Iran : Un simulacre d’élection sous une menace de guerre

Yassamine Mather 10 juin 2013

L’élection présidentielle qui va se dérouler ce vendredi 14 juin sera la onzième depuis la naissance de la République islamique en 1979. Bien plus encore que les précédentes, elle apparaît comme une parodie, complètement coupée des réalités dramatiques que vit le pays.

Le système politique de l’Iran est terriblement complexe. D’un côté, il présente les apparences d’une démocratie parlementaire classique, avec un président et un parlement élus au suffrage universel. De l’autre côté, ces instances élues sont doublées et contrôlées par une hiérarchie religieuse parallèle, à la tête de laquelle se trouve le Guide suprême, assisté d’un Conseil des Gardiens. Le tout constitue un régime théocratique très autoritaire, dans lequel les libertés d’expression et d’organisation sont fortement réduites et contrôlées, en particulier pour les travailleurs. Mais une telle complexité garantit aussi que les conflits sont permanents et nombreux entre les différentes factions au pouvoir.

Ainsi, malgré l’attention pointilleuse portée au choix des candidats à tous les postes électifs (selon les critères religieux déterminés par la constitution), les véritables détenteurs du pouvoir en Iran - les Guides suprêmes successifs, l’ayatollah Ruhollah Khomeini d’abord, puis son successeur l’ayatollah Ali Khamenei - ont régulièrement fini par se brouiller avec les présidents élus. Dernier cas en date, le Guide suprême Khameinei a renié son candidat choisi en 2009, l’actuel président Ahmadinejad.

Celui-ci avait remporté le scrutin il y a cinq ans à la suite d’un vote que des millions d’Iraniens avaient dénoncé comme truqué. Des manifestations de masse avaient ébranlé le régime pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’une vague de répression et d’arrestations brise ce mouvement. Le soutien de Khamenei avait été essentiel pour maintenir au pouvoir Ahmadinejad, ce qui n’a pas empêché par la suite le Guide suprême de s’en prendre avec force au président.

Filtrage impitoyable

Cette année, le pouvoir a tout fait pour éviter de connaître les mêmes problèmes qu’en 2009. Mais, en conséquence, l’ensemble du processus électoral est devenu une véritable farce avant même que la campagne électorale ait commencé.

D’abord, ayant arrêté et emprisonné toute opposition sérieuse, y compris les principaux dirigeants « réformistes » du régime lui-même, les factions restantes, malgré la concurrence et les conflits qui les déchirent, se sont toutes mises d’accord pour que que seuls les candidats à la présidence qui soutiennent complètement la ligne du Guide suprême peuvent être autorisés à se présenter. C’est ainsi qu’Esfandiar Rahim Mashaei, le candidat favori du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, été interdit de scrutin.

Ensuite, l’ayatollah Khamenei a décidé de réduire la période électorale de quelques mois à seulement trois semaines. Ce n’est donc que le 21 mai, seulement 24 jours avant l’ouverture de la période électorale, que les Iraniens ont appris qui seraient les candidats autorisés à y participer. Or, pas moins de 686 candidats étaient inscrits. Le Conseil des Gardiens a donc effectué un délayage radical. Les premières éliminées ont été les 30 femmes (le président ne pouvant, selon la Constitution, qu’être un homme !). De vérifications en vérifications des profils politiques et religieux des candidats, le Conseil des Gardiens n’en a finalement retenu que huit. Et c’est là qu’est apparue la dernière grosse surprise.

Initialement, il semble que l’ayatollah Khamenei pensait que, faute de candidat connu, la campagne risquait d’être fort terne et avait accordé un feu vert discret à l’entrée dans la course de l’ancien président Hashemi Rafsanjani, âgé de 78 ans. Celui-ci n’a rien d’un dissident. Compagnon de route de Khomeini depuis le début de la "révolution islamique", il a fait toute sa carrière dans l’appareil de la République islamique. Partisan d’une plus grande ouverture au capitalisme multinational, il a été l’artisan d’un vaste programme de privatisations, dont il a très bien profité personnellement, jusqu’à devenir une des plus grosses fortunes du pays. Mais, tombé dans une relative disgrâce, il avait accordé un soutien discret aux deux candidats réformistes lors des dernières élections présidentielles. Il se présente lui-même non comme un "réformiste" mais simplement comme un centriste modéré.

La candidature de Rafsanjani a été saluée par les « réformistes » et les opposants au régime comme un signe d’espoir. Même certaines sections de la gauche ont cru qu’il était donc digne d’un soutien critique. Personne n’a expliqué clairement comment Rafsandjani pourrait sauver la nation mais, dans l’euphorie qui a suivi son inscription en tant que candidat, rien de tout cela ne semblait important. Ce soutien sans précédent apporté à Rafsandjani par les secteurs de l’opposition « réformiste » a finalement convaincu le Conseil des Gardiens autour de Khameinei de l’écarter du processus électoral.

Toute cette farce en dit long sur la crise qui frappe le régime islamique. Il est possible que certains des partisans de Rafsandjani apportent maintenant leur soutien à un candidat vaguement « réformiste » et beaucoup moins connu, Mohammad Aref, ou au centriste Mohammad Baqer Qalibaf. Mais, vidé de tout candidat susceptible de critiquer un peu le régime, le processus électoral semble maintenant voué à l’échec.

Sanctions meurtrières...

Quel que soit celui qui sera élu le 14 Juin, les Iraniens se résignent au fait que la confrontation avec l’Occident va se poursuivre et que les sanctions écrasantes et les difficultés économiques dévastatrices persisteront. Le Guide suprême avait promis une "année épique", après qu’une participation massive aux élections aurait prouvé la ténacité de la nation face à l’ennemi étranger. Mais la liste finale de candidats médiocres rendra très difficile, même pour les partisans les plus intransigeants du régime, de susciter l’enthousiasme populaire pour ces élections.

La gravité de la situation actuelle ne saurait être sous-estimée. L’Iran est complètement isolé au niveau international et régional, tandis que son soutien au gouvernement syrien l’a fait entrer en conflit direct avec l’Arabie saoudite, les États du Golfe et les Frères musulmans, en plus des ennemis déjà déclarés. Économiquement le pays est en faillite.

Lorsque des sanctions « ciblées » ont été proposés par les Etats-Unis, ses promoteurs et partisans ont affirmé que seuls les dirigeants du régime souffriraient et que les Iraniens ordinaires n’en remarqueraient guère les effets. La réalité s’est révélée à l’exact opposé de cet engagement. Dans une dictature religieuse néolibérale, où le clergé et les gardes révolutionnaires islamiques sont les principaux bénéficiaires de la privatisation, des "sanctions ciblées" contre les "maîtres du pays" sont en fait des sanctions contre l’ensemble de la population : 70 millions d’Iraniens doivent faire face aux conséquences d’une politique impitoyable délibérément appliquée par une superpuissance soucieuse d’affirmer son autorité. Pour ne prendre qu’un exemple, les médicaments sont, en théorie, exemptés de sanctions. Toutefois, le taux de change actuel signifie que beaucoup sont au-delà des moyens de l’Iran. En outre, la plupart des sociétés pharmaceutiques ont cessé d’exporter vers l’Iran. En conséquence, les Iraniens sont en train de mourir à cause d’une pénurie de médicaments et de matériel chirurgical - sans parler des dangers créés par les contrefaçons et les imitations dangereuses qu’on trouve sur le marché noir.

La vie devient atrocement difficile pour la plupart des Iraniens - alors même qu’une partie des classes moyennes se plaint que le simple achat des produits de base est au-delà de ses moyens, on peut imaginer les difficultés rencontrées par une classe ouvrière de plus en plus réduite au chômage. L’inflation est devenue galopante, elle est actuellement estimée à plus de 32% par la Commission économique du parlement de la République islamique. Et la plupart des Iraniens croient que le pire est encore à venir - la peur de devenir « un autre Irak ou une autre Syrie » domine l’esprit des gens et explique pourquoi tant de gens étaient prêts à apporter leur soutien à Rafsanjani.

...et course à la guerre

Les États-Unis pourraient avoir pris en considération l’idée de reprendre les négociations avec l’Iran sous une présidence Rafsanjani. Mais l’administration Obama est peu susceptible de prendre au sérieux celui qui gagnera la course entre les candidats restants, même s’ils adoptent un ton plus conciliant. En fin de compte, l’ayatollah Khamenei et son Conseil des Gardiens pourraient finir par regretter les choix qu’ils ont faits.

Le 22 mai, les Etats-Unis ont fait un nouveau pas vers l’imposition d’un embargo commercial complet contre l’Iran lorsque le Sénat a réaffirmé le soutien américain à Israël - même si ce pays était "contraint d’attaquer le programme nucléaire de Téhéran en légitime défense". Le Sénat a aussi voté à l’unanimité l’adoption d’une résolution non contraignante exhortant Barack Obama à faire appliquer pleinement les sanctions économiques existantes contre l’Iran et à "fournir un soutien diplomatique, militaire et économique" à Israël "dans sa défense de son territoire, de son peuple et de son existence".

Le même jour, le comité des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, dominé par les Républicains, a approuvé à l’unanimité de nouvelles propositions de sanctions. S’il est adopté, ce plan mettrait sur une liste noire toutes les pays ou entreprises qui ne parviendraient pas à réduire leurs importations de pétrole d’Iran à pratiquement zéro dans les 180 prochains jours. En d’autres termes, le but est de tarir en six mois la principale source de revenus de l’Iran.

Bien que les candidats restants dans la course électorale à Téhéran promettent tous de « résoudre la question nucléaire », l’administration américaine a pris sa décision : à moins d’un miracle, le conflit avec l’Iran, probablement sous la forme d’attaques aériennes israéliennes, est désormais inévitable. Même si l’un des candidats centristes ou « réformistes » restants est élu, Washington ne croit pas qu’un tel individu sera assez fort pour convaincre le chef suprême du pays de la nécessité de faire des compromis. A tous points de vue, Rafsandjani aurait été le seul candidat capable de discuter avec l’ayatollah Ali Khamenei pour le convaincre de faire marche arrière sur le programme nucléaire ou sur le soutien à Bachar en Syrie.

Huit candidats, peu de solutions

Maintenant que les débats télévisés et les campagnes officielles ont commencé, tous les candidats prétendent qu’ils vont régler les problèmes économiques du pays. S’exprimant lors d’une conférence électorale à l’Université de Téhéran, Ali Akbar Velayati, qui est l’un des principaux conseillers du guide suprême, a déclaré que s’il gagnait les élections, il donnerait la priorité à la résolution des problèmes économiques.

Mohsen Rezai, ancien commandant des Gardiens de la Révolution islamique, se vante d’un nouveau système de "fédéralisme économique" qui permettrait de "lutter contre la pauvreté et le chômage" en donnant aux provinces les moyens de gérer leur propre économie. [1] Mohammad Qalibaf, qui plaît aux classes moyennes et au secteur privé, défend "une concurrence positive" et "une meilleure intégration dans l’économie mondiale" à travers une gestion économique "basée sur l’expertise". [2]

L’ayatollah Khamenei ne cesse de dire qu’il n’a pas de candidat favori - il doit lui être difficile de choisir parmi tous ces candidats de confiance. Car, outre Velayati, la liste définitive des candidats à la présidentielle comprend aussi Haddad Adel, qui est le beau-père du fils de Khamenei, et deux personnes nommées personnellement par Khamenei au Conseil suprême de Sécurité nationale, Saeed Jalili et Hassan Rohani. Enfin, Qalibaf est un ancien chef de police, où il avait été nommé par Khamenei, qui est actuellement maire de Téhéran, alors que Rezaï est celui qui a servi le plus longtemps à la tête des Gardiens de la Révolution (entre 1981 et 1997).

Tous les candidats à la présidentielle, sauf un - Jalili (qui, ironiquement, était le principal négociateur de l’Iran dans les négociations en cours avec les grandes puissances), affirment qu’ils vont résoudre la question nucléaire. Jalili, qui est présenté par certains comme le favori du chef suprême et qui a fait sa thèse de doctorat sur "la politique étrangère du prophète Mahomet", est lui-même un "martyr vivant" (après avoir perdu une jambe pendant la guerre Iran-Irak) et le slogan de ses supporters est : "Pas de compromis. Aucune soumission. Seulement Jalili". Le négociateur en chef de l’Iran est certainement un maître en matière de langage diplomatique, mais au moins les Iraniens savent maintenant pourquoi les négociations n’aboutissent à rien..

Aucun de ces candidats n’explique comment, en l’absence d’une solution politique et de la fin des sanctions, ils vont réaliser les miracles économiques promis. L’Iran ne peut pas obtenir le paiement des quantités limitées de pétrole qu’il vend et les banques du pays ont été exclues du système bancaire mondial. Swift, qui facilite la majorité des paiements mondiaux, a déconnecté les entreprises financières iraniennes de son système de messagerie. Les prix alimentaires ont augmenté de 60% par rapport à l’année dernière, tandis que des usines ferment leurs portes tous les jours. Les multinationales quittant l’Iran (Peugeot, Saipa et Citroën ont toutes fermé leurs usines ou réduit la production), les sous-traitants et fournisseurs de pièces de rechange font faillite et ne pas paient pas leurs travailleurs. Le slogan qui dominait les manifestations récentes de travailleurs résume bien la situation : « Nous avons faim ».

Bien sûr, il serait erroné de rendre les sanctions responsables de tous les problèmes économiques de l’Iran. Car, malgré toutes les promesses de s’éloigner d’une économie de monoproduction, 34 ans après la naissance du régime islamique, l’Iran reste un Etat rentier qui s’appuie uniquement sur les exportations de pétrole. Depuis de nombreuses années, la Banque Markazi, la banque centrale de l’Iran, a utilisé tous les revenus du pays issus des exportations de pétrole pour soutenir la monnaie, le rial, provoquant une hyperinflation, de sorte qu’il n’est pas surprenant que l’embargo sur le pétrole, combiné à des hausses sans précédent des prix des denrées alimentaires, ait mis l’économie iranienne à genoux.

Cependant, comme je l’ai mentionné plus haut, les problèmes économiques de l’Iran sont totalement imbriqués dans ses relations politiques internationales et c’est là que réside le problème.

Boycott des élections

Bien sûr, tout conflit a deux faces et il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les Etats-Unis veulent un changement de régime en Iran : la vengeance pour le renversement du shah et pour la prise d’otages à l’ambassade américaine, l’envie de punir un État "voyou", les avantages que peut apporter la préparation montante d’un conflit pendant une période de crise économique.

Cependant, la plupart des Iraniens, qui luttent pour nourrir leurs familles, attendent désespérément la fin du conflit actuel et attendent davantage de leurs « négociateurs ». Dans ce contexte, il est compréhensible que des sections de l’opposition iranienne, principalement au sein de la gauche « réformiste », aient été tentées par les annonces faites par Rafsanjani selon lesquelles il allait entamer des négociations sérieuses pour "sauver la nation". Il est inévitable que des sections de la population ignorent les appels au boycott de ces élections et votent pour Mohammad Aref ou Hassan Rohani (les deux autres "réformistes"). Mais les dirigeants "réformistes", y compris Rafsandjani et un autre ancien président, Mohammad Khatami, doivent encore décider s’ils vont recommander un vote pour un des candidats qui ont réussi à être sélectionnés. Ils envisagent la tenue d’un sondage auprès des membres et sympathisants du mouvement vert pour savoir s’ils doivent organiser ou non un boycott.

Il y a un certain nombre de questions à prendre en compte avant d’en arriver à une telle décision.

Tout d’abord, il n’y a aucune raison de croire que les États-Unis et leurs alliés occidentaux seraient prêts à un compromis. Les partisans d’une participation aux élections auraient l’air assez stupides demain si des raids aériens ou des tentatives de changement de régime avaient lieu sous Aref ou Rohani.

La seconde considération a trait à la gauche. Assurément, elle se compromettrait totalement en appelant à voter pour l’un des candidats ci-dessus. Cela ne veut pas dire que nous devrions tomber dans l’impasse de toujours appeler à un boycott quand il n’y a pas de candidat de la classe travailleuse, quelles que soient les circonstances. Les bolcheviks ont participé à des élections où les choix étaient limités et les processus électoraux totalement antidémocratiques. Toutefois, faire un choix parmi les proches conseillers et candidats d’un dictateur religieux jetterait certainement le discrédit sur la gauche.

La détérioration de la situation a persuadé des sections de la gauche iranienne de soutenir ouvertement un changement de régime par le haut. Au début de mai, le gouvernement canadien a organisé une « conférence de dialogue global » de deux jours à l’Université de Toronto, au cours de laquelle le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a déclaré : "Le peuple iranien mérite des élections libres et équitables, et pas une autre version du petit jeu de l’ayatollah Khamenei manipulant des marionnettes présidentielles ou l’instauration d’une dictature militaire cléricale régressive". [3] Payam Akhavan, un opposant qui a été le procureur au cours du "Tribunal Iran" [une initiative internationale de solidarité avec le peuple iranien destinée à juger symboliquement le régime islamique - NdT], a déclaré lors de cette conférence que "Le Canada doit continuer à explorer toutes les possibilités d’aide à la société civile en vue de faciliter un changement non-violent." [4] Le week-end dernier, "des républicains, des gens de gauche, des monarchistes constitutionnels et le mouvement vert" [5] ont uni leurs forces pour organiser une conférence de deux jours à Stockholm, à l’invitation du Parti Démocrate suédois. Ils ont décidé de former une organisation faîtière : Unis pour la Démocratie en Iran.

Pour notre part, à travers la campagne "Hands Off the People of Iran" (HOPI - "Pas touche au peuple d’Iran") nous avons toujours soutenu que le peuple iranien doit affronter simultanément deux ennemis : l’impérialisme et ses propres dirigeants. Tout compromis avec l’un de ces camps ne peut que ternir la gauche et représenter une trahison des intérêts de la classe travailleuse. Le respect de ce principe est aussi important aujourd’hui qu’il l’était en 2007, lorsque HOPI a été fondé.

Yassamine Mather est une socialiste révolutionnaire iranienne qui vit en exil en Grande-Bretagne. Ses activités politiques dans la gauche iranienne ont commencé dans les années 1980 à Téhéran et plus tard au Kurdistan. En exil, elle a été membre du conseil de rédaction de la revue mensuelle "Jahan" et membre du comité de coordination de l’organisation iranienne Workers Left Unity. Elle est également membre du Centre for Socialist Theory and Movements de l’Université de Glasgow et le rédacteur en chef adjoint de la revue "Critique". Depuis 2007, elle est active dans la campagne Hands Off the People of Iran (HOPI - Pas Touche au Peuple d’Iran).

Cet article est une synthèse de plusieurs articles de Yassamine Mather parus sur le site britannique www.weeklyworker.org
Traduction de l’anglais pour avanti4.be : Jean Peltier


[4www2.macleans.ca/2013/05/28/the-islamic-republic-of-gangster-capitalism-payam-akhavan-on-iran

[5The Guardian le 28 mai