50.000 manifestants à Moscou contre l’attaque de Poutine en Crimée. La gauche ukrainienne et russe s’élève contre la guerre

Organisations de la gauche russe et ukrainienne 19 mars 2014

50.000 personnes ont pris part samedi à un rassemblement à Moscou pour s’opposer à l’intervention de la Russie en Ukraine, quelques heures avant que la Crimée vote sur l’opportunité de faire sécession et de rejoindre la Russie.

Brandissant des drapeaux russes et ukrainiens, les manifestants criaient : "L’occupation de la Crimée est la honte de la Russie." Cette action est une des plus grandes manifestations anti-gouvernementales qui ont lieu à Moscou depuis deux ans. Partis de la place Pouchkine, les dizaines de milliers de manifestants ont défilé tout au long d’une large avenue jusqu’au point de rassemblement final. (1)

Beaucoup de manifestants ont dit qu’ils avaient honte de l’intervention de la Russie en Ukraine, un homme affirmant à la BBC qu’il avait atteint le point où il sentait qu’il ne pouvait plus vivre dans son propre pays. Les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire « Poutine, dégage d’Ukraine » et ils dénonçaient l’intervention de l’armée russe en Crimée comme « une guerre fratricide » en faisant référence aux liens culturels étroits entre ces deux pays slaves.

La participation importante à cette manifestation reflète les résultats d’un sondage, effectué à la demande du gouvernement et publié fin février, qui montrait que 73% des Russes étaient opposés à une interférence à Kiev. Le gouvernement avait – de manière très inhabituelle - accordé l’autorisation pour cette manifestation. La police russe, qui a pour habitude de sous-évaluer la participation aux actions de protestation, a affirmé que seules 3.000 personnes ont participé à al manifestation. (2)

Selon le militant socialiste révolutionnaire russe Ilya Boudraïtskis : « C’était la plus grande mobilisation depuis longtemps, - un an, au moins. La manif a été organisée par l’opposition libérale, notamment le Parti du Progrès d’Alexeï Navalny. Beaucoup de jeunes et d’adultes avec des drapeaux ukrainiens et russes et des affiches en faveur de la paix ont défilé sur les boulevards de Moscou pendant 3 heures. A la fin du rassemblement, divers orateurs ont pris la parole, dont un militant du mouvement de Maïdan, venu spécialement d’Ukraine à Moscou pour l’occasion, Nadya Tolokonnikova des Pussy Riot et quelques musiciens et journalistes de premier plan.

Dans la manifestation, il y avait un secteur visible de l’extrême-gauche – le Mouvement socialiste de Russie, le groupe du CIO, les anarchistes, un contingent LGBT et quelques autres.

Au même moment, avaient lieu deux manifestations "pour une Crimée russe", organisées par des groupes orthodoxes fondamentalistes et l’extrême-droite, avec un nombre total de participants d’environ 5.000 personnes.

Il y a eu aussi des actions anti-guerre à Saint-Pétersbourg, à Ekaterinbourg (avec le maire de la ville, qui soutenait l’action et y a pris la parole), à Nizny Novgorod et dans d’autres villes.

Tout cela montre la nette opposition de certaines parties politiquement actives de la société russe à la politique de Poutine en Ukraine. » (3)

Notes :

(1) http://www.bbc.com/news/world-europe-26593249
(2) http://time.com/26088/russian-moscow-protest-ukraine-intervention-50000/
(3) http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article3321

Article publié sur le site britannique www.workersliberty.org le 17 mars.
Traduction française pour Avanti4.be : Jean Peltier

La gauche russe et ukrainienne contre la guerre

Tant en Russie qu’en Ukraine, les Partis Communistes locaux sont les descendants directs du Parti Communiste de l’URSS, le parti unique qui a dirigé l’URSS stalinienne et post-stalinienne jusqu’à la disparition de celle-ci en 1991. Relégués dans l’opposition, ces deux partis cultivent la nostalgie de l’ère soviétique et des régimes bureaucratiques et ils n’ont joué aucun rôle dans les mouvements populaires de contestation contre les nouveaux régimes.

Le Parti Communiste de la Fédération de Russie se vautre depuis des années dans le nationalisme russe et s’aligne le plus souvent sur la politique extérieure de Poutine. Quant au Parti Communiste d’Ukraine, il n’est plus implanté que dans la partie russophone de l’Ukraine (l’est et le sud) et s’oppose au mouvement pro-européen, ici aussi sur une base nationaliste pro-russe et non sur une politique internationaliste et de défense des intérêts des travailleurs.

Dans les deux pays, une nouvelle gauche radicale essaie d’exister et de percer au sein des mouvements de contestation, en confrontation tant aux gouvernements en place qu’aux forces de droite (libérale ou ultra-nationaliste) au sein de l’opposition. Plusieurs de ces groupes ont pris courageusement position contre les risques de guerre et appelé à la solidarité des peuples et des travailleurs. Nous publions ci-dessous quelques déclarations récentes de ces groupes.

Centre Praxis (Russie)

Le Centre Praxis à Moscou se présente comme "un collectif indépendant, bénévole, fondé en 1998 par des chercheurs et des militants de mouvements sociaux regroupés autour de la Bibliothèque publique Victor Serge à Moscou." Le 2 mars, ils ont envoyé ce communiqué :

"Aujourd’hui à Moscou deux rassemblements contre la guerre ont été organisés mais ont été dispersés par la police. Sur les 1500 participants, plus de 400 ont été arrêtés. Certains sont toujours dans les commissariats de police. Nous vous appelons à manifester devant les ambassades russes à l’étranger et à faire circuler et signer des pétitions appelant à mettre un terme à l’intervention militaire russe en Ukraine. C’est vraiment très urgent dans la situation actuelle".

Solidarité Université (Russie)

Le Conseil central de « Solidarité Université », syndicat des travailleurs de l’Université russe, a publié la déclaration suivante le 2 mars.

Sur l’inadmissibilité de l’intervention militaire russe en Ukraine
Sur la prévention d’un conflit sanglant entre les deux peuples frères.

Le Conseil central du syndicat « Solidarité Université » exprime sa préoccupation devant la situation provoquée par la décision du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale de la Russie le 1er mars 2014, accordant au Président de la Russie le droit d’utiliser la force armée russe sur le territoire de l’Ukraine.

Nous pensons que cette décision ne facilite pas la défense de la population russophone de l’Ukraine et qu’elle augure de graves conséquences. Un soutien aux citoyens russophones de l’Ukraine peut être assuré par d’autres moyens, par le biais d’une diplomatie étatique et populaire, de la coopération économique, des droits de l’homme.

Nous croyons nécessaire d’utiliser tous les moyens politiques et diplomatiques possibles pour éviter un conflit sanglant entre les deux peuples frères. Nous sommes convaincus qu’il n’y a aucun problème dans les relations russo-ukrainiens qui justifieraient des mesures tendant à provoquer l’hostilité entre les deux peuples. Une fois que le sang commencera à couler, cela portera un coup irréparable aux relations entre Russes et Ukrainiens.

Le Conseil central exprime également sa préoccupation face à la pression administrative exercée sur les travailleurs du secteur public, y compris les travailleurs de l’enseignement, pour les faire participer à des actions politiques en faveur de l’intervention des troupes russes en Ukraine.
Nous devrions faire tout ce qui est en notre possible pour prévenir une évolution des événements catastrophique pour l’avenir de nos peuples.

Mouvement Socialiste (Russie)

Le Mouvement Socialiste de Russie (RSD) est une organisation socialiste révolutionnaire créée en mars 2011 par l’unification du Mouvement socialiste Vpered (section russe de la IVe Internationale) avec Résistance socialiste (organisation exclue du Comité pour une Internationale ouvrière (CIO) qui est représenté en Belgique par le PSL).

Le Comité central du Mouvement Socialiste de Russie (RSD) a publié la déclaration suivante le 1er mars.

La guerre a commencé. Dans le but de protéger et d’accroître les intérêts des oligarques en Russie et de la coterie de Ianoukovytch, les dirigeants de la Russie ont entrepris une invasion de l’Ukraine. Cette agression pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les peuples ukrainien et russe, et surtout pour la population de la République autonome de Crimée et des régions industrielles du sud-est de l’Ukraine.

Pour l’Ukraine, cela signifie aussi une escalade des conflits ethniques ; pour la Russie, c’est une consolidation du pouvoir dictatorial, la répression et l’hystérie chauvine avec laquelle l’élite dirigeante sera en mesure de neutraliser la colère des masses dans un contexte d’approfondissement de la crise économique. Nous partageons aussi l’inquiétude des habitants du sud-est ukrainien sur les tendances nationalistes des nouvelles autorités à Kiev.

Cependant, notre ferme conviction est que la liberté sera obtenue non pas par les chars de Poutine, mais par l’auto-organisation et la propre lutte du peuple pour ses droits civils, politiques et socio-économiques.

Il va sans dire que les peuples de l’Ukraine ont le droit à l’autodétermination, à l’autonomie et à l’indépendance. Mais ce que nous voyons aujourd’hui n’a rien à voir avec la volonté démocratique des masses. Il s’agit d’un acte brutal et cynique de l’impérialisme russe visant à annexer un territoire étranger et à transformer l’Ukraine en un protectorat de la Russie.

Aujourd’hui, la lutte pour la liberté en Russie est une lutte contre l’aventurisme de la politique étrangère du régime actuel qui n’utilise les conflits que pour prévenir sa propre fin. Le Mouvement socialiste de Russie appelle toutes les forces sincères de gauche et démocratiques à organiser des manifestations anti-guerre. Nos exigences :

  • Non à la guerre russo-ukrainienne ! Non aux provocations et aux effusions de sang en Ukraine !
  • Non à la mise en opposition des peuples de Russie et d’Ukraine !
  • Aucune intervention des armées de Russie ou d’autres pays dans les affaires de Crimée !
  • Liberté de choix pour les actes pacifiques d’autodétermination pour les habitants de la péninsule de Crimée !
  • Oui à la lutte des travailleurs ukrainiens contre les oligarques et les fonctionnaires corrompus. Non aux conflits ethniques !

Opposition de gauche (Ukraine)

L’Union socialiste « Opposition de gauche » a été créé en novembre 2011 par les militant-e-s des groupes de la nouvelle gauche : Initiative de gauche, Organisation des marxistes, Alternative socialiste et Groupe marxiste « la Tomate ». La présentation du site web de l’Opposition de gauche mentionne qu’elle « entretient des liens avec les mouvements de travailleurs et d’étudiants dans le monde au travers de ses contacts avec la IVe Internationale ».

L’Union socialiste « Opposition de gauche » a publié le 3 mars une déclaration qui présente son opinion sur l’agression russe en Crimée et sur le rôle destructeur des nationalistes ukrainiens.

La solidarité sauvera l’Ukraine d’une intervention

L’intervention de l’armée russe a été rendue possible du fait de la division de la société ukrainienne. Son unité n’est pas possible avec les oligarques et les chauvinistes au pouvoir. Seule la solidarité peut sauver l’Ukraine.

1. Nous sommes pour l’autodétermination de la Crimée mais seulement après le retrait des forces armés russes qui sont en train de réaliser une intervention flagrante. Nous sommes pour l’autodétermination du peuple et non pour celle des élites corrompues qui « s’autodéterminent » pour se protéger de la population de Crimée avec les canons des armes automatiques russes. Le résultat du séparatisme en Crimée serait la renaissance de l’empire russe, la menace d’une guerre mondiale.

2. L’hystérie nationaliste, que les leaders de Maïdan ont fait le choix d’ignorer, sert à justifier l’agression. Les plaisanteries xénophobes agressives étaient considérées comme normales et, même aujourd’hui dans les piquets contre la guerre, on entend encore des slogans provocateurs comme « Gloire à la nation ! Mort aux ennemis ! ». Les manipulations du Kremlin ont permis d’intimider la population de l’Ukraine méridionale et orientale. Pourtant l’agression commencée par le Fédération de Russie a ouvertement un caractère d’annexion et est dirigée contre la République révolutionnaire (une véritable révolution, qui s’en prenait aux oligarques, avait commencé et il était clair qu’elle allait mettre à son ordre du jour la question de la transparence de leur richesse).

Même une guerre de libération, si elle est dirigée par les oligarques ukrainiens, conduira à une fascisation de la société : une unification autour d’intérêts nationaux mythiques nous attend, un pouvoir dictatorial sans limites pour conduire une politique sociale qui continuera la concentration des richesses dans les mains de l’élite. Notre gouvernement ne pourra prétendre à la légitimité seulement après avoir subi une lustration (1) sociale. Au lieu de cela, le pouvoir de notre pays cherche à se légitimer au nom de la menace d’une intervention étrangère : on veut nous faire aimer ce régime et non notre pays. En Ukraine, les postes de responsabilité politique passent sous le contrôle direct des oligarques – Kolomoïskiy (2) et Tarouta (3) sont devenus gouverneurs. Les oligarques ont pillé notre pays et maintenant ils exigent que les gens affamés protègent cet État corrompu !

3. Maïdan n’était pas homogène : les nationalistes radicaux ont réellement pollué la mobilisation avec leur xénophobie, mais heureusement, ce ne sont pas eux qui ont défini les revendications de Maïdan. Les populations de l’Ukraine orientale et méridionale ainsi que les représentants des minorités ethniques devraient prendre conscience qu’à Maïdan il y avait beaucoup de représentants de positions internationaliste, de gauche et démocratique. Soutenir le mythe du « Maïdan fasciste » c’est se résigner à l’emploi de la force par les néo-nazis contre les très nombreux citoyens qui sont en désaccord avec eux. Nous regrettons que les idéaux antifascistes soient utilisés pour justifier la guerre. L’antifascisme c’est la solidarité et non l’intervention militaire !

4. Les citoyens de l’Ukraine centrale et occidentale doivent exiger du gouvernement de ne pas permettre la discrimination linguistique, la destruction de monuments et des actes d’hostilité inutiles. L’ukraïnisation menée par les oligarques ne peut se faire qu’au nom du chauvinisme. La politique linguistique doit être revue et le droit d’employer la langue maternelle doit être élargi dans les régions où cela est nécessaire. La renaissance nationale et culturelle de la nation ukrainienne et des autres nations de notre pays n’est pas possible sans que les problèmes sociaux soient résolus.

5. Nous sommes pour la préservation de l’Ukraine unifié en tant que phénomène culturel unique. La coexistence de différents groupes ethniques ne peut qu’enrichir la culture humaine. Diviser en deux ce pays, c’est garantir la domination des chauvinismes. Tous ces conflits en Ukraine sont la conséquence de la dictature des oligarques. La consolidation de l’Ukraine ne peut être réalisée qu’en surmontant le pouvoir de l’oligarchie – les travailleurs de l’est comme du sud aspirent aux mêmes changements sociaux et ils devraient comprendre qu’en provoquant les affrontements on ne peut que repousser à l’infini toute perspective d’amélioration.

6. Le pouvoir de la Fédération de Russie représente l’expression la plus conservatrice des intérêts du capital. C’est pourquoi les citoyens qui sont favorables à un référendum de « réunification » avec la Russie doivent se préparer à la terreur policière et à la politique antisociale. Nous ne permettrons pas une victoire de l’impérialisme russe, qui constituerait un grave précédent. Contrairement à ce qu’affirment les nationalistes bourgeois ukrainiens, il n’y a aucune survivance du socialisme dans la Russie actuelle. La population ukrainienne haïra encore plus les Russes si les illusions impérialistes et revanchardes se développaient parmi les masses. Les promesses d’une vie meilleure dans le style hitlérien finissent toujours par une catastrophe pour la nation qui agresse. Il faut avoir à l’esprit qu’une telle guerre serait aussi une opportunité pour que le capital occidental puisse installer ses armées et saisir une partie du territoire ukrainien.

7. Il faut surtout lancer un appel à la population russophone et aux Russes d’Ukraine, qui ne soutiennent pas la guerre. Ce sont eux qui peuvent saboter la mobilisation et le transfert des troupes d’occupation ainsi que faire pression sur les autorités et le capital russes. C’est eux que l’impérialisme russe tente d’utiliser pour renforcer sa domination par le référendum. Nous devons créer des brigades internationales pour préserver la règle du droit, agir contre le chauvinisme mutuel, protéger les installations stratégiques, faire la propagande parmi les troupes mais aussi empêcher le désarmement des soldats ukrainiens. Il faut former des groupes d’autodéfense ouvrière dans les entreprises pour les protéger des envahisseurs étrangers et de le cupidité de leurs « propriétaires ». Il faut créer des unités avec ceux en qui vous avez confiance ou que vous éliriez ! L’armée ukrainienne doit être sous le contrôle des citoyens. Pourquoi mourir sous le commandement des nationalistes comme Paroubyï ou Yarosh ? Ils ont déjà sur la conscience les mauvaises décisions tactiques de l’EuroMaïdan et les provocations à la haine ethnique. Pourquoi mourir pour les intérêts des Akhmetov [4] et Kolomoïskiy ? Les prolétaires de tous les pays devraient apprendre des oligarques ukrainiens la notion de solidarité, car ces derniers ont sur surmonter tous leurs conflits pour s’unir autour de leurs intérêts de classe.

  • À bas les bandits-hommes d’État, qui sont devenus séparatistes !
  • À bas les impérialistes russes !
  • À bas les chauvinistes ukrainiens !
  • Vive l’indépendance de l’Ukraine des travailleurs !

Cette déclaration a été d’abord publiée par le site web GASLO (site web central de l’Opposition de gauche) : http://gaslo.info/?p=4990

Notes :

(1) Le terme « lustration » est employé dans les pays post-staliniens pour signifier la vérification publique du passé des bureaucrates (de leur rôle dans la répression stalinienne, leur collaboration avec le police politique etc.). Ici il est question de la vérification de l’enrichissement des oligarques et de leur personnel politique.
(2) Ihor Valeriovitch Kolomoïskiy, second ou troisième le plus riche oligarque ukrainien (sa fortune est estimée à 3,8 milliards de dollars par Forbes et à 6,2 milliards par Korespondent). Il a commencé l’accumulation du capital en 1991. Il a soutenu le parti de Ioulia Tymochenko, puis, en 2012, le parti de Vitali Klitschko.
(3) Serhy Oleksiyovytch Tarouta a travaillé d’abord dans le trust soviétique « Azovstal », où il est devenu responsable du commerce extérieur En 1995 il a fondé sa propre société de commerce extérieur « Azovimpex » qui, en 1996, a participé à la fondation de l’Union industrielle du Donbass. Selon Forbes, sa fortune s’éleverait à 2 milliards de dollars. Le 2 mars 2014 le président intérimaire Oleksandr Tourchynov l’a nommé gouverneur de la région de Donietsk.
(4) Rinat Leonidovytch Akhmetov, le plus riche oligarque ukrainienne, dont la fortune est estimée à 16 milliards de dollars, a été soupçonné d’avoir commencé l’accumulation du capital par les voies criminelles, mais ces accusations n’ont pas été démontrées. Il a été élu député sous l’étiquette du Parti des régions de Ianoukovytch.

Les déclarations du Centre Praxis et de Solidarité Université ont été publiées sur le site britannique www.workersliberty.org le 17 mars. Traduction française pour Avanti : Jean Peltier

Les déclarations du Mouvement socialiste de Russie et de l’Opposition de Gauche ont été traduites et publiées sur le site d’Europe Solidaire Sans Frontières (ESSF)