Qui a gagné la guerre de Gaza ?

Basem Tajeldine, Joseph Daher, Samah Sabawi 14 septembre 2014

De nombreuses discussions complexes se centrent en ce moment sur une simple question : qui peut réclamer la victoire dans la guerre de Gaza ? Les termes du cessez-le-feu révèlent que ni le Hamas ni Israël ne sont parvenus à obtenir ce qu’ils voulaient. Quels sont les gains et les pertes de chaque camp et qui sont les vainqueurs ?

Le Hamas a été capable d’exercer une certaine dissuasion, démontrant ainsi un incroyable niveau de résistance et de force en dépit de ne compter que sur des armes primitives. Il a été capable d’obliger Israël à accepter un allègement du blocus, permettant ainsi l’entrée de plus de biens, d’aide humanitaire et de matériaux pour la reconstruction, de réduire la zone de restriction afin que les Palestiniens aient un meilleur accès aux terres cultivables et d’élargir à 9,6 Km la zone de pêche face à la côte de Gaza. On dit que l’Egypte aurait accepté d’ouvrir le passage de Rafah, à la condition que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas assume la responsabilité de sa gestion. Et, par-dessus tout, le bénéfice majeur et le plus important du Hamas a été l’augmentation en sa faveur du soutien populaire et de l’admiration des Palestiniens de tous les secteurs politiques vu qu’il est devenu l’épicentre de la résistance palestinienne. Mais il est difficile de savoir si ce soutien se maintiendra dans les jours et les mois à venir.

Quant au négatif, le Hamas n’a pas été capable de lever totalement le blocus ; il n’est pas parvenu à obtenir le port maritime et l’aéroport réclamés par les Palestiniens et n’a pas été capable de négocier la libération des prisonniers palestiniens. En outre, les pertes humaines ont été lourdes à Gaza : 2.142 personnes ont été assassinées par Israël – la majorité étant des civils – dont plus de 500 enfants. 540.000 personnes sont restées sans logement parce qu’Israël a délibérément détruit leurs maisons et leurs immeubles. L’infrastructure et l’économie de Gaza sont en ruines et presque la moitié de la ville est réduite en décombres. Le Hamas a également suscité les critiques de groupes de droits humains et d’observateurs internationaux en tirant des roquettes de manière indiscriminée contre Israël et pour les assassinats extrajudiciaires de ceux qui sont accusés de collaboration.

Du côté israélien, la quatrième armée du monde n’a pas été capable de maintenir son opération terrestre à Gaza et a échouée dans son objectif déclaré d’expulser le Hamas du pouvoir – ou même de l’affaiblir. Nous ne saurons jamais réellement si Israël a détruit tous les tunnels, comme l’affirme Tel Aviv. Elle n’a pas été capable de rompre l’accord d’unité entre le Fatah et le Hamas. Elle a perdue la guerre de l’opinion publique quand les images de sa brutalité à Gaza ont été diffusées dans le monde entier. Elle a également perdue 69 des siens, presque tous des soldats. En contrepartie de ces pertes, Israël a obtenue du Hamas la promesse de stopper les tirs de roquettes sur son territoire – chose qui a déjà été obtenue plusieurs fois auparavant, sans qu’un tel déploiement massif de barbarie ne soit nécessaire. De fait, Israël a obtenue bien peu de choses, mis à part l’allongement de sa liste de crimes de guerre contre les Palestiniens.

S’il faut se réjouir que les deux parties soient parvenues à un accord et que les bombes ont cessé de tomber, il faut reconnaître aussi que le cessez-le-feu n’est qu’une solution précaire pour un problème plus vaste. Les politiques de nettoyage ethnique et de spoliation du peuple palestinien initiées il y a plus de 67 ans par Israël se poursuivent de manière accélérée, sans rendre de comptes à quiconque. Pendant plus de 50 jours, nous avons été témoins de la manière avec laquelle on accorde à Israël une impunité totale pour des actes qui piétinent le droit international, des êtres humains et leurs moyens de vie. Pendant ce temps, le peuple palestinien a été abandonné à son sort sous le regard indifférent de la communauté internationale.

Un changement fondamental est nécessaire et il est déjà en marche. S’il y avait une victoire à réclamer, elle serait avant tout celle des Palestiniens de Gaza, qui ont démontré une patience, une ténacité et un sens du sacrifice incroyables dans leur lutte pour la liberté. Dans une moindre mesure, il s’agit d’une victoire pour les personnes conscientes du monde entier : depuis celles qui ont abandonné leurs loyautés communautaires pour dire « Pas en notre nom », jusqu’à celles qui ont dépassé les frontières de leurs factions pour dire : « Nous sommes ensemble ».

La victoire peut être aussi réclamée par les millions de personnes qui ont manifesté partout dans le monde, qui ont mené des actions créatives dans les ports maritimes, qui ont porté des messages sur des banderoles et des pancartes, qui ont hissé le drapeau palestinien ou l’ont projeté sur les murs des parlements… C’est une victoire pour ceux qui ont occupé les toits des usines d’armes et ont dansé dans des flahs-mobs dans les centres commerciaux. C’est une victoire pour le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël, qui a vu une énorme augmentation du soutien d’artistes, d’universitaires, de politiciens et de syndicats en sa faveur.

Qui donc a réellement gagné la guerre de Gaza ? C’est la cause palestinienne.

Samah Sabawi est une Palestinienne exilée en Australie, elle est poète, dramaturge, analyste politique et militante des droits de l’Homme.

Source : http://mariaenpalestina.wordpress.com/2014/08/29/quien-gano-la-guerra-sobre-gaza/

Qui est le vainqueur dans l’ultime agression contre Gaza ? Quel sera l’avenir de la Palestine ?

Basem Tajeldine

Des tonnes d’explosifs lancée par les forces génocidaires israéliennes contre la population civile de Gaza (selon les experts c’est l’équivalent en puissance de 3 bombes atomiques comme celles utilisées contre Hiroshima et Nagasaki en 1945) n’ont pas été suffisantes pour stopper les lancement de roquettes de fabrication artisanale de la part du Hamas (mouvement islamiste de résistance), et encore moins pour liquider ses dirigeants et décimer ses alliés tactiques des organisations laïques palestiniennes : le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), le Front Démocratique pour la Libération de la Palestine (FDLP) et le Parti Communiste de Palestine (PCP).

Les bombardements aveugles ont assassiné plus de 2.140 Palestiniens, en majorité des civiles (femmes et enfants) et blessé 11.000 autres personnes. Ils ont également détruit la quasi-totalité de l’infrastructure civile éducative, sanitaire et industrielle. Des milliers de logements ont été détruits ou endommagés. Malgré tout, les Palestiniens n’ont pas plié face à la puissance militaire d’Israël et ils continuent à résister. C’est précisément cela que ne peuvent s’expliquer les sionistes. Les Palestiniens, mêmes dans les pires conditions provoquées par les constantes agressions israéliennes, le blocus et la trahison des tyrannies arabes du Golfe (essentiellement l’Arabie saoudite et le Qatar) se refusent à céder leur terre aux usurpateurs sionistes.

Des situations imprévisibles surgissent sur le terrain. Les coups du Hamas contre Israël n’ont en rien été comparables aux dégâts humains et matériels causé par les sionistes à Gaza mais ils ont cependant provoqué un dommage psychologique inattendu ou sous estimé parmi les colons par les stratèges de Tel Aviv. Aujourd’hui, les Israéliens revivent les mêmes traumatismes d’anxiété qu’ils subirent durant les dernières aventures militaires israéliennes contre le Liban en 2006 et contre Gaza en 2008.

L’illusion de sécurité suscitée par la prétendue supériorité qu’offrait le système « bouclier de d’acier » s’est évaporée. Le tant vanté système anti-missiles israélien n’a pas été aussi efficace qu’espéré face à la pluie de roquettes de fabrication artisanale (Katiusha). La propagande autour de ce système a été bien plus effective que le système lui-même.

Les Israéliens, qui ont beaucoup de choses à perdre, ont commencé à remettre en question la direction sioniste actuel pour son échec à Gaza. Tandis que les Palestiniens, qui n’ont rien à perde parce qu’ils ont tout perdu, célèbrent la nouvelle trêve.

Selon le sondage publié par le Canal 2 de la télévision israélienne ce lundi, le taux d’approbation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a chuté de 82% à 38%. La moitié des sondés a qualifié de « mauvaise » sa gestion du conflit. Tant Netanyahou que le Ministre de la Défense Moshe Yaalon et le Chef d’Etat-major Beni Gantz sont devenus la cible de cette vague de critiques (1).

Néanmoins, les dirigeants sionistes, qui en connaissent un rayon dans l’art de la manipulation, prétendent aujourd’hui calmer ces critiques avec plus de « pain pour le cirque » en faveur des fondamentalistes sionistes. Netanyahu a en effet donné l’ordre de confisquer de nouvelles terres palestiniennes pour un total de 300.000 mètres carrés à Naplouse, au nord de la Cisjordanie (2) ainsi que l’emprisonnement de plusieurs cadres du FPLP qui se trouvaient dans cette même région.

Parmi les prisonniers du régime sioniste se trouvent Ahmad al-Haj Muhammad, Abu al-Nimr et Zahi Khatatba, qui ont été arrêtés dans la ville de Naplouse Farik, tandis que Kamal Ibrahim Abu Tharifa, Youssef Abd al-Haq Shaddad et Abu Salama Moussa ont été interceptés à Naplouse. Hamayil Amjad, âgé de 37 ans, a été arrêté dans sa maison à Beta au cours d’une rafle. A Jénine, les forces israéliennes ont capturées Fadaa Zugheibi, Muhammad al-Zugheibi, Abdullah al-Afif, Alam Sami Masad et Jaafar Abu Salah. Mustafa Orabi Nakhla, ou Abu Wadee, a été arrêté près du camp de réfugiés de al-Jalazun au nord de Ramallah (3).

Pour sa part, la direction palestinienne du Fatah est parvenue a un accord avec les leaders du Hamas afin d’initier les démarches nécessaires pour exiger l’intervention de la Tribunal Pénal International (TPI) pour que soient jugés les leaders sionistes pour leurs crimes de guerre à Gaza. Mais les dirigeants sionistes ne craignent cependant pas le TPI. Ils ont confiance en leurs lobbies pour faire en sorte que les Etats-Unis et leurs laquais européens bloquent au Conseil de sécurité de l’ONU et dans d’autres instances internationales toute possibilité d’action de ce Tribunal.

Il convient de rappeler qu’Israël, tout comme les Etats-Unis, n’a pas ratifiée le traité qui a permis la création du TPI le 17 juillet 1998 en tant qu’unique organisme judiciaire international chargé de poursuivre et condamner les plus graves crimes de guerre, massacres et génocides commis par des individus ou des Etats.

En définitive, qui a été le vainqueur ? Et jusque quand durera la trêve en Palestine ?

Pour le malheur de l’humanité, la réponse est cruelle. C’est la mort qui a gagné. C’est le complexe militaro-industriel étasunien. Alors que les poches des contribuables étasuniens sont vides, les marchands de canons et de la mort (sionistes et néoconservateurs) ont gagné des millions de dollars en sacrifiant des milliers de Palestiniens.

Israël n’a pas reconnue l’existence du peuple palestinien et n’a jamais respecté la résolution n°181 des Nations Unies (de 1947) qui divisait la Palestine historique en deux Etats en accordant seulement une partie de cet espace (52% de la Palestine) aux Européens de religion juive qui arrivèrent dans ce pays à la suite du génocide nazi.

Il convient de rappeler que les dirigeants sionistes historiques comme David Ben Gurion (1886-1973), Menhaem Begin (1913-1992) et Golda Meir (1898-1978), qui occupèrent le poste de Premier ministre, tout comme ceux d’aujourd’hui, Ehoud Plmert et Benjamin Netanyahou, entres autres, ont clairement laissé entendre qu’ils ne reconnaîtrons pas la création d’un Etat appelé Palestine parce que, selon eux, « les Palestiniens n’ont jamais existé ».

La recentre « trêve » instaurée en Palestine sera similaire aux autres « trêves » qui se sont produites dans le passé : le régime sioniste l’interprète comme un « repos bien mérité » pour ses troupes d’assassins qui durera le temps nécessaire pour calmer l’opinion publique mondiale et pour reconstituer l’arsenal militaire épuisé au cours de cette dernière aventure criminelle.

Israël a gaspillé plus de 2,5 milliards de dollars au cours des 50 jours qu’à durée l’agressé contre Gaza (quelques 60 millions de dollars par jour) (4) sans parvenir à atteindre ses objectifs. Un somme qui représente la quasi-totalité de ce qu’elle reçoit annuellement de la part des Etats-Unis pour sa défense. Israël s’attend ainsi à recevoir 3 autres milliards de dollars en armements (3) des Etats-Unis en 2015.

L’avenir de la Palestine, quant à lui, continuera à dépendre de la résistance de son peuple et des changements géopolitiques qui peuvent survenir dans cette région bouleversée de la planète.

Source :
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=189207

Traductions françaises pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Notes :
[1] http://www.abna.ir/spanish/service/middle-east/archive/2014/08/28/633984/story.html
[2] http://hispantv.com/detail/2014/03/31/265775/israel-ordena-confiscacion-tierras-cisjordania
[3] http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article73108
[4] http://elcomercio.pe/mundo/oriente-medio/israel-gasta-us-60-millones-diarios-guerra-gaza-noticia-1751765
[5] http://www.correodelorinoco.gob.ve/economia/por-que-ee-uu-le-entrega-millones-ayuda-militar-a-israel/

Gaza détruite, mais le peuple palestinien debout

Joseph Daher

Au soir du 26 août et les jours qui ont suivi la signature d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens, les masses palestiniennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont sorties par milliers fêter la fin de l’attaque militaire. Elles ont aussi et peut-être surtout célébré le fait d’avoir résisté à l’oppression coloniale et raciste de l’Etat d’Israël, soutenue par les Etats-Unis et les puissances occidentales d’un côté et par le silence complice des Etats arabes de la région de l’autre, particulièrement l’Egypte, qui participe au blocus illégal de la Bande de Gaza.

La Bande de Gaza détruite, mais le peuple palestinien est debout et victorieux

L’Etat d’Israël n’a économisé aucun moyen pour tenter de réduire à néant la résistance et la population palestinienne de la bande de Gaza. Plus de 50 jours de bombardements ont en effet causé la mort de plus de 2100 pa­les­ti­nien·ne·s, presque tous civils, dont 500 enfants, et en ont blessé 11 000 autres. Les dégâts matériels sont énormes, alors que près d’un demi-million de Gazaouis – le tiers de la population – a été déplacé, logeant dans des écoles, des hôpitaux et des centres des Nations Unies, eux-mêmes la cible d’attaques%u200A ; près de 55 000 maisons ont été touchées par les raids israéliens dont, selon l’Onu, au moins 17 200 totalement ou quasi totalement détruites%u200A ; plus de 100 000 personnes ont besoin d’une solution de relogement. L’opération «  Bordure protectrice  », nom donnée à l’offensive militaire israélienne, a été la plus longue et la plus sanglante des quatre offensives lancées par Tel Aviv depuis son retrait de la bande de Gaza en 2005.

De son côté, Israël a perdu 65 soldats et 6 civils, dont un enfant. La mort des civils israéliens relève de la responsabilité directe de l’Etat d’Israël de sa politique d’occupation, de colonisation et d’Apartheid. La résistance populaire palestinienne, sous toutes ses formes, militaires et/ou pacifiques, est en effet un droit inaliénable pour un peuple en lutte pour sa libération et son émancipation, que ce soit contre une dictature autoritaire, une occupation et/ou une intervention étrangère.

Un échec politique pour Netanyahou

En lançant cette offensive militaire, le gouvernement Netanyahu voulait mettre à mal la réconciliation Hamas-Fatah et l’affaiblir, après avoir faussement accusé le Hamas d’être responsable du meurtre des jeunes colons, début juin. Force est de constater que l’échec est ici complet. Le Hamas, malgré la perte de trois importants commandants de sa branche armée, ressort renforcé politiquement à la suite de l’agression militaire israélienne.

Le cessez-le-feu signé, les dirigeants du Hamas ont en effet revendiqué la «  victoire  », assurant avoir défait «  la légende de l’armée israélienne qui se dit invincible  » et obtenu l’allègement du blocus terrestre et maritime, principale revendication des Pa­les­ti­nien·ne·s. De plus, la résistance palestinienne a infligé à l’armée israélienne ses plus lourdes pertes depuis 2006 avec 65 soldats tués. Le mouvement islamiste, en baisse de popularité dans la bande de Gaza à cause de sa mauvaise gestion, de ses pratiques autoritaires et de l’accaparement de certains secteurs de l’économie, et affaibli au niveau régional après le renversement des Frères Musulmans en juillet 2013 en Egypte, a redoré son blason au niveau populaire et peut dorénavant peser politiquement davantage dans le gouvernement d’unité nationale de Mahmoud Abbas.

L’accord de cessez-le-feu a permis la fin des bombardements israéliens et le début de l’acheminement de l’aide humanitaire et des produits de consommation dans la bande de Gaza. L’accord conclu sous l’égide du régime égyptien prévoit qu’Israël desserre son étau sur la bande de Gaza.

La trêve a néanmoins reporté d’un mois les pourparlers prévus au Caire sur les questions les plus sensibles, comme la libération des prisonniers palestiniens, la réouverture de l’aéroport de Gaza, ou la démilitarisation de l’enclave. Sur cette dernière demande, le Hamas et les autres groupes palestiniens ont refusé toute concession, rejetant toute tentative qui viserait à désarmer Gaza, principale exigence d’Israël en vue d’un accord à long terme.

Continuer la mobilisation contre l’Etat d’Israël

La défaite politique de l’Etat d’Israël est claire, mais cela ne doit pas nous faire oublier que ce dernier va poursuivre sa politique d’occupation, de colonisation et d’Apartheid contre les Pa­les­ti­nien·ne·s, notamment, en tout cas pour l’instant, en continuant à faire de la bande de Gaza une prison à ciel ouvert, soumise à un blocus illégal et à la menace de l’intervention militaire israélienne%u200A ; l’expansion des colonies en Cisjordanie va également persister, tout comme les politiques racistes contre les Palestinien·ne·s citoyens d’Israël.

C’est pourquoi il faut continuer la lutte pour la levée complète du blocus et participer aux initiatives de solidarité avec les Pa­les­ti­nien·ne·s. La pression sur l’Etat d’Israël doit s’accentuer pour transformer cette défaite politique et cette contre-performance militaire en victoire pour le peuple palestinien, notamment par le développement de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), seule à même de faire payer le prix de sa politique criminelle à Israël. Nous devons également faire pression et dénoncer la collaboration politique, militaire et économique de nos gouvernements avec l’Etat d’Israël.

De même, nous répétons que la seule solution véritable pour une paix juste est l’établissement d’un Etat démocratique, social et laïc dans la Palestine historique de 1948 pour tous et toutes (Israéliens et Palestiniens) sans aucune forme de discrimination, et qui octroie le droit au retour aux ré­fu­gié·e·s palestiniens.

Vive la Résistance du Peuple Palestinien !

Paru en Suisse dans « solidaritéS » n° 253 (04/09/2014). http://www.solidarites.ch/journal/