Quelques réflexions sur les élections en Équateur

Antonio Moscato, Guillermo Almeyra 3 mars 2013

Rafael Correa a écrasé l’opposition de droite, comme cela avait d’ailleurs été prédit par Alberto Acosta, le candidat à la présidence de la liste Unidad Plurinacional de Las Izquierdas (Unité Plurinationale des Gauches) dans l’interview réalisée par Franck Gaudichaud.

Cette coalition regroupe une dizaine d’organisations, du centre-gauche à la gauche radicale, parmi lesquelles Pachakutik (bras politique de la Confederación de Nacionalidades Indígenas de Ecuador, CONAIE) et le Mouvement Populaire Démocratique, d’origine maoïste et fort implanté dans le syndicat enseignant. Elle n’a pourtant réalisé qu’un résultat inférieur aux prévisions, qui au moment où nous écrivons (moment où le scrutin se base sur +/-70 des bulletins) ne semble pas dépasser les 3%. C’est là l’effet de la candidature de Correa et de sa force d’attraction, qui a dépassé les 56% et se retrouve nettement en tête dans 22 des 24 provinces du pays.

Ces deux dernières années, Correa avait perdu le soutien des certains des plus prestigieux de ses supporters d’origine et cela à cause de ses tendances autoritaires, de sa dramatisation pour chaque action contraire qui est tout suite taxée de « putschiste », mais aussi par l’arrestation de jeunes, accusés de terrorisme dans un pays qui n’a pas connu de révolte armée depuis des décennies. Il a par contre consolidé sa renommée auprès des couches populaires qui lui sont reconnaissant pour les mesures sociales qui ont réduit la pauvreté sans pour autant attaquer la richesse des grands propriétaires terriens et des multinationales - qui s’est même accrue. Il a, de même, relativement amélioré la situation de la santé publique et de l’instruction.

Il y a eu par contre des mesures plus controversés, comme les corridors terrestre de Manaus, au Brésil, jusqu’à Manta sur le Pacifique, qui représente un désastre pour de vastes zones forestières de l’Amazonie. Ces mesures ont suscité l’opposition des milieux écologistes et indigènes mais ont par contre reçues l’approbation de certaines communautés qui considèrent comme acceptable l’impact environnemental, à la fois parce qu’elles sont intéressées par l’élargissement des contingents de fonctionnaires gouvernementaux, et parce qu’elles sont prises dans l’illusion que cette démarche peut apporter un développement futur pour ces zones.

Le plus grand danger du succès de Correa, qui ne rencontre pas de contrepoids significatif, est incarné par sa tendance autoritaire de plus en plus affichée et par le fait que la Constitution, qu’il avait pourtant défendu seul dans les premières périodes de son gouvernement, semble maintenant le déranger parce qu’il la considère maintenant comme offrant trop de « garanties » environnementales. Ce qui représente un danger, non seulement parce que cela pourrait donner lieu, comme au Venezuela, à un bras de fer avec les grands journaux bourgeois et les grandes chaînes télévisées, mais aussi parce que cela encourage le président à tenter à nouveau une attaque contre les principales associations environnementales du pays - ce qu’il avait déjà fait par le passé et à les déclarer illégales en prétendant qu’elles représentants des intérêts extérieurs en contestant sa politique d’extraction.

La Constitution de l’Equateur est en effet très en avance dans la reconnaissance des droits de la Terre Mère - la Pachamama -, mais les pratiques du gouvernement et celles des directions des entreprises pétrolières écrasent souvent ces droits pour pouvoir assurer le développement maximum de l’industrie extractive, que ce soit aux dépends de l’environnement ou des communautés indigènes.

Une situation plus ou moins similaire se déroule en Bolivie, au Venezuela et, surtout, au Brésil. L’exigüité des résultats électoraux de l’opposition de gauche à ces politiques ne doit pas piéger ceux qui s’obstinent à prendre leurs désirs pour des réalités : il ne s’agit pas ici de socialisme, pas même du 21è siècle, mais d’un projet de développement et de renforcement du capitalisme national, comme l’avait tout simplement admis le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera.

Cependant, si les résultats de l’opposition de gauche sont en dessous des attentes, ils ne sont pas non insignifiants. Non seulement parce que le 3,13% de Acosta doit être mis en opposition avec les 3,64% du richissime magnat bananier Alvaro Noboa, qui était le challenger de Correa aux présidentielles précédentes, mais aussi parce qu’il faut tenir compte de sa répartition géographique inégale. Dans certaines provinces, par exemple, Acosta obtient jusqu’à 19,87% (Morona Santiago), 17,93% (Zamora Chinchipe), tandis que dans d’autres encore il atteint des niveaux tout à fait respectables (Pastaza, 9,32%, Cotopaxi 8,25%, etc.). Il obtient donc des pourcentages qui lui permettent de consolider dans ces régions une force capable de peser politiquement à l’avenir.

S’il y arrive, ce n’est pas rien. Certaines données, comme le modeste 6,47% obtenu par la liste dans la Province de Esmeraldas, qui était un bastion maoïste, laisse penser que certains secteurs qui avait initialement adhéré à l’Unidad Plurinacional de Izquierdas se sont ensuite laissés attirés par les faveurs du pouvoir central. On peut penser la même chose pour plusieurs secteurs de la CONAIE. Avec ce modeste résultat, il a été rejoint par l’ex-président Lucio Gutierrez (6,53%), qui n’est pas de gauche mais se présentait comme tel, et qui avait de par le passé reçu le soutien de Pachakutik. (…)

De toute façon, au-delà des contributions des corrupteurs (qui désiraient retirer d’importants intérêts par rapport à leurs contributions) ; les plans sociaux, l’assistance, les subsides et les œuvres publiques sont essentiellement financés par les taxes sur les exportations. Sans pour autant réussir à se détacher réellement d’une dépendance aux multinationales et au capital financier international, ni à substituer avec l’appareil d’Etat une bourgeoisie nationale pratiquement inexistante. De cette manière, le gouvernement est donc condamné à continuer les exportations de bananes, de pétrole, de minéraux bruts, sans réussir récupérer ne serait-ce que sa propre monnaie puisqu’en Equateur la monnaie nationale reste le dollar.

Ces 3% ne doivent cependant pas être méprisé. Cela n’assurera sans doute pas de sièges au parlement, étant donné la nouvelle géographie des collèges, mais il n’empêchera pas non plus la bataille politique. (…) Pour évaluer toute l’ampleur du résultat, il faudra donc attendre et observer pour voir si, pour la première fois en Equateur, une petite force de gauche peut se consolider, sans se laisser impressionner par les rapports de force initiaux, qui dans certaines provinces ne sont pas forcément défavorables. Ce qui est indispensable, c’est de faire pression sur Correa pour qu’il reprenne la route qu’il avait initialement prévu de prendre.

Source : http://antoniomoscato.altervista.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1264:prime-riflessioni-sul-voto-in-ecuador&catid=8:lamerica-latina&Itemid=16
Traduction française pour Avanti4.be : Sylvia Nerina

Equateur : un résultat sans appel

Guillermo Almeyra

Il est quasi certain que Rafael Correa sera élu président au premier tour de ces élections. Il est tout aussi certain que l’instable coalition plurinationale des organisations de gauche qui s’oppose à lui – et qui s’oppose également à la droite classique – obtiendra moins de 6% des votes. Correa pourra alors, à juste titre, parler de consécration populaire, surtout si, comme ce sera probablement le cas, l’abstention diminue.

L’ALBA, l’Unasur et le groupe des gouvernements « nationaux et populaires » en respireront mieux, surtout après le dur coup subi avec la dévaluation de la monnaie vénézuélienne. Sur ce point, dans ce groupe, Correa - et malgré le fait qu’il n’a pas mit fin à la parité avec le dollar – est l’un des plus fermes puisqu’à la différence d’autres gouvernements il a réalisé un audit sur sa dette externe, a rompu avec le FMI et a ignoré la Banque Mondiale pour la résolution des disputes commerciales. Par conséquent, sa victoire électorale est également dans une bonne mesure une défaite des forces de la droite équatorienne et internationale et elle constituera une bonne nouvelle pour le Venezuela, la Bolivie et Cuba.

Quant à la coalition des organisations de gauche, qui compte parmi ses principales composantes le parti indigène Pachakutik et la CONAIE, je pense qu’une partie du mouvement indigène sera attiré par la tentation corréiste. La politique toujours oscillante des maoïstes du Mouvement Populaire Démocratique entre l’ultra-gauchisme syndical et l’opportunisme, recevra également un coup. Surtout parce que le MPD était déjà en crise et cherchait dans l’Unité Plurinationale des Gauches une issue positive. Ce possible affaiblissement des composantes de masse de l’opposition de gauche pèsera sur son noyau intellectuel plus conséquent qui trouve son expression en Alberto Acosta. Ce dernier réunit une politique écologiste radicale avec des idées démocratiques et sociales avancées qui sont bien plus à gauche que la ligne social-chrétienne et développementiste-extractiviste du président Correa.

Ce dernier, en effet, défend et applique – comme tous les gouvernements « progressistes » ou non des pays dépendants – une politique « extractiviste » qui repose surtout sur l’exploitation de mines géantes à ciel ouvert (et dans le cas argentin s’ajoute l’extraction du pétrole non conventionnel). Pour répondre à ses critiques, il leur a demandé où se trouvait dans l’œuvre de Marx une critique de ce type d’industrie minière - bien entendu, elle n’existait pas à son époque et était techniquement impensable : elle ne pouvait donc pas être critiquée par lui.

La gauche, pour sa part, qui se place au côté des populations affectées par ces mines qui les laissent sans eau et qui détruisent l’environnement, n’explique pas de manière suffisante comment dans une première phase de transition un gouvernement démocratique et écologiste pourrait totalement se passer de l’extractivisme imposé par la dépendance envers le marché mondial ; avec quelles ressources compter pour travailler à une alternative qui débouche sur un autre type d’économie nationale ; sur un gouvernement des autonomies et anti-centralistes ; sur une production fondamentalement destinée à la demande interne et non à l’exportation, ainsi que sur un système de communes autogestionnaires unies par la solidarité et par des plans élaborés en commun accord à l’échelle nationale.

Le gouvernement finance aujourd’hui ses plans sociaux, ses subsides et ses travaux publics avec l’impôt aux exportateurs de matières premières. Il veille donc au renforcement des grandes multinationales et des grandes entreprises, ce qui l’empêche de sortir de la dépendance vis-à-vis du capital financier international. Au travers de l’appareil d’Etat, il tente de jouer le rôle d’une bourgeoisie nationale quasi inexistante. De là découle son besoin de continuer à exploiter la culture des bananes, le pétrole et les richesses minières et qu’il ne peut récupérer une monnaie propre. En cessant subitement cette politique, l’Equateur n’aurait plus de revenus et son économie s’effondrerait.

C’est pour cela qu’on ne peut se cantonner dans une opposition pure et simple aux politiques de Correa au nom de l’environnement et des nécessités sociales. Il faut une opposition qui pose la question de l’obtention des ressources (par exemple ; impôts sur les banques et les grandes entreprises, suppression des dépenses militaires, modifications des politiques alimentaires et des importations d’aliments, création d’infrastructures pour réduire les coûts du transport…). Il faut une politique de préservation des biens communs et des bases pour la production indigène qui, face à tout projet gouvernemental ou patronal discute au cas par cas si les effets environnementaux, économiques et sociaux immédiats et à long terme ne sont pas trop onéreux et irréversibles. En cas de dispute entre les experts et les habitants, c’est la position de ces derniers qui doit prédominer au nom des autonomies régionales, de l’autogestion, de la démocratie et de la Constitution elle-même

Correa obtiendra sûrement une Assemblée qui lui sera fidèle. Il faudrait profiter de cette nouvelle composition de l’appareil législatif pour compléter – et non retarder – les avancées inscrites dans la Constituante. Dans ce travail constituant, la gauche sera perdante si elle se limite à un « non » systématique. Elle gagnera au contraire si elle se définit par des plans et des projets environnementaux et anticapitalistes car cela lui permettra de réaliser un front commun avec une partie du corréisme.

Bien qu’il soit un dur adversaire de la gauche, Correa ne peut pas être considéré comme son ennemi mais comme un allié incertain, hésitant et inconséquent, sous peine de reproduire l’épisode du flirt de Pachakutik avec Gutiérrez et avec la droite. Autrement dit, de faire le jeu de cette dernière, du grand capital étranger et des multinationales que la CONAIE et Pachakutik combattent.

Source : http://www.jornada.unam.mx/archivo_opinion/autor/front/13

Le test équatorien

Guillermo Almeyra

Depuis Aristote, il semblerait que classifier les choses et les phénomènes équivaut à dominer la réalité, qui est toujours complexe. De là découle la tendance à bâcler le processus de compréhension de ce qui est nouveau en l’insérant de force dans les vieux concepts connus. Cette opération oblige celui qui la pratique à ne prendre en compte que quelques unes des caractéristiques de ce que l’on prétend classifier, en laissant de côté ce qui est contradictoire avec ce qui semble dominant.

Par exemple, Lázaro Cárdenas (*) fut-il un nationaliste révolutionnaire socialisant ou le fondateur du corporatisme et de l’Etat mexicains ? Il fut les deux choses à la fois, et celui qui ne voyait qu’une seule face du cardénisme ne comprenait pas pourquoi les paysans et les ouvriers le soutenaient, même s’ils n’étaient pas d’accord avec chacune de ses mesures, ni pourquoi les classes dominante le haïssaient, même si elles tiraient parfois bénéfice de ses politiques.

Ainsi, comme le fait aujourd’hui la gauche équatorienne avec Rafael Correa, les anarchistes et les communistes mexicains de l’époque qualifièrent Cárdenas de fasciste et se condamnèrent à l’isolement politique.

Correa, bien entendu, n’est pas Cárdenas. C’est un économiste chrétien, formé par les lassalliens, gradué en doctorat à l’Université Catholique de Louvain, en Belgique, avec une expérience sociale parmi les indigènes avec les salésiens et qui fut ministre de l’Economie et des Finances du président Alfredo Palacio. C’est un homme qui, selon la tradition social-chrétienne, croit au rôle des missionnaires et des apôtres du Progrès – avec P majuscule -, parmi lesquels il se compte, et il pense que le changement dépend de la volonté et de la capacité du gouvernant, qui doit être honnête.

C’est pour cette raison qu’il s’était présenté candidat à la présidence, sans parti et candidats pour les autres postes élus. C’est pour cela aussi qu’il adopte seul les décisions et croit sincèrement que les amis qui mettent en discussion ses positions sont des traîtres. De là son verticalisme, son autoritarisme, son esprit de croisé, qui marchent ensemble un nationalisme anti-impérialiste ardent et sincère et avec le désir – paternaliste – de moderniser l’Equateur, de promouvoir la culture, de créer la citoyenneté.

Même s’il réprime, il est loin d’être un fasciste ou un tyran : il se voit comme un père sévère et autoritaire d’un Equateur dans les langes. En outre, sa politique économique ne se réduit pas au maintien de la monnaie nationale en parité avec le dollar et d’un pays exportateur de bananes et de pétrole, d’un Etat injuste qui se contente de récolter l’impôt, surtout aux plus pauvres : c’est aussi une tentative sincère et tenace d’en finir avec la corruption, d’atteindre une croissance économique qui, sans changer le système, agrandisse un peu le gâteau à partager et, par conséquent, la portion qui revient aux plus pauvres.

Opposé au parti social-chrétien droitier, il croit malgré tout à la doctrine social-chrétienne, qui a la volonté illusoire de réformer le capitalisme. Les maoïstes du MPD – qui croient également aux leaders, aux appareils et aux alliances de classes - le haïssent et le qualifient de fasciste parce qu’ils le voient comme un concurrent, vu qu’il a l’appui de la majorité des travailleurs. De manière absurde, ils le disent pro-impérialiste. Les « Indigènes professionnels », c’est-à-dire les dirigeants ethniques qui ne pensent qu’à leur propre carrière, font de même parce que les bases indigènes votent majoritairement pour Correa et ne suivent pas politiquement ni la CONAIE ni le parti Pachakutik, parce qu’ils croient au « développementisme » et au marché ; espèrent obtenir de meilleurs salaires et prix agricoles ; de meilleures conditions sanitaires, des routes, des écoles, des hôpitaux.

La gauche plus sérieuse, pour sa part, rejette la politique « extractiviste », anti-écologiste, développementiste, dangereusement verticaliste et autoritaire et ébauche les éléments corrects d’une politique alternative. Mais elle se prive des moyens et du sujet pour la concrétiser car elle ne comprend pas les différences qui existent entre Correa, son appareil gouvernemental et le « corréisme » de ceux qui votent pour Correa mais qui, si l’on touche à leur territoire ou à leurs droits, s’opposeront malgré tout à lui.

C’est pour cela qu’ils voient le corréisme comme une partie de la gauche argentine voyait le péronisme. Il était qualifié de fasciste parce que Péron (**) interdisait des grèves, était un admirateur du fascisme et un réactionnaire fomentant un appareil syndical bureaucratique-corporatiste, mais sans voir que les ouvriers péronistes faisaient tout de même grève tout en votant pour lui, étaient anticléricaux et votaient pour lui et étaient antifascistes, anti-bureaucratiques et libertaires dans leurs syndicats « corporatisés ».

Ce positionnement en opposition frontales aux électeurs de Correa empêche la gauche plus sérieuse de développer les contradictions du corréisme et d’agir en commun avec les paysans en défense des biens communs et des communautés et d’écouter ces dernières qui ne s’identifient pas aux « indigènes professionnels » qui disent les représenter.

Correa veut que le pays dépende moins de l’exportation de pétrole et de bananes. Il devrait pour ce faire développer le marché interne et moderniser l’Equateur. Autrement dit, résoudre la question agraire parce que la banane est synonyme de latifundio tandis que le minufundio paysans empêche le développement et la croissance. L’élevage intensif de crevettes en aquaculture est synonyme de dégradation des mangroves et des eaux, mais aussi de la disparition de la pêche artisanale. Il devrait créer des routes et améliorer la distribution, c’est-à-dire trouver les fonds nécessaire en Equateur et, vu que l’épargne nationale est basse, ou bien il fait payer les riches, ou bien il endette le pays et fait payer les pauvres. Il devrait changer tout le système financier, qui, tel un vampire, suce le sang et la sueur des Equatoriens.

Et tout cela avec une économie encore dollarisée et au milieu d’une crise mondiale. Par conséquent, les problèmes sociaux, politiques et économiques ne pourront être évités. Tout comme une dose de pragmatisme dans le maintien, pendant un certain temps, de la dépendance envers l’extractivisme. La gauche doit alors apprendre, et de manière urgente, à soutenir de manière critique ce qu’il est possible de soutenir et à rejeter ce qui est réactionnaire.

Source : http://www.jornada.unam.mx/archivo_opinion/autor/front/13
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

(*) Lázaro Cárdenas (1895-1970), président nationaliste du Mexique entre 1934 et 1940
(**) Juan Domingo Perón (1895-1974) militaire argentin et homme politique, fut président de l’Argentine de 1946 à 1955 et de 1973 à sa mort en 1974.