Ce que sont les mouvements djihadistes en Syrie

Yassin Swehat 3 novembre 2013

Dans un précédent article j’ai tenté de brosser rapidement quelques traits caractéristiques des groupes islamistes combattants en Syrie. Dans le présent texte, je vais essayer d’être plus concis, en développant plus particulièrement ce que sont le Front Al-Nusra et Da’esh (ISIS, dans la majorité des médias occidentaux).

Avant toute chose, il est d’une importance vitale de distinguer les groupes djihadistes d’idéologie salafiste d’une part et les brigades et les groupes armés plus ou moins locaux qui font partie ou pas de l’Armée Libre et qui utilisent une nomenclature et un langage religieux sans être djihadistes militants.

Il convient dans ce sens de rappeler que cinq décennies de tyrannie baathiste ont écrasé les ressources culturelles, politiques, linguistiques et même patriotiques des Syriens : l’unique langage « publique » qui n’a pu être éradiqué en faveur de celui du pouvoir est le langage religieux, avec lequel il a tenté de cohabiter. L’unique lieu de réunion plus ou moins toléré était la mosquée. Ainsi, dans le langage courant et les expressions quotidiennes, faire des références marquées au Coran ou à des proverbes islamiques, surtout dans le monde rural et dans les périphéries pauvres des villes, est quelque chose de normal vu que l’idiome, le raisonnement la culture ont une base religieuse. Nous parlons ici d’un style de religiosité populaire du Levant, conservateur dans le domaine social, avec une grande influence de la culture local, qu’elle soit tribal ou non, et des différents courants soufis. La « politisation » de ce type de langage apparaît dans les époques de crises et de violences (la colonisation française, les guerres successives avec Israël, etc.).

Cela ne signifie pas qu’il existe de bonnes relations avec l’islamisme salafiste, vu que même les versions les plus conservatrices de la religiosité islamique populaire au Levant se heurtent dans de nombreux aspects avec le salafisme. Ce dernier n’est rien d’autre qu’un purisme militant qui prend comme unique référence l’atmosphère des premières décennies de l’Islam, y compris leur contexte historique, et qui se montre peu tolérant avec les nuances, les ajouts et les mélanges que la religiosité populaire a acquise avec le temps, surtout en dehors de la péninsule arabique.

Les différences de langage, bien que religieux dans presque tous les cas, est important à souligner afin de distinguer de quel groupe on parle. Les groupes armés locaux, qu’ils soient membres de l’Armée Libre ou non, utilisent un langage religieux pour exprimer leur lutte contre un tyran injuste et cruel, et ce langage peut avoir plus ou moins des références sectaires contre les Alaouites en fonction de l’existence ou non de frictions avec les milices sectaires alaouites dans leur zone.

On entend rarement dans ces groupes une quelconque référence à la société à venir après le renversement du régime de Bachar Al-Assad. On utilise fréquemment la symbolique nationale syrienne, que ce soit avec l’écusson de l’Armée Libre ou avec le « Drapeau de l’Indépendance », mais on observe en même temps l’utilisation d’une symbolique religieuse puisque que ces groupes ne voient pas de contradictions entre les deux. Les gens se définissent eux-mêmes comme « révolutionnaires » (thowar) mais sans rejeter pour autant le terme de « djihad », qui est compris dans ce cas dans sa définition théologique large, c’est à dire la lutte pour le « Bien » (bien, entendu, dans son acceptation religieuse). On utilise également de nombreuses références à la zone (village, municipalité, quartier, ville) et, plus concrètement, aux martyrs de cette zone.

Jusqu’ici nous parlons encore de la résistance locale et de l’Armée Libre. En réalité, cette dernière n’est rien de plus qu’un nom commun qui englobe les brigades les plus grandes et « professionnelles » de la résistance armée, sans que l’on puisse parler de commandement unique, ni même d’une coordination efficace. Le caractère local de ces groupes est surtout ce qui prédomine lorsqu’ils passent à l’action.

On peut, à grands traits, commencer à parler de « djihadistes » quand le langage utilisé n’est pas celui de la religiosité populaire mais bien celui d’une expression idéologique ; l’objectif n’est alors plus seulement la chute du régime de Bachar Al-Assad mais aussi la construction d’une société musulmane dans un Etat islamique. Le positionnement contre les Chiites ou les Alaouites n’est alors pas seulement une haine locale provoquée par les frictions entre les communautés, elle découle d’une posture idéologique intégriste sunnite contre le chiisme. Celle-ci trouve son expression contemporaine dans l’opposition à l’Iran en tant que projet impérial perse-chiite et contre les Chiites et les Alaouites considérés, par définition, comme une cinquième colonne de ce projet. Il existe entre ces groupes des divergences sur cet « Etat islamique » qu’on mentionnera plus loin.

Le Front Islamique Syrien

Il est composé par une douzaine de bataillons et de brigades islamiques, dont Ahrar Al-Sham. Ce Front, présent dans la majorité des zones de combat, est l’un des groupes les plus puissants ; il est mieux armé et financé que les autres grâce à ses liens quasiment publics avec les sphères du pouvoir politique et économique de pays du Golfe Persique. Il a un programme politique officiel aspirant à l’islamisation (salafiste sunnite) intégrale de l’identité et de la vie publique de la société et de l’Etat. Si ce Front ne parle pas d’instaurer un califat panislamique et s’il accepte l’entité nationale syrienne en tant qu’Etat, il lutte cependant pour que ce dernier soit un Etat islamique où l’Islam sunnite, avec sa Sharia, sera l’identité principale ainsi que la source unique des lois et de la législation.

On peut dire, même si c’est avec prudence, que le Front Islamique Syrien est l’expression « pragmatique » du salafisme syrien vu qu’il essaye de ne pas heurter la symbolique des révolutionnaires : il ne rejette pas le drapeau de l’indépendance - bien qu’il ne l’utilise pas - et il ne refuse pas le terme de « révolution », bien qu’il ne l’emploi pas pour définir son « djihad » à lui. Il tente également d’éviter les affrontements armés tant avec les autres groupes salafistes situé sur sa droite qu’avec l’Armée Libre. Même s’il y a eu dernièrement plusieurs incidents entre Ahrar Al-Sham et Da’esh à Raqqa et à Idleb, ce Front essaye toujours de ne pas les aggraver.

Front Al-Nusra et Da’esh

Le Front Al-Nusra et l’Etat Islamique en Irak et au Levant (« Da’esh », selon son acronyme en arabe) sont deux groupes purement « djihadistes » de Syrie et ce sont eux qui englobent l’immense majorité des combattants étrangers. Ces deux groupes sont bien armés et ils sont en outre mieux organisés et disciplinés. Ils cultivent également le mystère car, à la différence de l’Armée Libre, ils n’aiment pas les caméras et les journalistes et encore moins les questions gênantes. On ne connaît pas les identités véritables de leurs chefs et la majorité de leurs combattants sont toujours masqués, même lorsqu’ils sont au repos dans les zones libérées.

Tous deux luttent pour un califat panislamique où la Sharia, selon son interprétation salafiste sunnite, sera l’unique loi. Ils nient l’entité syrienne ainsi que toute autre forme d’Etat, de frontières ou d’identités qui ne soient pas celle de l’Etat du califat islamique. Ils sont hostiles à toute symbolique non djihadiste (surtout au drapeau de l’indépendance, qu’ils considèrent comme « hérétique ») et ils rejettent également le terme de « révolution ».

Ces deux groupes s’entendent plutôt mal entre eux vu que le second provient d’une scission violente du premier. Mais commençons par le début.

Le nom « Front Al-Nusra » est apparu en janvier 2012, soit 9 mois après le début de la révolution. Dans un communiqué, Al-Nusra revendiquait un mystérieux et sanglant attentat dans le quartier de Midan à Damas, qui est le principal berceau de la révolution dans la capitale. Dans l’opposition, la première réaction de l’opinion publique a été d’attribuer l’apparition de ce groupe obscur aux services secrets syriens. Cette accusation n’était pas totalement sans fondements, ni une simple tentative de rejeter et de nier un phénomène qui porte un grave préjudice à l’image de la révolution. Les services secrets syriens sont bien connus pour leur habileté à infiltrer et à traiter avec les groupes extrémistes religieux. Leur expérience remonte aux années de guerre civile au Liban (1975-1990), mais surtout à l’Irak occupé (après 2003, NdT). L’infiltration de ces groupes permettait ainsi au régime syrien d’exercer un chantage sur les Etats-Unis. Il tolérait sur le sol syrien l’existence de leurs réseaux d’infrastructure, de leurs activités de recrutement et de l’accueil des djihadistes venus du monde entier pour rejoindre l’Irak. Ils agissaient de manière fort peu discrète dans un pays où l’ont peut subir jusqu’à 5 années de prison pour avoir écrit un article ou un manifeste, ou pour avoir tenté de monter une association à l’université.

Le robinet de djihadistes qui passaient la frontière irako-syrienne s’ouvrait et se fermait selon les besoins du régime dans ses rapports avec les Etats-Unis. Sa fermeture définitive est survenue après 2007, avec la conclusion d’un accord entre les deux pays en matière de « lutte anti-terroriste » (autrement dit ; la réhabilitation politique du régime syrien après plusieurs années d’isolement en échange d’une coopération approfondie entre services secrets qui, par ailleurs, n’avait jamais totalement cessé). Cet accord a amélioré les relations entre les deux pays et un ambassadeur américain a été nommé à Damas après des années d’absence – concrètement, depuis l’assassinat de l’ex-premier ministre libanais Rafik Hariri (en 2005, NdT).

Par la suite, lors des premiers mois de la révolution, le régime a procédé à plusieurs « amnisties » qui ne concernaient non pas la majorité des prisonniers politiques ou des activistes manifestants mais bien des dizaines de prisonniers djihadistes. Selon plusieurs rapports, Mustafa Setmariam, espagnol d’origine syrienne qui a joué un rôle clé dans la direction d’Al-Qaeda, figurait parmi eux. Setmariam avait été capturé par la CIA au Pakistan et livré plus tard au régime syrien dans le cadre de la « collaboration en matière de sécurité » entre les deux pays.

Aux yeux de nombreux Syriens, cette libération massive de djihadistes (dont pas mal d’entre eux étaient certainement des collaborateurs des services secrets syriens) fut l’une des manœuvres les plus tordues du régime, vu qu’ils n’ont pas tardé à former des groupes intégristes qui ont porté le conflit sur le terrain voulu par lui ; celui d’une lutte entre une dictature plus ou moins « laïque » contre des « terroristes islamistes », autrement dit une image bien plus commode vis-à-vis de l’Occident.

Al-Nusra gagna peu à peu en force et commença à jouer un certain rôle grâce à sa grande efficacité militaire. Ses combattants étaient majoritairement des Syriens, bien que le poids des combattants étrangers à augmenté au fil du temps. Le combattant d’Al-Nusra ne reculait jamais devant une attaque et son comportement vis-à-vis de la population n’était pas totalement mauvais, surtout parce que la majorité des zones où le Front était à l’époque étaient déjà très conservatrices : il n’y avait donc pas trop de chocs de styles et de coutumes entre la population et ses combattants. Le fait de fumer – qui est considéré comme un acte répugnant pour un salafiste djihadiste – était l’un des rares motifs de dispute pouvant surgir entre un combattant d’Al-Nusra et un autre d’un bataillon local.

Ces réalités ont fait que le rejet initial a été en diminuant et qu’une certaine coexistence s’est installée malgré les soupçons – plus que fondés – selon lesquels Al-Nusra était une branche d’Al-Qaeda. Ce groupe, enfermé dans un mutisme hermétique quant à ses intentions, ne montrait que deux réalités : celle d’un groupe intégriste ayant beaucoup plus d’expérience et d’habileté au combat et dans la préparation d’attentats que tous les autres groupes combattants. Selon le style typique d’Al-Qaeda en Irak, les communiqués de ses actions étaient publiés dans un forum sur Internet avec force images et détails techniques et toujours accompagnés de chants djihadistes et de drapeaux noirs.

La tentative d’une bonne partie de l’opposition politique d’ignorer la réalité de l’appartenance du Front Al-Nusra à Al-Qaeda (même s’il ne l’a pas annoncé officiellement, comme ce genre de groupes le fait habituellement) apparaissait de plus en plus ridicule tandis que l’action d’Al-Nusra se renforçait sur le terrain et qu’il ne montrait pas d’hostilité envers les groupes de l’Armée Libre. La décision de leur déclarer la guerre n’était donc pas une option viable selon les opinions « pragmatiques » de certains à cette époque là.

Un exemple clair de cette mentalité fut offert lorsqu’en décembre 2012 l’administration américaine a décidé d’inclure le Front Al-Nusra dans la liste des organisations terroristes sur base de ses liens évidents avec la branche irakienne d’Al-Qaeda. Tant la Coalition Nationale que le Conseil National ont exprimé alors leur rejet de cette décision. L’opposition syrienne était alors très déçue de l’attitude d’Obama vis à vis du conflit syrien et considérait que son initiative allait favoriser la rhétorique du régime de Bachar Al-Assad par rapport au soulèvement populaire et qu’elle constituerait un obstacle supplémentaire pour l’obtention d’armes pour l’Armée Libre. C’est avec ce rejet que l’opposition politique a fait pour la première fois référence à Al-Nusra vu qu’elle préférait jusqu’alors éviter d’en parler dans ses déclarations et ses communiqués.

La question d’Al-Nusra a ensuite été pendant des mois au cœur des discussions au sein de l’opposition. Certains considéraient que ce groupe faisait partie du mouvement contre Bachar Al-Assad au même titre que l’Armée Libre. D’autres étaient inquiets et se méfiaient mais affirmaient en même temps qu’il n’était pas possible d’ouvrir un autre front contre eux avec une Armée Libre aussi désorganisée et surtout en l’absence d’un prétexte direct sur le terrain. D’autres encore réclamaient une attitude impitoyable contre eux. Mais la discussion est devenue encore plus compliquée quelques mois plus tard.

Le 9 avril 2013 est sorti un enregistrement audio sur les forums djihadistes attribué à Al-Baghdadi, le chef de l’Etat Islamique en Irak (ex « Al-Qaeda en Mésopotamie »). Dans cet enregistrement, Al-Baghdadi annonçait que le Front Al-Nusra était né au sein de l’Etat Islamique d’Irak et qu’Al-Goulani, le chef d’Al-Nusra, était « l’un de nos soldats » envoyé en Syrie pour constituer l’organisation. En conclusion de ce message, Al-Baghdadi annonçait la dissolution simultanée de l’Etat Islamique en Irak et du Front Al-Nusra et leur fusion en une organisation unique placée sous son commandement : l’Etat Islamique en Irak et au Levant [1], ou « Da’esh ».

Le lendemain, un autre enregistrement était diffusé, attribué à Al-Goulani et dans lequel, dans des termes très courtois et polis envers Al-Baghdadi, il expliquait que la fusion n’avait pas été ni discutée ni acceptée et que le Front Al-Nusra n’avait pas annoncé sa filiation jusqu’alors parce qu’il considérait que le moment n’était pas encore venu. A la fin de son message, Al-Goulani annonçait, pour marquer son refus de l’acte d’obédience exigé par Al-Baghdadi, que le Front Al-Nusra renouvelait son allégeance (jusqu’alors non déclaré) à Al-Dawahiri, le numéro un d’Al-Qaeda après la mort d’Osama Ben Laden.

Après cet échange de messages, Al-Nusra a perdu la majeure partie de sa force et de présence sur le terrain en faveur de Da’esh, qui englobe désormais pratiquement la totalité des djihadistes étrangers ainsi que le soutien logistique d’Irak. A l’inverse d’Al-Nusra, Da’esh a rapidement montré sa terrible soif de domination en entrant d’abord en conflit avec l’Armée Libre - plusieurs combattants et dirigeants ont été assassinés - et ensuite avec d’autres groupes salafistes. Quelques semaines après l’échange de déclarations, Al-Dawahiri a diffusé un enregistrement audio dans lequel il ordonnait la dissolution de Da’esh et le rétablissement de la différenciation entre les succursales syrienne et irakienne d’Al-Qaeda, mais cet ordre n’a pas été exécuté. Dans ce sens, Da’esh n’est pas, officiellement, une branche d’Al-Qaeda mais une scission de cette dernière.

Mis à part ses relations tendues avec presque tous les groupes armés et sa soif de domination exprimée depuis le début, Da’esh rend encore plus difficile la vie des civils des zones libérées. En ce qui concerne le pillage, Da’esh se comporte comme une vulgaire bande de criminels qui vont jusqu’à voler les pupitres des écoles. Ce groupe se comporte également très mal à l’égard des civils, qui subissent des kidnappings et même de nombreuses exécutions publiques.

A la différence de l’Armée Libre, qui traite généralement de manière positive les journalistes étrangers et les organisations internationales, ou encore d’Al-Nusra, qui ne traite avec personne et se méfie de tout le monde, mais sans pour autant s’opposer à leur travail, Da’esh est très hostile à l’égard des étrangers. La séquestration de journalistes et d’activistes est ainsi une pratique courante chez elle et elle augmente de manière inquiétante. De fait, le dernier grand combat entre l’Armée Libre et Da’esh à Azaz, au nord d’Alep, a été provoqué parce que le second avait tenté de kidnapper un médecin allemand volontaire qui offrait ses services dans un hôpital clandestin dans la zone tenue par l’Armée Libre.

Réactions tardives

Du côté de l’opposition politique, c’est avec une grande lenteur que ses critiques se sont durcies à l’égard de Da’esh. Les derniers communiqués et notes de presse de la Coalition Nationale parlent désormais clairement de ce groupe comme d’un « ennemi de la révolution du peuple syrien » alors qu’elle se limitait auparavant à évoquer « des groupes qui suivent un agenda étranger à la volonté des Syriens ». On dénonce aujourd’hui le fait que Da’esh ne combat pas le régime mais qu’il tente au contraire de s’accaparer le terrain libéré. Mises à part ces déclarations, les combats entre Da’esh et le reste des factions ne fait que commencer. Il reste à voir comment les puissances régionales et internationales vont interpréter cette réalité, avec le risque que prédomine la lecture paresseuse selon laquelle « les rebelles syriens se tuent entre eux ».

Pour leur part, bon nombre de civils des zones libérées pensent que Da’esh est infiltré par le régime et qu’il agit, consciemment ou non, sous le contrôle des services secrets syriens. Outre l’argument selon lequel ce groupe ne lutte plus contre le régime mais qu’il se consacre exclusivement à s’approprier le plus de territoires, certains soulignent le fait étrange que le régime ne bombarde jamais ses bases, qui sont pourtant bien connues, tandis qu’il s’acharne contre les civils.

Que cela soit le cas ou non, il ne fait pas de doute que Da’esh - et les autres groupes similaires - sont le meilleur « cadeau reçu » par le régime en 30 mois de révolution au vu de son impact négatif politique et médiatique incalculable pour l’opposition, en plus des souffrances supplémentaires qu’il inflige à la population civile.

Source :
http://www.syriangavroche.com/2013/09/movimientos-yihadistas-en-siria.html
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera


[1Ou « Al-Sham » en arabe classique (et donc employé dans le vocabulaire religieux) et qui désigne la région comprenant la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine.