour ces deux dernières années de répressions et de massacres), même si elle représente une exacerbation du caractère de la guerre en cours.

Nous avons trop souvent vu les mensonges et les bobards de la propagande de guerre pour pouvoir faire confiance aux Kerry, Cameron et à leurs amis. En même temps, on pourrait presque sourire (s’ils ne nous dégoutaient pas) face à ces faux ingénus qui prennent immédiatement pour argent comptant les déclarations du régime de Assad, qui aurait retrouvé en triple vitesse les fûts des armes chimiques dans des tunnels creusés par les “rebelles”... Comme si ce n’était pas le même baratin propagandiste que les autres et que cela ne manquait pas tout autant de crédibilité.

Intervention limitée ?...

Malgré le manque d’enthousiasme d’Obama (et de son administration) à ce sujet, il pourrait donc peut-être y avoir une intervention en Syrie de la part des Etats-Unis et de leurs alliés. Ces derniers maintiennent des doutes importants sur ce qu’il y a lieu de faire et continuent à envoyer des signaux contradictoires, tant au régime de Assad, qu’à ses protecteurs et au monde entier. Obama continue à évoquer “la nécessité d’un consensus de la communauté internationale”, mais c’est une phrase qui ne veut rien dire, surtout dans la bouche de celui qui se sent en quelque sorte le représentant légitime, encore plus moral que politique, de cette “communauté” inexistante.

En même temps, il est en attente de signaux plus précis de la part de la Russie et de la Chine, qui se déclarent contre tout type d’intervention, mais qui ne font que des oppositions formelles qui n’impliquent aucune conséquence pour les relations diplomatiques. Une posture qu’ils ont déjà répétée ces dernières années, tout en continuant à fournir des armes et un soutien technique au régime syrien.

Comme conséquence de ce manque de motivation pour s’embarquer dans une aventure dont ils ne semblent pas pouvoir prévoir les conséquences à court et long terme, les Etats-Unis et leurs alliés pourraient finalement se décider pour une intervention limitée – plus semblable aux bombardements en Somalie et en Ouganda qu’aux opérations menées au Kosovo ou en Irak.

… Mais tout aussi dangereuse !

Cette intervention ne ferait qu’empirer la situation déjà tragique de la Syrie, et cela pour différentes raisons. Tout d’abord, et comme toujours, les “frappes chirurgicales” des Etats-Unis et de leurs alliés augmenteront le nombre de victimes dans la population syrienne qu’ils prétendent “libérer”, comme on le voit tous les jours en Afghanistan et comme cela s’est produit en Irak, au Kosovo, en Libye, etc. Des milliers de civils seront forcés de fuir les zones bombardées. Même s’ils provoquent des dégâts aux forces militaires du régime, ils ne seront pas capables (et ne se forceront même pas) de les rendre totalement inoffensifs. Ne serait-ce qu’à cause du soutien et des fournitures assurés par la Russie et l’Iran. Après quoi, le régime resserrera les rangs et trouvera de nouveaux appuis dans et en dehors de la Syrie.

Ensuite, cette intervention entraînera une recrudescence des combats, y compris dans les rangs de l’opposition parce que ses différentes factions vont tenter de se garantir une bonne place pour les jours qui suivront l’intervention. Enfin, il existe le risque d’une contagion régionale qui s’étendrait jusqu’au Liban et à d’autres régions, et peut-être même jusqu’en Egypte. Pour toutes ces raisons, nous sommes contre une intervention militaire en Syrie dirigée par ceux qui se présentent comme les gendarmes du monde sans en avoir la moindre légitimité.

Un échiquier complexe de forces

En nous affirmant contre l’intervention étrangère en Syrie, nous devons nous rappeler que celle-ci est déjà en cours de la part de différents acteurs. Tandis que la très hétérogène opposition syrienne est soutenue, selon les groupes, par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et mêmes par des pays de l’OTAN, le régime de Bachar Al-Assad jouit quant à lui du soutien vital de la Russie et de l’Iran, en plus de celui, sur le terrain, des miliciens du Hezbollah qui ont souvent joué un rôle décisif dans des batailles importantes pour le régime.

D’une côté, les agendas des uns et des autres ont permis au régime de Assad de survivre tout en continuant à massacrer, à détruire et à emprisonner, et, de l’autre, ils ont en quelque sorte “tué” la révolution syrienne, en permettant à des groupes minoritaires mais mieux équipés d’arracher l’hégémonie sur le terrain, en mettant hors jeu les forces laïques et démocratiques de l’opposition (comme c’est le cas dans bon nombre de Comités locaux de la révolution), tout en provoquant des ruptures dangereuses entre les populations arabes et kurdes.

Au fond, cette situation d’ “équilibre” dans la guerre, où le régime ne peut espérer un retour à la situation d’avant mars 2011 et où les opposants ne sont pas capables de gagner militairement, est la meilleure chose possible pour ces différents acteurs car ils peuvent ainsi continuer à mener leurs jeux politico-stratégiques sur le dos et sur la vie des Syriens et des Syriennes.

On a quand même vraiment du mal à croire en une intervention non-militaire d’une “communauté internationale” qui ne réussit même pas à organiser un plan d’aide humanitaire digne de ce nom et qui puisse au moins protéger les réfugiés et les enfants avec une intervention pacifique de forces non-armées. Nous ne pouvons pas croire en une diplomatie internationale capable de proposer une “solution politique” qui soit autre chose qu’un sauvetage du régime, éventuellement en sacrifiant un symbole (Bachar) afin d’y maintenir un système qui garantisse l’équilibre régional des forces favorable à Israël, et donc aux Etats-Unis.

C’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas lancer des appels au “dialogue” et à une “conférence internationale” qui ne réunirait que les mêmes représentants d’Etats qui portent la principale responsabilité de la destruction de la Syrie.

Contre la guerre et les crimes du régime

Aujourd’hui, se déclarer clairement contre l’intervention des Etats-Unis et de ses alliés, contre des bombardements “chirurgicaux” et contre toute mesure belliqueuse ne peut se faire sans une dénonciation claire, sincère et forte des crimes du régime et sans le soutien aux revendications initiales de la révolution syrienne.

Dans nos pays, cela veut dire qu’il faut s’unir aux Syriens et aux Syriennes qui dénoncent ces crimes et qui se mobilisent pour la liberté et la dignité en Syrie. Nous savons que beaucoup parmi eux approuveraient une intervention des Etats-Unis mais nous ne partageons absolument pas cette position, même si nous comprenons ceux et celles qui pensent sincèrement que cela pourrait apporter une trêve aux souffrances de la population syrienne. Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, nous n’en sommes pas du tout convaincus et il y a de toute façon des raisons politiques globales qui rendent une éventuelle intervention dangereuse et dramatique pour l’ensemble du peuple syrien avant tout.

Nous voudrions qu’en Italie et en Europe se lèvent de nombreuses voix qui disent clairement que nous n’accepterons pas une nouvelle guerre occidentale au Moyen-Orient et que nous n’acceptons pas non plus de rester silencieux face aux crimes de Bachar Al-Assad et de son régime et que, pour toutes ces raisons, les initiatives de soutien à la population syrienne et aux forces d’opposition démocratique se multiplieront. Et, avant tout, en ne les laissant pas seuls.

Piero Maestri est membre de l’organisation anticapitaliste italienne “Solidarietà Internazionalista”. Traduction française pour Avanti4.be : Sylvia Nerina. Intertitres d’Avanti.

La Syrie et l’obscénité morale

Olga Rodríguez

On parle d’une intervention militaire imminente en Syrie. Certains regrettent même qu’elle ne se soit pas produite avant, que les Etats-Unis et leurs alliés n’aient pas « réagis » jusqu’à maintenant. Mais ce n’était pas par désintérêt mais bien par un pari stratégique calculé.

Depuis deux ans, plusieurs puissances occidentales, ainsi que leurs alliés aux Moyen Orient, interviennent en Syrie de manière plus ou moins souterraine en fournissant des armes et des informations militaires aux rebelles. La France et les Etats-Unis, entre autres, ont fournis une aide militaire à des groupes armés de l’opposition. La CIA et les services secrets britanniques travaillent sur le terrain en soutenant les rebelles syriens et en conseillant les pays du Golfe sur les groupes à armer.

Le matériel militaire fourni aux rebelles qui luttent contre Assad a principalement transité par les pays du Golfe et la Turquie et il a été calibré avec précision depuis 2011 afin que les opposants ne puissent pas disposer d’armements lourds. De cette manière, les rebelles ont pu frapper le régime de Bachar Al-Assad mais sans pouvoir le faire tomber. Ils ont les moyens nécessaires pour résister, mais pas pour vaincre. Et c’est ainsi que le conflit s’est maintenu à un niveau qui permet aux deux camps de survivre tout en s’épuisant mutuellement. C’est le point mort, une situation d’impasse qui a parfaitement bien convenu à certains acteurs internationaux impliqués d’une manière ou d’une autre dans le conflit.

Ce n’est pas là quelque chose de nouveau. Dans les années 1980, quand a éclatée la guerre entre l’Iran et l’Irak, Washington a apporté son soutien à Bagdad en fournissant des armes et des informations militaires. Et, de fait, Saddam Hussein a employé du gaz sarin étasunien contre la population iranienne et kurde d’Irak. Mais dans une stratégie de double jeu, les Etats-Unis ont aussi fournis secrètement des armes à l’Iran entre 1985 et 1987, à travers un réseau de trafic d’armes étasuniennes et israéliennes organisé par la CIA.

Avec les bénéfices de ce trafic, Washington a soutenu la « Contra » (guérilla d’extrême droite anti-gouvernement révolutionnaire sandiniste, NdT) au Nicaragua et les groupes afghans qui luttaient contre les troupes soviétiques en Afghanistan. Cette opération est connue sous le nom de « Irangate ». C’est ainsi que Washington a contribué à la prolongation de la guerre entre Bagdad et Téhéran, dans le but de saigner à blanc deux pays stratégiques et disposant de richesses pétrolières afin de les mettre tous deux hors jeu. Si les deux perdaient, c’est Washington qui gagnait.

Partie d’échecs

Dans le cas syrien, la prémisse acceptée dans certains cercles politiques et diplomatiques occidentaux est que si l’un des deux camps venait à l’emporter, les perdants seraient les Etats-Unis (et avec eux, Israël). C’est pour cela qu’ils ont opté pour une stratégie de guerre d’usure des deux camps à la fois, pour le point mort et pour une situation d’impasse. Maintenant que Bachar Al-Assad a repris l’avantage par rapport à ses ennemis, la communauté occidentale annonce un nouveau niveau d’intervention en Syrie.

C’est ce qu’à exprimé la semaine dernière et sans aucune pudeur Edward Luttwak, du « Center for Strategic and International Studies », dans un article publié dans « The New York Times » :

« Un résultat décisif pour n’importe lequel des deux camps (en Syrie) serait inacceptable pour les Etats-Unis. Une restauration du régime d’Assad soutenue par l’Iran augmenterait le pouvoir et le statut de ce dernier dans tout le Moyen Orient, tandis qu’une victoire des rebelles, dominés par les factions extrémistes, inaugurerait une autre vague de terrorisme d’Al Qaeda. Il n’y a qu’un seul résultat qui puisse probablement favoriser les Etats-Unis : un scénario d’impasse. En maintenant l’armée de Bachar Al-Assad et ses alliés, l’Iran et le Hezbollah, dans une guerre contre des combattants extrémistes alignés sur Al Qaeda, quatre ennemis de Washington seraient embourbés dans une guerre entre eux »

L’écume des intentions réelles

Si nous vivions dans un monde idyllique nous pourrions croire en la bonté de la politique internationale. Les guerres seraient des missions de paix comme celles dont nous parlent les dirigeants occidentaux et les gouvernements ne seraient mus que par la défense des intérêts des citoyens. Mais notre monde est bien loin d’être idyllique.

L’Histoire, ce grand instrument qui permet d’analyser aussi notre présent, nous démontre que les versions officielles d’un gouvernement ne sont parfois que l’écume de ses positions réelles. Que derrière les postures publiques apparemment altruistes se cachent des politiques illégales et criminelles. Qu’en dessous des discours officiels au nom de la défense des droits humains se meuvent des intérêts économiques et géopolitiques.

Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver quelques exemples : le soutien des Etats-Unis aux coups d’Etat et aux dictatures dans l’Amérique latine des années 1970 ; les mensonges justifiant l’invasion et la destruction de l’Irak, les prétextes invoqués pour envahir et occuper l’Afghanistan ; la négation systématique de crimes de guerre ; les assassinats de civils ; la création de centres de torture disséminés dans le monde entier ; l’acceptation de la part de l’Europe des vols secrets de la CIA ; l’utilisation d’avions sans pilote – les drones – pour commettre des assassinats extrajudiciaires ; l’emploi d’uranium appauvri ; la vente d’armes à des gouvernements clairement dictatoriaux et répressifs et un long « etc. ».

Par hasard, c’est cette même semaine que la CIA admet ce qu’on savait déjà, à savoir le rôle qu’elle a joué dans le coup d’Etat qui a renversé en 1953 le premier ministre iranien Mohamed Mossadeq, élu démocratiquement et qui avait nationalisé le pétrole iranien jusqu’alors principalement exploité par le Royaume Uni.

Vient aussi d’être récemment rendu public un contrat par lequel les Etats-Unis faciliteront l’acquisition de bombes à fragmentation par la monarchie absolutiste d’Arabie Saoudite, qui approvisionne en armes les rebelles syriens.

Les seuls arbitres

Les puissances occidentales prétendent s’ériger à nouveau en arbitres désintéressés à qui il faut faire appel quand les choses tournent mal. Elles se présentent elles-mêmes comme étant capable de « résoudre » les conflits par l’utilisation de bombes et d’opérations militaires apparemment « propres, justes et courtes » (ce qu’elles ont également dit à propos de l’Irak, comment l’oublier…).

Les Etats-Unis et leurs alliés ne semblent pas disposés à attendre les rapports des inspecteurs des Nations Unies avant d’attaquer la Syrie, ce qui représente un dangereux précédent.

C’est le régime de Bachar Al-Assad qui est responsable de la répression et des milliers de morts mais, dans ce cas ci, on n’a pas encore prouvé qu’il soit l’auteur de l’attaque avec des armes chimiques. C’est peut être le cas et il est, de fait, l’un des 6 pays qui n’a pas signé la Convention internationale sur le contrôle des armes chimiques (son voisin, Israël, ne l’a pas ratifiée non plus). Mais la seule chose sérieuse – et légale – serait d’attendre les conclusions de l’ONU sur les auteurs de l’attaque et de chercher ensuite des options alternatives au langage des bombes. Dans le cas contraire, c’est une nouvelle guerre illégale qui serait menée sans l’approbation du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Si Washington et ses alliés agissent aujourd’hui en tant que juges et arbitres pour décider s’il faut attaquer ou non un pays, alors demain d’autres nations pourraient revendiquer le même « droit ».

Les autres « obscénités morales »

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré que l’attaque à l’arme chimique en Syrie est quelque chose d’ « absolument abominable et inadmissible », le président français François Hollande a annoncé que la « France punira ceux qui ont gazé des innocents » et le secrétaire d’Etat étasunien, John Kerry, a affirmé que l’utilisation d’armes chimiques est une « obscénité morale ».

Il convient de se demander si l’utilisation de phosphore blanc à Falloudjah (Irak) par les Etats-Unis n’est pas une obscénité morale et un acte « abominable et inadmissible ». Il est légitime de se demander en conséquence s’il ne serait pas pertinent de punir, comme la France l’a défendu, ceux qui ont gazé des innocents, comme Israël à Gaza ou les Etats-Unis à Falloudjah.

Qu’un Etat qui, dans la seule décennie passée, a assassiné, torturé, séquestré ou emprisonné sans charges des centaines de milliers de personnes parle aujourd’hui d’ « obscénité morale » a de quoi interpeller. Que des puissances qui légitiment des kidnappings, des tortures, des assassinats extrajudiciaires et des camps de détention comme Guantánamo tentent une fois de plus de s’ériger en chevaliers blancs des droits de l’Homme et des libertés, cela frise le délire. Et qu’un Prix Nobel de la Paix fasse une fois de plus le choix de la guerre met bien en évidence le cadre orwéllien dans lequel nous sommes.

Au milieu de ce labyrinthe d’intérêts internes, régionaux et internationaux se trouve la population civile syrienne, meurtrie par la violence et plongée dans un conflit dont sont également responsables les acteurs régionaux et internationaux impliqués depuis le début.

Au cours de ces deux dernières années, la guerre en Syrie a provoqué 100.000 morts et deux millions de réfugiés, dont plus d’un million d’enfants. Mais il semble que ces morts et ces déplacés n’étaient pas jusqu’à présent une « obscénité morale ».

Plusieurs questions restent encore sans réponse :

En quoi les bombes occidentales vont-elles aider la population syrienne ?

Comment vont-elles éviter des victimes civiles (en tenant compte en outre des précédents tragiques) ?

A-t-on évalué le fait qu’une participation ouverte de plusieurs pays dans le conflit pourrait élever le niveau de confrontation dans la région ? Comment évitera-t-on l’emploi d’armes chimiques à l’avenir ?

Et après quelques jours d’attaques, que se passera-t-il ? A nouveau la guerre d’usure, le scénario d’impasse, l’intervention souterraine ?

Ou, au contraire, plus de bombardements, plus d’attaques, plus de guerre présentée, en plein XXIe siècle, comme une voie vers la paix alors qu’on tourne le dos à d’autres voies, à d’autres politiques ?

Source :
http://anticapitalistas.org/spip.php?article28796
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera