Journée du 27 avril pour une alternative à gauche du PS et d’Ecolo : Meeting réussi, mais bien des questions en suspens

Pierre Bonsin 8 mai 2013

Nous ne détaillerons pas ici le déroulement de ce rassemblement, celui-ci ayant déjà été relaté assez fidèlement, tant par les grands médias que par les sites et les journaux des organisations de la gauche radicale. Nous préférons poursuivre notre réflexion critique sur une démarche remarquable - se plaçant dans une perspective clairement anticapitaliste, rejetant explicitement ce système comme « non réformable », etc -, mais qui pose néanmoins de nombreuses questions quant aux perspectives qu’elle ouvre concrètement.

Tout d’abord, comme tous les commentateurs, il faut souligner l’indéniable succès en terme quantitatif, d’autant plus positif que la publicité qui en avait été donnée par les organisations de la gauche radicale a été des plus tardives - sans doute un signe en soi.

Dans ces conditions, réunir près de quatre cents participants - dont de très nombreux syndicalistes venus des quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles - tout un samedi, est loin d’être négligeable. Une affluence qui reflète l’engouement de l’appel lancé par Daniel Piron auprès de la frange la plus critique et militante des travailleurs francophones du pays. Qui plus est, le tout dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, même si l’optimisme ambiant était peut-être un peu « forcé », on y reviendra.

Cependant, à l’issue de la journée, sur le plan du contenu et des perspectives, le bilan est nettement plus mitigé. Car, au-delà du grand mérite de l’initiative en tant que telle et des aspects « réconfortants » du regroupement de tant de membres de la gauche « à la gauche du PS et d’Ecolo », on reste sur sa faim quant à une vraie dynamique augurant de développements concrets en terme d’unité sur le terrain, ne serait-ce qu’électoral.

Sans revenir sur les limites relevées dans notre précédent article sur le sujet, on peut dire que les nombreuses hypothèques qui y étaient pointées sont loin d’être levées.

Un front commun syndical prometteur, mais pas tout à fait unanime…

Première dissonance : s’il est très positif que l’appel de la Fédération FGTB du Sud-Hainaut ait été rejoint et soutenu par la CNE de Charleroi (mais aussi par son secrétaire national, Felipe Van Kersbilck), Isabelle Wanschoor, la porte-parole de cette dernière, a clairement dit que, pour sa part, tout en rejoignant l’essentiel des constats et des critiques formulés dans cet appel, elle n’en était pas (encore ?) à vouloir œuvrer à la formation d’un cartel de la gauche à la gauche du PS et d’Ecolo.

De même, dans les ateliers consécutifs à l’assemblée générale d’ouverture, du moins dans celui auquel nous avons participé, on entendit plaider pour qu’on pèse sur le Parti Socialiste (et dans une moindre mesure sur Ecolo) pour le(s) ramener à une politique plus conforme aux intérêts des travailleurs (certains regrettant « l’époque où le PS engrangeait encore des avancées pour les travailleurs »). Point de vue sans aucun doute minoritaire, mais qui était exprimé par des syndicalistes de combat et de longue date, ce qui indique que la rupture claire et définitive entre les travailleurs, même parmi les plus radicaux, et le Parti socialiste est loin d’être aussi consommée que certains veulent le croire.

Heureusement, à la première question posée comme amorce dans tous les ateliers, à savoir les terrains et thématiques abandonnés par la gauche traditionnelle, la réponse fut par contre partout sans appel, (voir l’encadré sur les témoignages accablants de travailleurs) ; de l’avis général, pas un seul front où la social-démocratie n’a capitulé, voire participé activement au recul social. Cela, du démantèlement de l’assurance chômage à celui des prépensions et des régimes de pensions les plus favorables, en passant par la privatisation, larvée ou directe des services publics, les cadeaux aux entreprises et aux spéculateurs, le blocage des salaires… Sans compter l’index, dont tant Vande Lanotte il y a quelques semaines que Magnette il y a quelques jours à peine ont indiqué qu’il n’était plus un « tabou », et que s’il devait certes être maintenu, ce pourrait l’être au prix de diverses « adaptations ».

Cela dit, un verdict aussi impitoyable n’est pas surprenant, de la part d’une assemblée de militants pour la plupart déjà convaincus de ce qu’il n’y a plus rien à attendre de Di Rupo et consorts.

… et des approches contradictoires au sein de la gauche radicale également

Par contre, quant à la deuxième question adressée par les organisateurs aux participants : les propositions concrètes pour construire cette gauche anticapitaliste unitaire, on a senti dans le même atelier des approches très différentes, y compris parmi les représentants de la gauche radicale.

Ainsi, des représentants de la LCR ont évoqué la nécessité de se doter dans les deux prochains mois d’un « programme social d’urgence » susceptible d’offrir des alternatives à la crise et à l’austérité, à défendre ensemble massivement auprès de la population, sous la forme d’une série de revendications clés, pour lesquelles on ferait appel à divers « experts » de gauche, choisis pour leur compétence dans leur domaine spécifique : de la politique industrielle au redéploiement des services publics, en passant par la Justice fiscale, la dette ou encore les enjeux environnementaux… Programme qui serait évidemment soumis en Assemblée Générale à l’approbation des participants à l’Appel.

Il s’agit en fait d’une démarche classique de type « revendications transitoires » mais qui pose problème. Sans trop nous y appesantir, disons simplement que cette méthode part du postulat que, pour convaincre de larges masses, c’est avant tout de mots d’ordre présumés mobilisateurs dont on a besoin pour « concrétiser » une alternative à la politique bourgeoise. De là à penser que c’est faute d’un tel « programme » que les luttes feraient défaut, ou du moins peineraient à se concentrer autour d’objectifs centraux et communs, il n’y a qu’un pas.

Or, aussi justes, bien « pensées » et présentées que puissent être ces « revendications », en l’absence justement d’un tel mouvement de masse, aux yeux des travailleurs, elles risquent d’apparaître tout sauf concrètes, dans l’actuel rapport de forces tout à fait défavorable. Et, plus particulièrement, en l’absence de toute réelle mobilisation sérieuse et d’ampleur par les syndicats – et ce point clé n’a pas du tout été abordé le 27 avril- elles auront au mieux une vertu purement propagandiste, mais sembleront tout à fait hors de portée au plus grand nombre.

Ensuite, s’il n’est pas inutile d’avoir en complément « l’éclairage » et les conseils de chercheurs et praticiens spécialisés dans leur domaine, il serait bien plus concret et mobilisateur pour l’élaboration d’un tel « programme d’action » de partir d’abord de la base, ainsi que l’ont relevé d’autres militants, présents, notamment un membre de la LCT. Autrement dit, de consulter les militants, travailleurs et délégués des secteurs en question, qui ont eux-mêmes accumulé une solide expérience, de terrain et non « académique ».

Et, avantage de ce processus, par ce biais, on nouerait le contact avec l’avant-garde des travailleurs en les associant à la mobilisation. Le résultat d’une telle démarche ascendante pourrait tenir en quelques pages, quitte à affiner et approfondir par la suite les divers volets, au fur et à mesure de la campagne autour des divers enjeux mis en avant.

On peut également se demander si une approche plus « modeste » ne serait pas plus fructueuse : plutôt que d’élaborer « en deux mois » un vaste programme d’urgence touchant « un peu de tout », pourquoi ne pas choisir quatre ou cinq revendications clés sur lesquelles les organisations participantes s’engageraient à mener une campagne commune et soutenue ?

Enfin, plus globalement, se focaliser sur la question et « l’urgence » du « programme » ne répond en rien à cette question de fond : celle des pas concrets, à court et moyen terme, en vue de faire émerger une gauche anticapitaliste unitaire sur le plan organisationnel, que ce soit sous la forme d’un cartel électoral, voire à terme d’un front ou d’un nouveau parti.

Un PTB aussi « ouvert »… que résolument sceptique

Le seul représentant de parti ayant abordé la question directement était, sans surprise, Raoul Hedebouw, pour le PTB. Dans le même atelier, celui-ci a d’abord salué la démarche « historique » de la Fédération carolo de la FGTB et dit son espoir que celle-ci s’étende dans les autres régionales. Mais, au-delà de ce vœu (pieux ?), il n’a pris aucun engagement en ce sens de la part de son parti, et on sait qu’en général, ce dernier ne brille pas par une ligne d’opposition syndicale de gauche très virulente à la bureaucratie, et en particulier par une critique de l’actuelle inertie de ses sommets face à l’offensive du gouvernement. Ni même, soit dit en passant, par une critique féroce et conséquente du PS, comme en témoigne encore le tout récent interview à « L’Avenir » où le même Hedebouw « tend la main » à ce parti, laissant entendre qu’il était encore temps qu’il se ressaisisse et rompe avec la logique néo-libérale, faisant ainsi écho aux illusions déjà mentionnées présentes parmi certains syndicalistes présents. Une tendance à l’adaptation à son « public » qui risque de se renforcer au fil de ses succès et espoirs sur le plan électoral(iste).

Mais c’est dans le second volet de son intervention que le porte-parole du PTB a été le plus explicite… - et, disons-le franchement, le plus honnête et lucide selon nous. A savoir, par rapport à cet appel insistant à l’unité, électorale voire organisationnelle, de la petite gauche, il a redit son scepticisme sur le fait que ce soit vraiment ce qui préoccupait les "gens" normaux, même de gauche, et les travailleurs, n’ayant jamais été confronté à cette question lors de ses contacts sur les marchés ou au cours des campagnes électorales. Mais bien plutôt à la question "Vous êtes qui, vous ?", tant la population ignore tout des diverses chapelles concurrentes au sein de l’extrême-gauche, y compris, pour une bonne part, du PTB lui-même.

Un constat qui, hélas, nous semble très juste, et marqué au coin du bon sens. Non pas que l’unité de la gauche radicale soit en soi inutile ou encore mois nuisible, cela va de soi ! Mais d’abord, elle ne suffit ni ne suffira pas à refaire le terrible handicap de la gauche radicale « hors PTB » en terme électoral, ni même celui de ce dernier avec le PS. Se présenter sous une même bannière n’est sûrement pas l’élément déterminant pour dépasser cette extrême marginalité et enfin susciter un vote plus massif. A plus forte raison, si cette unité « de façade » n’a lieu qu’à l’occasion des scrutins et dans un pur (et faux) calcul électoraliste, sans traduire un réel travail en commun sur le terrain et au long cours, jour après jour, qui démontre surtout dans la pratique que cette convergence permet un réel progrès pour les luttes.

Une unité aussi invoquée que peu incarnée

Quoi qu’il en soit, dès lors que la figure de proue francophone du PTB ne cache pas son désintérêt, pour ne pas dire plus, pour toute démarche réellement unitaire, allant au-delà de l’ouverture de ses listes à quelques « extérieurs » désignés sous le seul signe du « + », comme il l’a maintes fois répété dans la presse (même s’il n’exclut pas un hypothétique cartel « un jour futur », comme il l’a concédé de manière très opportuniste devant les caméras du JT le soir-même). Dans de telles conditions, on comprend que la démarche « historique » de la FGTB carolo risque bien de tourner court.

En outre, ne nous voilons pas la face : au-delà des déclarations unitaires des diverses parties prenantes, chaque organisation a aussi ses propres enjeux et son agenda plus ou moins caché – à l’exception de celui, affiché, du PTB, on l’a dit. Car il est clair que les plus petites organisations espèrent avant tout tirer un profit de cet appel solennel qui leur est adressé, comme une forme de « reconnaissance » inespérée, elles qui végètent dans la marge depuis plus de vingt ans, leur conférant soudainement un brevet de « vraie gauche » décerné devant les médias par une importante régionale ouvrière.

Autant dire que nous sommes des plus incrédules par rapport aux miroirs déformants, qui plus est lorsqu’ils veulent vendre la peau de l’ours socialiste avant de l’avoir tué. Nous avons bien peur que les désillusions soient très vite à la mesure de ces illusions et de cette recherche de raccourcis.

Quant au PTB lui-même, on comprend parfaitement, de son point de vue, qu’il se montre des plus défiants, au-delà de ses déclarations convenues et bien obligées de soutien à l’initiative. Si on était à sa place (tout comme, nous en sommes convaincus, si la LCR, le PSL ou le PC l’étaient également), on serait les premiers à raisonner dans les mêmes termes, et à refuser de se laisser enfermer dans un tel « carcan », sans aucun bénéfice, et avec par contre bien des désavantages en termes de visibilité, de « programme commun » et de négociations ardues avec des « partenaires » de tradition très divergente, aussi « insignifiants » qu’ « embarrassants ». Quand on est à ce point dominant et sans concurrence - ce qui est la leçon sans appel des dernières élections, mais aussi de la nette progression du recrutement et de l’influence du PTB- quel intérêt à une alliance aussi disparate que disproportionnée ?

Certes, Piron lui-même a dit dans son introduction qu’il n’espérait pas un tel cartel déjà à l’occasion des élections de 2014, et que sa Fédération comptait encore moins se lancer en tant que telle dans la formation d’un tel outil (on est donc loin d’un projet du type PT brésilien ou du processus qui a donné naissance à Die Linke en Allemagne occidentale), mais bien qu’il incitait toutes les formations à gauche du PS et d’Ecolo à s’y atteler. Et concluant sur un mode encore plus modeste, qu’il appelait juste les différentes composantes de cette « vraie gauche » à « être présentes dans le débat » électoral… ce qui ne mange pas de pain tant il est évident que celles-ci voudront toutes en être. Cela risque par contre de décevoir ceux et celles qui voient dans cette initiative un tremplin pour que se constitue un cartel de tous les partis de la gauche radicale aux élections de 2014.

Car tout le monde sait bien qu’implicitement, la question sous-jacente qui est ainsi posée est celle de la formation d’une force politique plus large, qui puisse constituer un vrai pôle d’attraction alternatif, et un débouché électoral pour toutes celles et tous ceux écoeuré-e-s des compromissions et de la politique antisociale du PS… Or, de ce point de vue, on n’est pas plus avancé après qu’avant le meeting, aucune piste claire n’en ressortant, pas même lors du discours de clôture de Piron, aussi « résolument optimiste » qu’imprécis quant aux prolongements concrets à l’initiative.

Méthode Coué et triomphalisme

Enfin - un aspect qui n’est pas la moindre faiblesse du meeting proprement dit -, il faut insister sur cette emphase affiché à la tribune par son initiateur. Les vibrantes apostrophes lancées à un Magnette censé avoir les yeux rivés sur la salle : « Paul, regarde, je ne suis plus seul ! » ont beau faire plaisir aux convaincus, si on garde la tête froide, on ne peut que mesurer la distance avec la réalité. Parler de « la vraie gauche » en désignant du doigt un auditoire de quelques centaines de personnes, aussi valeureuses soient-elles, et pour la plupart déjà membres ou sympathisants de l’extrême-gauche et cela, à l’intention d’un président de parti de plusieurs dizaines de milliers de membres, qui reste malheureusement champion en nombre de sièges et d’électeurs francophones à la Chambre… il faut oser. Le volontarisme et l’optimisme ont leurs vertus, mais aussi leurs limites, et un minimum de clairvoyance et donc d’humilité sont aussi nécessaires dans un tel rapport de forces.

Appeler à la répétition de ce genre d´assemblée en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre est aussi une noble idée. Mais c’est oublier un peu vite ce qui a fait la spécificité de cette assemblée à Charleroi, à savoir l’engagement et le rôle central de la régionale FGTB. Dans la mesure où aucune autre régionale FGTB n’a pris position dans le même sens, où le PTB n’a pas un intérêt particulier à lancer cette opération et où les autres organisations ont l’intérêt mais pas les moyens, ce genre d’assemblée n’est pas prêt à fleurir d’Ostende à Arlon.

Aussi, en appeler à « l’Histoire » qui serait « en marche », et qualifier la journée de mémorable est hélas un peu prématuré. L’ appel de Piron est sans nul doute la plus sérieuse brèche, ouverte et explicite, dans le soutien jusque-là quasi inconditionnel de la FGTB au PS et a de quoi gêner aux entournures Di Rupo, Magnette et les autres éminences du Boulevard de l’Empereur. Cette initiative secoue aussi la torpeur et/ou le sectarisme d’une bonne partie de la petite gauche, confinée dans ses certitudes et ses guerres de chapelle, la mettant devant ses responsabilités. Dans un cas comme dans l’autre, on ne peut que s’en réjouir et s’en féliciter. Mais de là à croire que le PS en tremble déjà tient plus probablement des procédés oratoires pour « chauffer la salle » que de la réalité... Espérons surtout que ces effets oratoires et le ton un peu « matamoresque » et incantatoire des envolées lyriques ne serviront pas de substitut à une réelle analyse de la situation, des forces en présence, et à une réflexion stratégique digne de ce nom sur les pas encore à franchir, pour aboutir au développement d’un débouché politique crédible et porteur.

A ce titre, on notera aussi que si, comme il se doit, les sommets du PS ont été la cible principale de la journée du 27 avril, les sommets de la FGTB ont quant à eux été largement épargnés. Or, comme on l’a dit, on voit mal comment l’initiative de la FGTB carolo pourrait s’élargir à d’autres centrales et régionales FGTB si on ne dénonce pas explicitement l’absence de toute stratégie de lutte de la part de ces sommets et leurs liens organiques toujours aussi solides et étroits avec le PS. La FGTB carolo est pourtant la mieux placée aujourd’hui pour lancer un appel à la base du syndicat socialiste pour qu’il impose une toute autre orientation. C’est là, à notre avis, la faiblesse principale de cette l’initiative à l’heure actuelle et qui risque de la maintenir effectivement isolée à Charleroi si elle n’est pas rapidement surmontée.

PS : Les travailleurs accusent

Pour illustrer le degré de trahison de la gauche au pouvoir, dans la foulée du discours d’ouverture de Daniel Piron, un bilan accusateur a été dressé à la tribune, sous la forme de témoignages accablants des représentants de divers secteurs en butte aux politiques d’austérité.

On a ainsi pu entendre un délégué du secteur non marchand expliquer comment la diète imposée à son service d’aide aux personnes handicapées, et les nouvelles méthodes et exigences « managériales » qui y ont été introduites par les autorités subsidiantes, dénaturent peu à peu le travail pourtant essentiel qui y est mené.
Ensuite la porte-parole du comité de chômeurs de Charleroi a rappelé les ravages du plan Vandenbroucke, « activant » depuis 2004 les chômeurs sous la forme d’un harcèlement kafkaïen et sans trêve, avec des milliers d’exclusions à la clé, puis le démantèlement des allocations d’attente et la mise en œuvre de la dégressivité accélérée et accentuée de l’ensemble des allocations, instaurées par le gouvernement Di Rupo, plongeant dans la misère crasse des dizaines de milliers de familles.

Enfin, un délégué de la CGSP cheminots a parlé de « l’autre » Magnette : pas celui qui parade en « homme de gauche » au Boulevard de l’Empereur comme successeur de Di Rupo (et du météoritique « intérimaire » Thierry Giet), mais celui qui présidait jusqu’il y a peu aux destinées de la SNCB en tant que Ministre de tutelle, faisant passer en force (et en douce) ses plans antisociaux de scission de la société à la faveur des vacances, au terme de manœuvres menant en bateau les représentants syndicaux, pour mieux les berner et les mettre devant le fait accompli en fin de course.

Un petit aperçu du « Parti rempart de la Sécu et de la solidarité »…